City éditions

  • Le tour du monde en famille

    Jérôme Bourgine

    Parution : 8 Février 2017 - Entrée pnb : 30 Janvier 2017

    Lorsqu'ils se sont mariés, Sandra et Jérôme se sont promis une chose : faire le tour du monde avec leurs futurs enfants. Dix ans, deux garçons et une fille plus tard, c'est le grand départ. Ils quittent leur maison pour se lancer dans un périple d'un an sur les cinq continents.
    La famille va d'aventures en découvertes. Avec humour et enthousiasme, Jérôme raconte cette formidable épopée à l'école de la vie qui fut aussi une aventure intérieure pour chacun, riche de rencontres et de découvertes inoubliables. De toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, ils ont cherché à tirer des enseignements.
    Préparer un tel voyage sans grands moyens financiers, tout quitter pour une année sabbatique, faire découvrir le monde à ses enfants tout en suivant le programme scolaire, réaliser ses rêves... c'est possible : ils l'ont fait !
     Un extraordinaire périple en famille sur les cinq continents.

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  • Mon chemin de liberté

    Pierre Basset

    Parution : 12 Février 2020 - Entrée pnb : 29 Janvier 2020

    1  600 kilomètres de marche, face à l'hiver, à la solitude, sans argent, avec ses vêtements pour seul bagage... À 20 ans, Pierre est parti sur le chemin de Compostelle pour vivre «  autre chose  » et ne pas s'enfermer dans une vie routinière.
    Ce livre est le récit de cette expérience, un défi physique mais surtout un voyage spirituel au bout de soi-même. Le doute, le froid, la faim, la fatigue, rien ne l'arrête. Sur ce long chemin, il fait des rencontres, des gens lui ouvrent leur porte, lui offrent un repas et cette humanité le transforme profondément.
    Le voyage fait comprendre à Pierre que la vraie vie n'est pas d'avoir un bon travail, du confort matériel et de la reconnaissance sociale. Son aventure est devenue une odyssée humaine extraordinaire au cours de laquelle il a découvert la véritable richesse de l'existence  : la liberté.

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  • Conquérir les oceans à la rame

    Mick Dawson

    Parution : 10 Janvier 2018 - Entrée pnb : 11 Janvier 2018

    Il aura fallu à Mick Dawson trois tentatives et un voyage de plus de six mois pour réussir l'un des derniers exploits de l'extrême que personne n'avait réussi jusque là. 189 jours, 10 heures et 55 minutes avant d'arriver enfin sous les arches emblématiques du Golden Gate Bridge de San Francisco.
    Garder le cap au coeur de la tempête, éviter les collisions avec de monstrueux navires marchand,s remettre à flot la petite embarcation qui s'est retournée, la faim, la soif, la fatigue... Les défis à relever pour réussir la traversée à la rame de l'Atlantique et du Pacifique ont été immenses.
    Un voyage hallucinant, une aventure épique où l'équipage défie la mort à chaque instant. Et au bout de l'océan après ces milliers de kilomètres, il y a une révélation  : le voyage, au-delà de l'exploit sportif, est d'abord un apprentissage intérieur et une aventure humaine à la découverte de soi.  
    Aventures sur les océans du monde.

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  • Au détour du chemin

    Bancaud Hubert

    Parution : 31 Janvier 2018 - Entrée pnb : 1 Février 2018

    Hubert a 25 ans lorsqu'une idée folle lui caresse l'esprit  : prendre son sac à dos et rejoindre à pied Saint-Jacques-de-Compostelle depuis la Bretagne. Il va ainsi parcourir 2  500 kilomètres. Et ce qui était au départ un simple défi se transforme peu à peu en une aventure profondément humaine.
    Au fil des pages, Hubert raconte les moments de doute, le corps qui souffre, les proches qui manquent. Mais surtout, il fait partager une expérience riche de rencontres. Des moments forts avec des pèlerins et avec des inconnus qui ouvrent leurs portes pour offrir un toit et un repas.
    En marchant, le jeune homme apprend à s'abandonner aux autres, à faire confiance et à profiter de l'instant présent. Il découvre au final quelque chose qu'il n'avait pas soupçonné  : marcher est d'abord un parcours vers une certaine idée du bonheur et du sens de la vie.  
    En se laissant guider vers Compostelle.
     

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  • Ma différence est ma force ; l'histoire d'un jeune autiste devenu styliste

    Romain Brifault

    Parution : 10 Octobre 2018 - Entrée pnb : 11 Octobre 2018

    Romain est diagnostiqué autiste Asperger à l'âge de 8 ans. C'est un enfant fragile et maladroit dans ses relations avec les autres, car il évolue dans un monde qu'il ne comprend pas. Trop étrange,  différent, il est exclu du système scolaire et rejeté par la plupart des enfants.
    Ce qui aurait pu être un handicap va cependant devenir une force pour Romain qui, au fil des années, traverse les épreuves de la vie avec courage. Ce qui le guide, c'est sa passion pour la mode et le stylisme. La nuit, en secret, le jeune homme dessine des centaines de modèles de vêtements. À vingt ans, il saute le pas et créé sa propre maison de couture avec des créations. Le succès est immédiat.
    Ce témoignage émouvant est l'histoire d'une réussite exceptionnelle et d'un combat pour changer le regard des autres sur le handicap et les différences.
    Le combat d'un jeune autiste pour faire accepter la différence.

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  • Ma vie en van

    Florent Conti

    Parution : 6 Février 2019 - Entrée pnb : 2 Février 2019

    Florent vit dans un van. Sans adresse, sans loyer, à bord d'une « maison sur roues ». Pour ne pas avoir une vie toute tracée, il est parti à l'aventure sur les routes d'Amérique du Nord. Sans rien d'autre que son précieux van. Du jour au lendemain, Florent abandonne le confort de sa vie : maison, travail rémunéré, vie urbaine occupée... Et, au final, cette expérience se révèle la plus belle des aventures. Il explore des lieux retirés du monde, des villes grouillantes d'activité, prend le temps d'observer les étoiles au bord d'un lac gelé. Surtout, il rencontre des gens qui, partout, lui apportent de l'aide ou partagent un repas. Florent a enfin l'impression de vivre et de trouver un sens à son existence. Peu à peu, il devient adepte du minimalisme et découvre une vraie philosophie : pour vivre heureux, vivons léger !

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  • Le chien et l'enfant qui ne savait pas aimer

    Nuala Gardner

    Parution : 23 Août 2017 - Entrée pnb : 27 Août 2017

    Dès la naissance de Dale, ses parents comprennent que quelque chose ne va pas. Le diagnostic tombe  : autisme sévère. Déterminée à ce que son fils ait la meilleure vie possible, sa mère lutte contre les institutions qui refusent de le prendre en charge et de l'aider à s'épanouir.
    Heureusement, un jour, la vie de la famille change grâce à l'arrivée de Henry, un beau labrador pour lequel le petit garçon autiste a un véritable coup de foudre. Grâce à l'affection de ce chien, Dale va progressivement apprendre des choses aussi banales que prendre un bain, jouer ou manger. Et c'est à Henry que Dale va dire «  Je t'aime  » pour la première fois.
    Henry  ? Un chien exceptionnel qui a changé à tout jamais la vie d'un petit garçon pas comme les autres...
    L'émouvante histoire d'amitié entre mon fils autiste et son chien.

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  • Billy est un beau chat de gouttière abandonné qui a trouvé refuge dans un centre de protection des animaux. Un jour, Fraser, un jeune garçon autiste, visite l'endroit et il découvre Billy. Le chat se met à ronronner et à faire des câlins. C'est le coup de foudre.
    Lentement mais sûrement, Billy va devenir le point central de la vie du petit garçon qui parvient à oublier ses angoisses et à contrôler son instabilité. L'avenir semble enfin sourire à Fraser malgré son autisme. À la maison, le chat s'occupe de son ami comme s'il en était devenu responsable. Un lien solide, profond, une amitié incommensurable se nouent entre Billy et Fraser. Au point qu'ils deviennent inséparables et que le chat change pour toujours la vie de ce petit garçon pas comme les autres...
     La formidable histoire de Billy, le chat qui a transformé la vie d'un petit garçon autiste.

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  • Jusqu'au bout de la Terre

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    Parution : 30 Mars 2016 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Amélie et Marion sont soeurs. Un jour, elles font un pari fou : relier, pratiquement sans aucun budget, la Patagonie en Amérique du Sud et l'Alaska en Amérique du Nord. Entre les deux, 80 000 kilomètres où tout n'est qu'improvisation.
     
    Elles doivent se débrouiller, faire du stop pour avancer et frapper aux portes pour trouver où dormir. Au cours de ces 646 jours ensemble, leur vision du monde va changer et les stéréotypes tomber.
     
    Du pauvre paysan au riche pilote d'avion, de la jeune femme au couple de retraités, de l'aborigène au citadin, elles rencontrent une fascinante galerie de personnages. On leur donne des vêtements lorsqu'elles ont froid, de la nourriture quand elles ont faim, un toit quand elles en ont besoin. Partout où elles vont, leur plus belle aventure, c'est la découverte des autres. Et de leur humanité.
     
    Pendant deux ans, une formidable aventure humaine à la découverte des autres et de soi-même.

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  • Sur les routes du monde

    Nicolas Ternisien

    Parution : 22 Mars 2017 - Entrée pnb : 4 Juillet 2017

    C'est l'histoire d'un Français qui décide de quitter sa vie tranquille, trop banale, pour découvrir le monde... à vélo ! Parti du Japon, Nicolas sillonne toute l'Asie pour rejoindre, au rythme de ses deux roues, la Normandie.
    Pendant près de trois années, le jeune homme fait un demi-tour du monde et vit une fantastique aventure humaine. Au fil de la route, il tombe amoureux de la beauté sereine des montagnes japonaises, découvre le sourire légendaire des Thaïlandais et goûte à l'hospitalité infinie de l'Ouzbékistan et de l'Iran...
    C'est aussi au contact des populations que le baroudeur prend conscience des problèmes sociaux, écologiques et ethniques de notre époque. Surtout, sur les routes du monde, Nicolas se découvre lui-même. Et c'est là, dans ce voyage intérieur, que réside la plus surprenante des aventures.
     Trois ans à vélo à la découverte de soi et des autres.

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  • X Platoon

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    Parution : 23 Août 2017 - Entrée pnb : 26 Août 2017

    Officiellement, l'unité X-Platoon n'existe pas. Pourtant, les quarante hommes qui composent cette section interviennent pour des missions hautement stratégiques. Dans le plus grand secret, ils font le «  sale boulot  » dont personne ne veut entendre parler.
    Dans ce témoignage unique sur les opérations commando les plus périlleuses et dangereuses au monde, un vétéran des X-Platoon nous fait entrer dans l'intimité de ces hommes surentraînés. Il raconte les opérations anti-drogue dans les jungles d'Amérique du Sud, les chasses aux criminels de guerre dans les Balkans ou encore l'infiltration et l'espionnage en Russie.
    C'est aussi un passionnant récit de vie, le parcours d'un gamin sans avenir qui a connu une ascension extraordinaire au sein d'une unité d'élite.
    Un témoignage exceptionnel au coeur de l'action militaire.

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  • Le monde est mon pays

    André Brugiroux

    Parution : 8 Juin 2016 - Entrée pnb : 3 Juin 2016

    En 1955, petit banlieusard de 17 ans sans un sou en poche, André Brugiroux s'élance sur les routes du monde pour réaliser son rêve et obéir à un destin hors du commun. Il va passer soixante ans à parcourir la planète pour visiter tous les pays et découvrir la diversité des peuples.
     
    Dans ce livre, le « pape des routards » retrace sa rocambolesque vie de bourlingueur, ses grandes peurs et ses plus belles rencontres, sa fameuse règle du « un dollar par jour », son dénuement volontaire (ni couteau, ni gourde, jamais d'hôtel) pour toujours « avoir besoin de l'Autre ».
     
    André Brugiroux raconte surtout l'autre voyage, le voyage intérieur, sa dimension spirituelle. La volonté absolue d'aller à la rencontre des différences et de vivre une aventure humaine. Car à quoi bon partir au bout du monde si ce n'est pas pour en revenir changé ?...
    Les aventures humaines de l'homme qui a visité tous les pays de la Terre.

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  • Mon tour du monde en 1980 jours

    Frédéric Veille; Jérémy Marie

    Parution : 18 Septembre 2013 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015



    Préambule
    Ne croyez surtout pas qu’un matin je me suis levé en me disant que j’allais me lancer dans un tour du monde en auto-stop. Non, je crois que cette envie de voyager, de découvrir, de m’évader, je l’ai toujours eue en moi. À preuve, à l’âge de dix ans, je jouais déjà avec Coralie, ma sœur jumelle, à apprendre les capitales du monde. Comme nos deux chambres étaient voisines, elle venait parfois dans la mienne et nous prenions un atlas géographique. Alors commençait la grande interro :
    — Burkina Faso ? 
    — Ouagadougou.
    — Indonésie ?
    — Jakarta.
    — Syrie ?
    — Téhéran. Ah non ! Damas !
    Ces noms dégageaient une couleur, un exotisme dans mon esprit d’enfant. Ils ne voulaient rien dire, mais leurs tonalités résonnaient quand même comme des promesses de mondes à explorer.
    Et puis, nous tournions les pages. Il y avait ces couleurs chatoyantes sur la carte des reliefs : jaune pour les déserts, vert pour les forêts, rouge pour les très hautes montagnes. Sur les cartes apparaissaient aussi des illustrations : gorilles au Congo, lamas au Pérou, kangourous en Australie. Ces illustrations de choses et d’endroits qui m’étaient tout à fait inconnus attisaient ma curiosité. Une curiosité d’enfant, une vision colorée de l’atlas géographique que mes parents ont vite transformées en réalités en nous amenant tout simplement, ma sœur et moi, en vacances à l’étranger.
    À l’âge de treize ans, je suis allé avec eux en Turquie, à quinze ans, aux Canaries, à 17, en Tunisie. Ces voyages ne me permirent pas de comprendre la culture des populations vivant dans ces pays, mais cela me donna l’opportunité de humer un air différent. Il n’y avait pas que la grisaille normande sur cette planète. Le désert tunisien, chaud et sec, existait vraiment. Les volcans, comme le pic de Teide des Canaries, n’étaient pas qu’un mythe. Aller dans ces endroits me prouvait une bonne fois pour toutes que l’atlas géographique de mon enfance ne racontait pas que des fables pour enfants de 10 ans.
    Mes parents nous poussaient même, ma sœur et moi, à nous intéresser aux richesses des pays où nous étions. Bien sûr que, pour des enfants de notre âge, la piscine était plus tentante que les vieilles ruines, mais ils avaient su nous arracher à cela pour nous faire découvrir Éphèse et Pamukkale, en Turquie.
    Qu’ils avaient raison !
    Au lycée, j’ai aussi pu participer à un voyage en Pologne, où nous étions logés chez l’habitant, soit dans les familles d’étudiants polonais de notre âge. C’est la première fois que je me retrouvais seul à l’étranger.
    Logé chez les parents de ma correspondante Alicja, je me pliais à leurs coutumes, goûtais à leur cuisine, vivais à leur rythme. J’ai aussi pu visiter le centre de Cracovie, le camp de concentration d’Auschwitz, les mines de sel...
    Lorsque je suis revenu en France, j’avais des souvenirs plein la tête et je n’avais qu’une envie : vivre continuellement ce genre d’expériences.
    Mon baccalauréat en poche, je ne savais toujours pas dans quelle direction aller. Rien ne m’inspirait, rien ne me donnait envie. Faculté de droit ? De médecine ? D’histoire, peut-être ? Ce n’était pas encore l’heure de ce choix pour moi, je le savais bien. Alors, j’ai décidé de partir pour faire quelque chose d’utile : apprendre l’anglais. Pas à la faculté d’anglais, non. J’allais partir à l’étranger. Seul.
    Mes parents me soutinrent dans cette démarche et, après quelques semaines, je trouvai un emploi de serveur dans un hôtel-restaurant de Llandrindod Wells, au pays de Galles.
    Ce départ était le début d’une nouvelle période de ma vie. Je coupais le cordon avec ma famille et partais m’installer seul, dans un pays où je ne connaissais pas la langue pour faire un travail que je n’avais jamais fait.
    Je me rappellerai toujours mon arrivée dans ce patelin au nom imprononçable avec ces petites maisons de briques rouges. Je fus accueilli par le responsable du restaurant. Il commença à me parler en anglais pour évaluer mon niveau. Tout de suite, comme cela, sans équivoque. Même pas le temps de me préparer mentalement, de me remettre du voyage, de tous ces chocs émotionnels. J’étais entré dans le monde et j’étais seul, naïf et sans arme pour me défendre.
    S’ensuivirent les neuf meilleurs mois de ma vie, à cette époque. Le début fut bien évidemment difficile, car je ne comprenais rien à ce que ma supérieure me disait, mais, peu à peu, j’apprenais quelques mots, je commençais à communiquer. J’oubliai ma peur et je me fis des amis. Polonais, Lituaniens, Réunionnais… Cet hôtel avait des allures d’auberge espagnole.
    Nous vivions également tous ensemble. Les gérants de l’hôtel avaient acheté deux maisons pour loger le personnel étranger. Nous étions deux ou trois par chambre. Je vécus avec un Espagnol, puis avec un Polonais.
    Je découvris que je comprenais mieux les étrangers que les gens du pays. Les Gallois parlaient anglais avec un accent très fort, comme s’ils articulaient avec une pomme de terre dans la bouche. À peine prononçaient-ils le premier mot que le troisième se terminait. Une véritable bouillie d’anglais.
    Après quelques semaines, je décidai d’aller explorer les alentours : Builth Wells, Swansea, Liverpool, Cardiff. J’y allai en train ou en bus. C’était l’aventure. J’avais réussi à me construire une base, d’où je pouvais aller et revenir.
    Toutefois, au bout de quelques mois, je me rendis compte que l’étendue des destinations proposées par les moyens de transport locaux était limitée. Puis, il y avait les horaires à respecter. Limité dans le temps et dans l’espace, j’éprouvais une certaine frustration. Je touchais un peu à une sorte d’émotion, difficile à définir. Il y avait quelque chose, là, au bout de mes doigts, quelque chose qui me faisait un peu peur, mais qui m’excitait également.
    C’est ainsi que, quelques jours plus tard et après avoir raté mon bus qui était censé me ramener à l’hôtel, je me suis retrouvé au bord de la route, en train de faire du stop.
    Quelle idée m’avait amené à solliciter les véhicules de cette façon ? La curiosité, certes, mais aussi le désir d’autonomie et d’indépendance. Les mêmes qui m’avaient conduit au pays de Galles. Et puis, je me disais que, si cela fonctionnait, si quelqu’un s’arrêtait, je ne serais plus dépendant des transports en commun. En somme, je serais libre d’aller où je voulais et quand je voulais !
    Et, justement, après une dizaine de minutes, un homme s’arrêta. Incroyable ! J’avais provoqué l’arrêt d’un véhicule !
    Cet environnement autour de moi n’était pas figé. Je pouvais, si je voulais, y avoir une influence et changer le cours des choses.
    Je courus pour arriver au niveau du conducteur. Il avait la quarantaine. Il portait un jean et une chemise, il était propre sur lui. Sa voiture aussi était propre, presque neuve. Une Ford Mondeo bleue !
    C’était un homme qui allait travailler dans le prochain village. Il me demanda où j’allais, puis engagea la conversation :
    — Je ne vois plus jamais d’auto-stoppeurs. Certes, il faut être prudent, mais c’est une bonne façon de voyager pour un jeune homme comme toi.
    J’hallucinais. Cet homme m’encourageait même à continuer. Moi qui croyais que l’auto-stop était à la limite de la légalité. Oui, car personne ne le faisait. Quand il fallait se déplacer, cela impliquait systématiquement une certaine organisation. Regarder les horaires de bus ou de train, aller à la gare, acheter le ticket, prendre le bus ou le train, et revenir de la même façon. Là, il m’avait simplement fallu me mettre au bord de la route, dans la direction désirée, et faire signe aux conducteurs l’empruntant. C’était d’une simplicité étonnante.
    À bord de son véhicule, je ne peux pas nier que je fus pris d’une sensation étrange. Je partageais un habitacle de voiture avec un inconnu, que j’avais de surcroît interpellé. J’étais responsable de tout cela. Je ne me sentais pas chez moi, j’étais comme un intrus, et des pensées me revenaient.
    Et si cet homme était issu de cette société que l’on aime à décrire comme dangereuse ?
    Les phrases que ma mère m’avait glissées à l’oreille avant mon départ résonnaient alors dans ma tête : « Ne parle pas aux étrangers. » « Ne fais confiance à personne. »
    J’étais en train de faire tout le contraire de ce qu’on m’avait appris. Pourtant, rien ne se passa.
    Il me déposa à une jonction cinq kilomètres plus loin et me souhaita bonne chance. J’avais réussi. Certes, j’étais encore loin de ma destination, mais le plus important n’était pas là. J’avais vaincu la peur, l’appréhension. J’avais fait un pas vers un monde que je ne connaissais pas. J’avais élargi mon champ des perceptions. L’auto-stop n’était pas qu’un mot dans un dictionnaire, c’était un concept et, aujourd’hui, j’avais avancé grâce à l’aide de quelqu’un.
    Je réalisai aussi que j’avais ouvert une porte. L’auto-stop m’avait amené où je voulais, en totale liberté. Mon choix de destination était la limite. J’aurais pu aller jusqu’à Londres si je voulais. L’étendue des possibilités était infinie. Je pouvais techniquement aller partout. Je gardai cette information dans un coin de ma tête. Un jour, cela pourrait être utile.
    Lorsque je revins en France, au cours de l’été 2005, après neuf mois passés au pays de Galles, il y avait du soleil, il faisait beau. Je ne savais toujours pas ce que j’allais faire à la rentrée, mais j’avais deux mois pour y penser. Ce qui me trottait dans la tête était tout autre. Cette expérience d’auto-stop m’avait chamboulé.
    Et comme en juillet, en France, c’est le mois des festivals de musique, avec Raphaël, un ami, je partis à Belfort pour passer quelques jours aux Eurockéennes. Une fois le festival terminé, nous nous sommes retrouvés sur les routes allemandes, à faire du stop, souvent dans de grosses berlines.
    Arrivés à la frontière tchèque, nous avons poussé jusqu’en Pologne, puis en Lituanie, Lettonie, Estonie. Ensuite, en bateau vers la Finlande, la Suède. En train vers le Danemark. En avion vers l’Angleterre, puis de retour en France par le train.
    Pour nous, ce voyage faisait figure d’épopée, car nous n’avions rien préparé. Nous allions vers l’est, puis encore vers l’est. Nous ne jetions qu’un coup d’œil à la carte de l’Europe et, comme ça, nous décidions du prochain pays à visiter.
    En 3 semaines de voyage, j’avais l’impression d’en avoir vécu 50 à la maison. Il s’était passé tant de choses. La police avait vidé mon sac sur la voie piétonne en Allemagne, un conducteur tchèque avait essayé de voler mon sac, j’avais dormi dehors à Riga, découvert le passé communiste polonais, mangé des zipelinais à Vilnius, passé la nuit sur un bateau à Stockholm, visité le quartier de Christiania à Copenhague...
    J’avais vécu tout en apprenant. J’avais d’ailleurs appris un peu sur tous les sujets. En géographie, bien sûr. J’avais réalisé avec étonnement qu’il ne fallait traverser que l’Allemagne pour atteindre la République tchèque. Moi qui croyais que Prague était aux antipodes de la France… Ma perception des distances s’en voyait toute disproportionnée. Le monde n’était pas si grand que cela. Pour arriver quelque part, il fallait juste choisir une direction et s’y tenir.
    Tout simplement, mon monde s’élargissait. En regardant la carte de l’Europe à mon retour, je ne la vis plus de la même façon. Les noms des villes que j’avais visitées ne résonnaient plus comme les simples tonalités de mon enfance. Ma curiosité s’était affinée.
    Après cette vingtaine de jours passés à vadrouiller en Europe, la question récurrente me revint : que vais-je faire de ma vie ?
    Comme mon expérience à l’étranger m’avait beaucoup plu, mon choix se porta sur le tourisme. J’entrepris donc des études de tourisme en alternance. J’étudiai à Caen et travaillai à l’office de tourisme de Rouen. Le travail à l’office de tourisme était très répétitif. J’étais agent d’accueil et il me fallait expliquer toute la journée où se trouvait la cathédrale, le Gros-Horloge, la place du Vieux-Marché et le musée des Beaux-Arts. Mon cerveau était inactif. J’étais quand même heureux de pouvoir parler un peu avec les touristes lorsque le moment le permettait, mais autre chose vint même me retirer ce plaisir : l’ambiance de bureau.
    Je le sentis dès le début : je n’étais pas aimé. Je ne rentrais pas dans le moule et, en conséquence, il fallait que je reparte au plus vite. Pour cela, mes collègues m’aidèrent à me dégoûter de ce lieu. J’étais en formation, donc là pour apprendre. C’était là leur angle d’attaque. Ils se mirent à bloquer mes prises d’initiative, à ne pas répondre à mes questions et, au final, je n’appris plus rien.
    Au bout de quelques semaines, je retrouvai des sensations que je pensais enfouies dans ma mémoire depuis l’école : la frustration de ne pas pouvoir s’exprimer et de s’entendre dire qu’on n’est pas capable.
    Seulement, j’avais un petit peu plus d’expérience dans ma vie. J’analysais mieux la situation. Comme mes collègues ne me connaissaient pas, ils ne pouvaient pas connaître mes limites. Tout cela était du bluff, juste une excuse de leur part pour me donner envie d’abandonner.
    Je savais que démissionner entraînerait l’arrêt net de mes études, mais que continuer me rendrait malade. J’étais aussi choqué par cette méchanceté gratuite. Ils me faisaient ce qu’il y avait de pire. J’aurais préféré être insulté, bousculé.
    Cela aurait été plus sain. Non, eux, ils avaient choisi de m’ignorer. Ils ne m’écoutaient pas, ne me regardaient pas. Pour eux, je n’existais pas.
    Cette situation très désagréable eut tout de même le mérite de m’amener à me requestionner sur le sens que je voulais donner à mon avenir. Comme lors de mon retour de ce voyage dans d’autres pays d’Europe, je focalisais mes interrogations sur ce fameux choix.
    Qu’est-ce que je voulais faire de ma vie ? Quel type de personne voulais-je être ?
    Le séjour en Angleterre, le tour d’Europe, l’auto-stop. Tout cela m’inspirait vraiment. Je m’étais senti vivre. J’avais appris des choses, j’avais rencontré des personnes intéressantes. Je redevenais curieux. Non, il est vrai que ranger les cartons de l’office de tourisme ne m’intéressait pas ; cela me rendait amorphe. En revanche, apprendre l’anglais, avoir des interactions avec des Polonais, goûter le plat national lituanien, voilà des choses qui valaient la peine d’être vécues !
    Tant pis pour le diplôme ; je me ferais ma propre éducation, même si elle ne serait jamais approuvée sur un bout de papier.
    J’avais assez confiance en moi pour franchir le pas. Je n’abandonnerais pas. Je savais ce que je voulais et c’était suffisant pour prendre ce risque.
    Quelques jours plus tard, je démissionnai de l’office de tourisme. Ce jour fut un vrai soulagement. J’avais l’impression d’avoir pris la bonne décision. Je tournais le dos à une vie conventionnelle et j’avais décidé de vivre pleinement ma passion.
    Franchir le pas se matérialisa quand j’annonçai cette nouvelle à mes parents. Je m’en souviendrai toujours. Nous étions encore à table, dans le salon, après avoir fini de déjeuner.
    — Papa, maman... Alors... Je sais ce que je veux faire… J’ai bien réfléchi… Je veux partir faire le tour du monde en auto-stop.
    Je me mets à leur place aujourd’hui. Si mon fils me sortait une chose pareille, alors qu’il n’a pas de diplôme, s’il venait de démissionner et s’il n’avait rien de concret pour démarrer une vie active, je crois que je sortirais de mes gonds.
    Mon père, pourtant, me dit une chose qui restera à jamais gravée dans ma mémoire :
    — Je me doutais bien que tu allais vouloir faire quelque chose comme ça un jour.
    Il m’avait compris. Il avait même identifié ma passion et, du ton de sa voix, j’avais réalisé qu’il la respectait.

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