Fayard/Pauvert

  • Histoire de ta bêtise

    François Bégaudeau

    • Fayard/pauvert
    Parution : 23 Janvier 2019 - Entrée pnb : 2 Décembre 2018

    Tu es un bourgeois.
    Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.
    Petit test  :
     
    Tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage.
    Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible.
    Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel.
    Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent.
    L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
    Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme.
    Tu utilises parfois (souvent  ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi.
    Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.
     
    Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi.
    Prends le risque de l'ouvrir.
     
     
    Romancier, essayiste et dramaturge, François Bégaudeau est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Deux singes ou ma vie politique (Verticales, 2013) et En guerre (Verticales, 2018).

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Gazelle théorie

    Ines Orchani

    • Fayard/pauvert
    Parution : 1 Septembre 2021 - Entrée pnb : 4 Juillet 2021

    Ils m'appellent « gazelle », et je me sens blessée. Je ne suis pas un animal. Je ne suis pas une chose. Je ne suis pas une image. Je ne suis pas une proie. 
    De l'insulte « nègre » Césaire a fait la Négritude.
    Du gazellage je m'apprête à faire Gazelle Théorie.
    Ceci est un manifeste. Ceci est un témoignage. Ceci est un coup de colère, et une mise en lumière.I.O. 
    Dans un livre inclassable qui emprunte aussi bien à l'essai qu'au récit, à la politique qu'à la poésie, Ines Orchani explore à la première personne un féminin méconnu, décrivant librement l'expérience des codes - et de leur transgression -, des stratégies, des croyances et des sexualités. Les femmes qu'on y croise, gazelles et rebelles, incarnent un féminisme non occidental, un féminisme du secret et du courage, où les intentions l'emportent sur la forme. Dans l'élan créé par Virginie Despentes avec King Kong Théorie, Ines Orchani donne à entendre les voix d'un féminisme-monde.
     
    Romancière, poétesse, traductrice, Ines Orchani vit entre ses deux pays, la France et la Tunisie, et écrit en deux langues, à la rencontre des pôles.

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne ; des écrivains à l'épreuve

    Kaoutar Harchi

    • Fayard/pauvert
    Parution : 7 Septembre 2016 - Entrée pnb : 2 Septembre 2016

    Suffit-il d'écrire dans la langue de Molière pour être  reconnu comme un « écrivain français » ? Ou la littérature entretient-elle, en France, un rapport trop étroit avec la nation pour que ce soit si simple ? Amoureuse de sa langue, la France en est aussi jalouse. Pour tous ceux qui l'ont en partage ailleurs dans le monde, elle devient alors un objet de lutte, de quête et de conquête.
    Retraçant les carrières de cinq écrivains algériens de langue française (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal), Kaoutar Harchi révèle qu'en plus de ne s'obtenir qu'au prix d'authentiques épreuves, la reconnaissance littéraire accordée aux écrivains étrangers n'est que rarement pleine et entière. Car si la qualité du style importe, d'autres critères, d'ordre extra-littéraire, jouent un rôle important.
    Souvent pensée en termes de talent, de don, de génie, la littérature n'est-elle pas, aussi, une question politique ?

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Récits de la soif ; de la dépendance à la renaissance

    Leslie Jamison

    • Fayard/pauvert
    Parution : 10 Février 2021 - Entrée pnb : 16 Janvier 2021

    Quel point commun entre Billie Holiday et Stephen King ? Entre Amy Winehouse, Marguerite Duras et l'auteure de ce livre ? L'art - l'art et l'addiction.
    Après ses Examens d'empathie, Leslie Jamison se penche sur les liens entre écriture et toxicomanie, en commençant par sa propre expérience. De sa première gorgée de champagne au délitement de sa vie de jeune adulte, Leslie Jamison livre un témoignage sincère sur l'emprise de l'alcool et son chemin vers la sobriété. Elle met en regard sa propre trajectoire éthylique avec celles de femmes et d'hommes de lettres tels que Raymond Carver, William Burroughs, Jean Rhys et David Foster Wallace, déboulonnant page à page le mythe de l'ivresse inspirée. Ce choeur de voix dessine les contours d'un récit commun qui en dit autant sur les toxicomanes que sur la société qui, selon la couleur de leur peau, leur origine sociale ou leur genre, réécrit leurs histoires.
    À la croisée de l'enquête socio-littéraire et des mémoires, le nouveau livre de l'héritière de Susan Sontag et de Joan Didion est un témoignage fascinant ainsi qu'une somme d'une prodigieuse érudition sur l'addiction, et, plus encore, une cure collective salutaire.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson
     
     
    « Un témoignage d'une justesse pénétrante et d'une grande tendresse. »The Washington Post 
     
    « L'exemple rare d'un témoignage sur l'addiction qui devient encore meilleur une fois que la sobriété reprend ses droits. »The New York Times

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les désirs comme désordre

    Collectif

    • Fayard/pauvert
    Parution : 16 Septembre 2020 - Entrée pnb : 13 Juin 2020

    Quatorze écrivains parlent du désir. Après le moment «  Me too », dans une société post-Weinstein, post-Polanski, post-Matzneff, comment penser cet élan, tumultueux et vital, ce qu'il engendre ou bien entraîne ? Dans notre monde fracturé où tout est à la fois plus chaotique et plus conditionné, comment comprendre ses désordres ? Et qui mieux que des romanciers pour en saisir les enjeux politiques ou intimes, en explorer les ambivalences, les tensions, la beauté ?

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Féminin, révolution sans fin

    Gérard Pommier

    • Fayard/pauvert
    Parution : 27 Janvier 2016 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    La femme n'est jamais tant célébrée par les poètes, de Pétrarque à Nerval, que lorsqu'elle est inaccessible, idéalisée, absente, ou même morte. En revanche, quand des femmes bien vivantes descendent dans la rue et prennent une part active à la Révolution française, les historiens n'en parlent guère. Les seins nus parmi les plus célèbres de l'histoire de la peinture ne sont pas ceux d'une femme mais ceux d'une allégorie, La Liberté guidant le peuple. Objet de désir, et de ce fait facteur de désordre, le féminin est refoulé. Souvent, aussi, par les femmes elles-mêmes. Impossible àéradiquer, il est savamment éloigné et rêvé, paré, voilé, ou fantasmé. Toutes les sociétés humaines, patriarcales à de rares exceptions près, mythifient la féminité pour mieux la tenir à distance. Maintenir l'ordre est une fonction d'homme.Pourtant, engendré par le désir, le désordre lui-même, et tout ce qu'il draine avec lui de remises en question, est aussi un facteur d'évolution. A ce titre, le féminin n'est-il pas le ferment du progrès ? L'histoire, cette fois, ne s'y est pas trompée : partout où l'oppression subie par les femmes s'atténue, les hommes eux-mêmes sont plus libres. Comme si le tableau de Delacroix était moins classiquement allégorique qu'authentiquement visionnaire : qui songerait à représenter la liberté sous des traits masculins ?
    Gérard Pommier offre ici un essai singulier, une exploration littéraire et politique de la féminité, dans ce qu'elle a de moins domesticable et de plus séditieux.
    Psychiatre et psychanalyste, professeur des universités, Gérard Pommier estl'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Que veut dire « faire l'amour » ?(Flammarion, 2010).

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le proces de gilles de rais

    Georges Bataille

    • Fayard/pauvert
    Parution : 20 Novembre 2013 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Georges Bataille n'a pas songéà blanchir Gilles de Rais. Il l'aimait noir, abominable, fastueux et sot. Monstrueux? Oui, mais en cela, justement, proche.
    Pierre Descargues, La Tribune de Lausanne
    Le monstre véritable, c'est donc ce temps même: un monde, une société, une classe. Cet élargissement du procès et de l'acte d'accusation, les analyses socio-psychologiques qu'il comporte, forment la partie la plus neuve de l'étude, et celle qui provoquera le plus de remous.
    Yves Florenne, Le Monde
    (...) L'intérêt, la fascination, le trouble que cette grande figure noire, la plus noire peut-être de l'Occident, suscite aujourd'hui même...
    Alain Jouffroy, L'Express
    Mystifié plus que mystique et chrétien comme un soudard qui veut partir pour Jérusalem après avoir massacré gaiement, tel apparaît Gilles de Rais d'après les documents du temps.
    José Cabanis, Le Figaro

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Examens d'empathie

    Leslie Jamison

    • Fayard/pauvert
    Parution : 31 Août 2016 - Entrée pnb : 31 Août 2016

    Comment éprouve-t-on la souffrance de l'autre ? Qu'est-ce que ressentir la douleur d'autrui, sachant que cette douleur peut être acceptée, déformée ou contrefaite ? En se confrontant à la douleur - la sienne et celle des autres, simulée ou réelle -, Leslie Jamison découvre la nécessité pressante, personnelle et culturelle de ressentir. À partir d'expériences vécues, elle explore la question en étendant son champ de curiosité bien au-delà de son cas particulier : de sa pratique d'actrice médicale - payée pour feindre des symptômes que les étudiants en médecine doivent diagnostiquer -à son agression au Nicaragua, d'une réunion de personnes pensant être atteintes d'une même maladie imaginaire au Los Angeles des gangs, de la téléréalitéà l'expérience de la prison.
    Dans ce recueil de textes virtuoses et audacieux qui tiennent à la fois de l'essai, des Mémoires, de la critique littéraire et du journalisme d'investigation, Leslie Jamison interroge avec grâce et humilité une dimension essentielle de notre rapport à l'autre.
     
     
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson
     
     
    « Éblouissant, exigeant et magistral. »
    The New York Times
    « Leslie Jamison pourrait être la petite-fille de Joan Didion et Susan Sontag, et pourtant elle se distingue totalement par un mélange unique d'esprit et de vivacité. »
    The Atlantic
    « Nous traversons un âge d'or de l'essai, et Leslie Jamison en est sans aucun doute l'étoile montante. »
    The Boston Globe
     
    Leslie Jamison est une jeune essayiste et romancière américaine. Après avoir étudiéà Harvard, elle travaille actuellement à une thèse à Yale. Elle est l'auteur d'un roman, The Gin Closet, paru aux États-Unis en 2010. Ses essais ont été publiés dans The Believer, Harper's, Oxford American, A Public Space, Tin House et The Best American Essays. 

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Chroniques de l'Algérie amère ; Algérie, 1985-2002

    Anouar Benmalek

    • Fayard/pauvert
    Parution : 8 Janvier 2003 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Quand est-ce que tout cela s'est réellement passé ? Je veux dire : quand est-ce que, dans mon pays, une partie de mes concitoyens a estimé que le meurtre d'autres concitoyens était devenu « normal », sinon « moral » ? Quand est-ce que mon pays, l'Algérie, de solidaire qu'il était, de rétif à l'humiliation parce que si longtemps humilié, de joyeux avec son humour grinçant n'épargnant personne et surtout pas les puissants, comment ce pays que je croyais connaître est-il devenu le lieu où de tels massacres ont pu être commis sans provoquer un seul soulèvement de citoyens déferlant dans les rues et clamant : « Assez, nous ne voulons plus de cette horreur qui supplicie nos bébés, nos femmes, nos vieillards, nos chanteurs, nos penseurs. Nous ne voulons plus de l'assassinat érigé en offrande à Dieu. Nous ne voulons plus de l'ignominie et de la flétrissure, qui nous défigurent en tant qu'individus et en tant que nation » ?A. B.Anouar Benmalek est né en 1956. Il a été l'un des fondateurs, après les émeutes d'octobre 1988, du Comité algérien contre la torture. Il a déjà publiéLes Amants désunis (Calmann Levy, 1997), prix Rachid Mimouni, L'Enfant du peuple ancien (Pauvert, 2000) prix RFO et prix RTBF, et L'Amour Loup (réédité chez Pauvert en 2000).

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Eugénie Guillou, religieuse et putain

    Daniel Grojnowski

    • Fayard/pauvert
    Parution : 27 Mars 2013 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Au cours de  recherches aux Archives de la police de Paris, Daniel Grojnowski a trouvé le dossier d'une femme hors du commun : Eugénie Guillou, qui, après être entrée dans les ordres, est devenue prostituée puis maquerelle. Instruite, la « dame » prend volontiers la plume : d'abord pour plaider sa cause et se raconter, ensuite pour concevoir des stratagèmes érotiques dont elle compte tirer profit, enfin au titre de femme d'« affaires » pour monter ses petites entreprises.                Née en 1861, Eugénie Guillou entre à dix-neuf ans comme novice chez les soeurs de Sion. Mais, le moment venu, soeur Marie-Zénaïde se voit interdire de prononcer ses voeux : elle quitte la congrégation, engage des poursuites et demande des dédommagements. Dès 1901, elle publie des petites annonces,  sollicitant de se faire fouetter ou de pratiquer la fessée. Pour ses mises en scène, elle revêt l'habit de religieuse.                 Celle qui multiplie les pseudonymes ne fait pas le trottoir ni ne travaille en maison close. Elle reçoit à domicile, avant de fonder sa propre maison de rendez-vous. À partir de 1903, proxénète, elle déguise des jeunes femmes en mineures pour les corriger tandis que des messieurs espionnent derrière un rideau... Durant toutes ces années, la police des moeurs la surveille et multiplie enquêtes et rapports. En 1913, on perd sa trace.

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Traite de nudite

    Pascal Lainé

    • Fayard/pauvert
    Parution : 12 Octobre 2005 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    « C'est en s'exposant nue, ou, pour mieux dire, dans son dénuement même que la chair, non sans
    paradoxe, manifeste le mieux sa vocation, en chacun de nous, à nier et dépasser sa nature matérielle. Ainsi, le grand âge et ses stigmates ne sauraient rien retrancher de cette beauté«essentielle» de la chair. La nudité est par nature innocente, et belle par vocation, car l'humain se célèbre lui-même dans la chair aussi bien que par les idées et les mots. »

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'histoire

    ,

    • Fayard/pauvert
    Parution : 6 Janvier 2016 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Elle l'a retenu dans sa chute par les mots. Ceux qu'elle lui arrachait. Ceux qu'elle lui écrivait. Après la mort de Marguerite Duras, dont il avait été le dernier amant, il trouva la force de lui dédier deux livres, magnifiques. Mais ensuite ?Plutôt mourir, disait-il. Elle ne s'y résolvait pas. Il fallait écrire encore. Remplissait-elle simplement sa fonction d'éditrice ? Avec l'écriture est lentement revenue la vie. Avec le souffle des phrases s'est peu à peu rallumé le désir. Et même l'amour. « Disponible au talent », ainsi qu'elle tient àêtre et à définir son métier, elle voulait lui prouver que les mots fécondent les mots comme l'amour engendre l'amour.
     Maren Sell est éditrice et auteur de plusieurs romans, dont Mourir d'absence et Le dernier amant. Elle a étéélue Femme d'Europe en 1995 pour ses engagements culturels. Yann Andréa est l'auteur de M.D., Cet amour-là et Ainsi.

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty