Histoire du monde

  • Le milieu des mondes : une histoire laïque du Moyen-Orient de 395 à nos jours

    Jean-Pierre Filiu

    • Seuil
    Parution : 2 Septembre 2021 - Entrée pnb : 26 Juin 2021

    Berceau des trois monothéismes, terre de conflits confessionnels et d’obsessions identitaires, le Moyen-Orient tend à déchaîner les passions, quand il ne suscite pas la résignation devant la répétition du malheur. Pour désamorcer une telle charge symbolique, Jean-Pierre Filiu adopte une démarche résolument laïque, éclairant d’un jour nouveau un millénaire et demi d’histoire de la région, à partir de la fondation, en 395, de l’Empire romain d’Orient.

    Son approche citoyenne et érudite invalide les amalgames contemporains qui ne font que projeter sur la réalité moyen-orientale les propagandes de guerre des uns et des autres. Elle éclaire comment dictateurs et jihadistes défigurent le passé pour légitimer leur barbarie. Une telle histoire devient alors bien plus riche et fascinante que les caricatures dans l’air du temps.

    Ce livre, qui fera date, offre la première synthèse sur une aussi longue durée de l’histoire de ce « milieu des mondes », carrefour de trois continents. Il s’appuie sur un solide appareil didactique, avec vingt cartes, dix chronologies et deux index. Il vise ainsi à rendre directement accessibles l’héritage et les enjeux du Moyen-Orient. Il se conclut par une analyse de la place et des ambitions de la France dans cette région. Car cette histoire est également la nôtre, aujourd’hui peut-être plus que jamais.



    Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient à Sciences Po, Paris. Il anime depuis 2015, sur le site du « Monde », le blog « Un si proche Orient ». Ses livres, régulièrement primés en France et à l’étranger, ont été publiés dans plus de quinze langues.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'empire qui ne veut pas mourir : une histoire de la Françafrique

    , , ,

    • Seuil
    Parution : 7 Octobre 2021 - Entrée pnb : 7 Septembre 2021

    À Paris, on entend de toute part le même refrain : « La Françafrique est morte et enterrée ! » Pourtant, de Ouagadougou à Libreville, de Dakar à Yaoundé, de Bamako à Abidjan, la jeunesse se révolte contre ce qu'elle perçoit comme une mainmise française sur son destin.

    Quinze ans après la Seconde Guerre mondiale, la France a officiellement octroyé l'indépendance à ses anciennes colonies africaines. Une liberté en trompe l'oeil. En réalité, Paris a perpétué l'Empire français sous une autre forme : la Françafrique. Un système où se mêlent des mécanismes officiels, assumés, revendiqués (militaires, monétaires, diplomatiques, culturels...), et des logiques de l'ombre, officieuses, souvent criminelles. Un système érigé contre les intérêts des peuples, avec l'assentiment d'une partie des élites africaines et qui profite toujours aux autocrates africains « amis de la France ». Un système que tous les présidents français ont laissé prospérer, en dépit des promesses de « rupture ».

    Exceptionnel par son ampleur, inédit par son contenu, cet ouvrage retrace cette histoire méconnue, depuis les origines coloniales de la Françafrique jusqu'à ses évolutions les plus récentes. Rédigées par des spécialistes reconnus - chercheurs, journalistes ou militants associatifs -, les contributions rassemblées dans ce livre montrent que le système françafricain, loin de se déliter, ne cesse de s'adapter pour perdurer.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La Pologne ; des origines à nos jours

    Daniel Beauvois

    • Seuil
    Parution : 26 Juin 2014 - Entrée pnb : 10 Septembre 2014

    Ce livre raconte l'histoire tumultueuse de l'une des plus vieilles nations d'Europe, ses pages mythiques comme sa part d'ombre. Une histoire glorieuse à l'époque des Jagellons, quand la Pologne, État multinational et multiconfessionnel, accueillait Juifs et protestants. Une histoire unique en Europe aussi, puisque la grande noblesse élisait le roi et qu'elle mit le souverain sous sa tutelle. Mais cette " République des magnats ", inspirée par des principes humanistes, sombra peu à peu dans l'anarchie. Les rivalités entre les tout-puissants magnats faisaient le jeu des puissances voisines qui finirent par se partager le pays : en 1795, l'État polonais était rayé de la carte. Assujettis à de nouveaux maîtres pendant plus d'un siècle, les Polonais cultivèrent ardemment le souvenir de leur nation et s'insurgèrent en 1830 et en 1863. La république polonaise ne ressuscita toutefois qu'au lendemain de la Première Guerre mondiale. À peine restauré, le pays fut soumis à la poigne du maréchal Pilsudski, avant de connaître les heures les plus tragiques de son histoire : l'invasion nazie et les horreurs de l'Holocauste, puis la mainmise de Staline. Les grèves de 1956 marquèrent le début de la lutte contre le communisme. Les grandes étapes de cette lutte qui devait durer près d'un quart de siècle sont encore dans toutes les mémoires : les révoltes de Gdansk, la naissance de Solidarnosc, l'élection du pape Jean Paul II, mais aussi l'établissement de la loi martiale et l'assassinat du père Popielusko. En 1990, Jaruzelski, débordé, démissionne, et Walesa est élu président. Premier pays du bloc soviétique à avoir sapé le rideau de fer, la Pologne rejoint la famille européenne en 2003. Comment s'y est-elle intégrée ? Quel rôle y joue-t-elle ?
    Daniel Beauvois, ancien directeur du centre de civilisation française de l'université de Varsovie, est professeur des Universités (Nancy II, Lille III, Paris I Panthéon-Sorbonne). Auteur d'ouvrages sur les relations polono-russo-lituano-ukrainiennes. Il est docteur honoris causa des universités de Wroclaw, Varsovie et Cracovie.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Tianjin cosmopolis ; une autre histoire de la mondialisation

    Pierre Singaravélou

    • Seuil
    Parution : 20 Avril 2017 - Entrée pnb : 20 Avril 2017

    Des hommes du monde entier s'y aventurent pour faire fortune. L'audacieux vice-roi Li saisit l'occasion pour transformer le siège de son pouvoir en un laboratoire de la " modernité " urbaine. La guerre des Boxeurs durant l'été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : les sièges des concessions étrangères puis de la cité autochtone détruisent des quartiers entiers et, suite à la victoire inattendue des forces alliées, de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie, le Japon, l'Italie et l'Autriche-Hongrie fondent sur-le-champ le premier gouvernement international de l'époque contemporaine.
    En analysant ici tous les aspects d'une expérience politique unique, Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès l'origine, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.
    Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, Pierre Singaravélou a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire du fait colonial et de la mondialisation en Asie aux xixe et xxe siècles. Il dirige actuellement les Publications de la Sorbonne et le Centre d'histoire de l'Asie contemporaine.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le creuset francais. histoire de l'immigration (xixe-xxe siecle)

    Gérard Noiriel

    • Seuil
    Parution : 29 Avril 2016 - Entrée pnb : 29 Avril 2016

    Le Creuset français est désormais un " classique " sur l'immigration. Dans le débat passionnel que suscite ce thème, Gérard Noiriel fait entendre la voix de l'histoire et de la raison. Il propose de rendre compte de l'immigration dans son ensemble, sans s'en tenir aux seuls cas particuliers. L'immigration n'est pas un fait extérieur mais un problème interne à la société française contemporaine.
    Prendre au sérieux la diversité des origines de la population actuelle de la France, c'est adopter un autre point de vue sur son passé, c'est écrire autrement son histoire, en tentant d'analyser à nouveaux frais les impensés de la politique républicaine : quelle place faire à la question des " origines ", au " sentiment d'appartenance " ? Quel rôle jouent le déracinement et les déracinés dans la constitution d'une société ? Quelles relations instaurer entre l'État et les individus ?
    Gérard Noiriel
    Spécialiste d'histoire sociale et d'histoire de l'immigration, il est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Mais où sont passés les Indo-Européens ? le mythe d'origine de l'Occident

    Jean-Paul Demoule

    • Seuil
    Parution : 25 Mars 2016 - Entrée pnb : 25 Mars 2016

    Ouvrage couronné par l'Académie française
    Mais où sont passés les Indo-Européens ? On les a vus passer par ici, depuis les steppes de Russie, ou par là, depuis celles de Turquie. Certains les ont même vus venir du Grand Nord. Mais qui sont les Indo-Européens ? Nos ancêtres, en principe, à nous les Européens, un petit peuple conquérant qui, il y a des millénaires, aurait pris le contrôle de l'Europe et d'une partie de l'Asie jusqu'à l'Iran et l'Inde, partout où, aujourd'hui, on parle des langues indo-européennes (langues romanes comme le français, slaves comme le russe, germaniques comme l'allemand, et aussi indiennes, iraniennes, celtiques, baltes, sans compter l'arménien, l'albanais ou le grec). Et depuis que les Européens ont pris possession d'une grande partie du globe, c'est presque partout que l'on parle des langues indo-européennes – sauf là où règne l'arabe ou le chinois.
    Mais les Indo-Européens ont-ils vraiment existé ? Est-ce une vérité scientifique, ou au contraire un mythe d'origine, celui des Européens, qui les dispenserait de devoir emprunter le leur aux Juifs, à la Bible ?
    Jean-Paul Demoule propose dans ce livre iconoclaste de s'attaquer à la racine du mythe, à sa construction obligée, à ses détournements aussi, comme la sinistre idéologie aryenne du nazisme, qui vit encore. Il montre que l'archéologie la plus moderne ne valide aucune des hypothèses proposées sur les routes de ces invasions présumées, pas plus que les données les plus récentes de la linguistique, de la biologie ou de la mythologie. Pour expliquer les ressemblances entre ces langues, d'autres modèles restent à construire, bien plus complexes, mais infiniment plus intéressants.
    Pour aller plus loin : jeanpauldemoule.com

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Nos ancêtres les gaulois

    Jean-Louis Brunaux

    • Seuil
    Parution : 1 Octobre 2009 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Les Gaulois, qui ont fait couler tant d'encre au cours des deux siècles précédents, ont aujourd'hui quasiment déserté les livres d'histoire. Les archéologues et les linguistes préfèrent parler d'une façon plus générale de Celtes, terme pourtant ambigu et source de bien des confusions. Des Gaulois il ne reste, chez quelques-uns, que le souvenir de la Guerre des Gaules de César et, pour beaucoup, qu'une série de lieux communs qui, parce qu'ils ne sont plus questionnés par le discours historique, reviennent en force dans l'imaginaire des Français : " Nos ancêtres les Gaulois ", " des guerriers indisciplinés et querelleurs ", " la Gaule préfigure la France, à la fois comme pays et comme nation ", " les druides, des magiciens et des prêtres pratiquant le sacrifice humain " et quelques autres.
    Dans cet ouvrage l'auteur retrace l'histoire d'une quinzaine de ces idées reçues qui constituent pour beaucoup d'entre nous l'essentiel de nos connaissances sur la Gaule et ses habitants. Mais il leur apporte surtout les réponses les plus actuelles que permettent les dernières découvertes archéologiques, la relecture des textes antiques et une mise en perspective de la civilisation gauloise dans son contexte méditerranéen antique.
    La Gaule y apparaît comme un champ historique entièrement à redécouvrir.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Paris, histoire d'une ville (xixe-xxe siecle)

    Bernard Marchand

    • Seuil
    Parution : 26 Février 2016 - Entrée pnb : 27 Février 2016

    En 1789, Paris comptait moins de 600 000 habitants. A partir de la Restauration, sa population bondit sous l'effet des migrations très fortes : elle double en cinquante ans, quadruple en un siècle. Déjà centre politique et culturel, la capitale devient aussi le principal centre économique et financier : sa puissance inquiète, sa richesse fait envie. Effrayés par la grande métropole, les régimes successifs lui ont tous refusé l'autonomie et l'ont quasi administrée directement. Les monarchies du XIXe siècle ont essayé d'aménager la capitale. La Troisième République, appuyée sur des notables ruraux, l'a négligée. A partir du régime de vichy, Paris semble être devenu le bouc émissaire de l'aménagement. Derrière les critiques mal fondées et les politiques antiparisiennes, on devine toute une doctrine anti urbaine, apparue avec les fascismes des années 1930, qui s'oppose encore aujourd'hui à la grande ville.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'Etat en France, de 1789 à nos jours

    Pierre Rosanvallon

    • Seuil
    Parution : 28 Mai 2015 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    Le très petit nombre des travaux consacrés à l'histoire de l'État français contraste singulièrement avec la vigueur des jugements qui s'expriment à son propos.
    D'où le décalage : l'État comme problème politique, ou comme phénomène bureaucratique, est au cœur des passions partisanes et des débats philosophiques tout en restant une sorte de non-objet historique.
    Ce quasi-vide, Pierre Rosanvallon a voulu commencer à le combler dans cet ouvrage, qui est à la fois bilan et programme. Bilan, il propose une première synthèse des travaux disponibles et offre une vaste bibliographie commentée. Programme, il dessine un nouveau cadre conceptuel pour comprendre l'histoire de l'État.
    Rompant avec les approches étroitement quantitatives du poids de l'État et avec les catégories platement descriptives des "domaines d'intervention', ce livre analyse de manière dynamique la façon dont se sont formées et développées les différentes figures du rapport État/société. Il appréhende ainsi successivement le Léviathan démocratique (l'État souverain constitué par la société), l'instituteur du social (l'État producteur de lien social et d'unité), l'État providence (l'État réducteur d'incertitudes) et le régulateur de l'économie (l'État keynésien), en réfléchissant en permanence sur les spécificités du cas français.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'âge global ; Europe, de 1950 à nos jours

    Ian Kershaw

    • Seuil
    Parution : 9 Janvier 2020 - Entrée pnb : 9 Janvier 2020

    Après l'accumulation d'horreurs de la première moitié du XXe siècle qui avaient conduit " l'Europe en enfer ", les années 1950 à 2018 apportèrent la paix et une prospérité relative à la majeure partie de l'Europe. D'immenses progrès économiques transformèrent le continent. Le souvenir des guerres mondiales s'éloigna peu à peu, même si leur ombre a continué de planer sur les esprits.
    L'Europe était désormais un continent divisé, vivant sous une menace nucléaire, qui prit parfois des contours terrifiants. Ses habitants perdirent la maîtrise de leur destin, dicté par la guerre froide qui opposait les États-Unis et l'URSS, et se trouvèrent " précipités " dans une série de crises qui menaçaient de les faire basculer dans la catastrophe. Il y eut des succès éclatants : la dissolution du bloc soviétique, la disparition des dictatures et la réunification de l'Allemagne. L'accélération de la mondialisation, la dérégulation financière, la naissance d'un monde multipolaire, la révolution des technologies de l'information ont produit de nouvelles fragilités. L'enchevêtrement de crises qui ont suivi 2008 a été l'avertissement le plus clair adressé aux Européens : la paix et la stabilité ne sont aucunement garanties et le continent pourrait bien connaître de nouvelles fractures. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère d'incertitudes.
    Dans ce livre remarquable, Ian Kershaw brosse un ample tableau du monde dans lequel nous vivons. Puisant ses exemples à travers tout le continent, Des temps d'incertitudes / L'Age global éclaire puissamment l'histoire du temps présent et jette un regard prudent sur notre futur.
    Ian Kershaw est l'auteur d'une monumentale biographie de Hitler (Flammarion, 2000 et 2001) et a publié au Seuil : Choix fatidiques. Dix décisions qui ont changé le monde (2009, " Points Histoire ", 2012), La Fin, Allemagne 1944-1945 (2012, " Points Histoire ", 2014), et L'Europe en enfer, 1914-1949 (2016, " Points Histoire ", 2018).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Renverser ciel et terre ; la tragédie de la Révolution culturelle : Chine, 1966-1976

    Ji Sheng Yang

    • Seuil
    Parution : 22 Octobre 2020 - Entrée pnb : 31 Juillet 2020

    Politiquement affaibli après l'échec du Grand bond en avant et la grande famine qui l'a suivi (1958-1962), Mao Zedong lance en 1966 la « Grande Révolution culturelle prolétarienne ». Pendant qu'il élimine un à un tous ses compagnons d'armes et successeurs potentiels, il pousse la jeunesse à l'assaut de la bureaucratie civile et militaire : les « gardes rouges », appelés à « renverser ciel et terre », sèment le chaos dans le pays de 1966 à 1968. Mais les choses échappent à son contrôle et, pour garder l'Armée de son côté, il doit bientôt lâcher les jeunes rebelles. Du sommet de l'État aux couches populaires, le pays est alors au bord de la guerre civile. La Révolution culturelle ne prendra fin qu'avec le décès de Mao Zedong, en 1976, après avoir fait des millions de victimes. Nombre de dirigeants actuels ont été marqués, souvent durement, par cette tragédie.

    C'est aussi le cas de Yang Jisheng, étudiant à Pékin de 1966 jusqu'à la fin 1967, qui a participé aux débuts de cette période sanglante. Son livre est à la fois une narration inédite, minutieuse et précise des événements - y compris ceux que le récit officiel occulte - et une analyse menée avec une perception intime, une connaissance historique et une distance assez exceptionnelles. Il resitue ces événements dans leur contexte jusqu'à la victoire finale des réalistes sur les idéologues, sans laquelle ni l'ouverture de la Chine à partir de 1978, ni son décollage économique spectaculaire, n'auraient pu avoir lieu.

    Ce livre, publié à Hong Kong en 2016, reste interdit en Chine.


    Traduit du chinois par Louis Vincenolles

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Un attentat ; Petit-Clamart, 22 août 1962

    Jean-Noël Jeanneney

    • Seuil
    Parution : 3 Octobre 2016 - Entrée pnb : 15 Septembre 2016

    Jean-Noël Jeanneney livre un récit captivant de l'attentat qui faillit coûter la vie à de Gaulle quelques semaines après la fin de la guerre d'Algérie.
    Le 22 août 1962, emmené par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, un commando de fanatiques opposés à l'indépendance de l'Algérie tenta d'assassiner le chef de l'État, en ouvrant le feu sur la DS présidentielle, au Petit-Clamart, à proximité de l'aéroport de Villacoublay. Quelques mois plus tard, au terme d'un procès au cours duquel il put exposer à loisir ses raisons et sa haine du " tyran ", Bastien-Thiry fut fusillé.
    Jean-Noël Jeanneney a plongé dans les archives de la police, de la justice et de la présidence de la République, et dans les mémoires des principaux acteurs, pour reconstituer avec une netteté passionnante l'attentat, le complot qui le précède et ses suites. Il dévoile un paysage haut en couleurs, où se croisent les activistes de l'OAS, des catholiques traditionalistes lecteurs de Thomas d'Aquin et des réfugiés hongrois à la frontière du banditisme qui se considèrent comme les pieds-noirs de l'Europe.
    Chemin faisant, il jette une lumière neuve sur la personnalité de Charles de Gaulle, il éclaire les relations entre la puissance du hasard et les forces profondes qui sont au travail, et il fait entendre des échos inattendus entre cette époque et la nôtre : devant les fanatismes meurtriers, jusqu'où une démocratie menacée peut-elle accepter des atteintes aux libertés publiques fondamentales, au risque d'y perdre son âme ?
    Auteur de nombreux ouvrages et documentaires, Jean-Noël Jeanneney a été président de Radio France, de RFI, de la Mission du Bicentenaire de la Révolution et de la Bibliothèque nationale de France, et secrétaire d'État à la Communication. Il est producteur de l'émission " Concordance des temps ", sur France Culture, et professeur émérite des universités à Sciences Po.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • à la recherche du sauvage idéal

    Francois-Xavier Fauvelle

    • Seuil
    Parution : 31 Août 2017 - Entrée pnb : 30 Août 2017

    Ce livre nous entraîne au bout de l'Afrique sur les traces d'un peuple oublié, ce peuple dont est issu la tristement célèbre " Vénus hottentote ". Dès qu'il paraît, au temps des Grandes Découvertes, son étrangeté radicale effraie ou émerveille. Voici donc le pire ou le meilleur des sauvages, en tout cas le plus exemplaire : il est ce que nous – Européens, modernes, conquérants – ne pouvons plus être. Inadaptés au monde qui se construit à leurs dépens, ces femmes et ces hommes deviennent la caricature d'un peuple meurtri, bientôt retranché de la terre et de l'histoire.
    Parce qu'il retrace leur disparition en même temps que l'enquête qui part à leur recherche, ce livre raconte l'histoire à rebours. Il suit des pistes qui remontent le temps et les retrouve, là, en 1670, entourés de vaches et d'esprits, dans le campement où un chirurgien allemand, notre meilleur informateur, les a rencontrés. Ils ont un nom : les Khoekhoe.
    " Je ne sais pas s'il faut haïr les voyages et les explorateurs. Ils vous convient, quelquefois malgré eux, à un outre-passement auquel il faut consentir. Au bout de la piste, si vous y avez consenti, si nous y avons mis assez de désir et de ténacité, peut-être serons-nous tous, le narrateur à coup sûr, la lectrice, le lecteur peut-être, devenus sauvages. "
    F.-X. F.
    François-Xavier Fauvelle est historien de l'Afrique à l'université de Toulouse. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages et d'une centaine d'articles scientifiques. Il a notamment publié Histoire de l'Afrique du Sud (Seuil, 2006, " Points Histoire ", 2013), Le Rhinocéros d'or. Histoires du Moyen Âge africain (Alma, 2013 ; " Folio histoire ", 2014 ; Grand Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Naples, 1343 ; aux origines médiévales d'un système criminel

    Amedeo Feniello

    • Seuil
    Parution : 2 Mai 2019 - Entrée pnb : 1 Mai 2019

    En 1343, un navire génois, empli de vivres, est intercepté dans le port de Naples par une population affamée agissant sous la conduite de membres de familles nobles. Le capitaine est sauvagement assassiné et la cargaison du navire est détournée. En 2005, dans la province de Naples, trois jeunes hommes menottés sont tués d'un coup de revolver dans la tête devant les portes d'un collège. Quels sont les liens entre ces deux faits divers, l'un et l'autre tristement banals rapportés à leur époque (dans un cas une révolte de la faim, dans l'autre un crime de la Camorra) ? Y en a-t-il même au-delà de leur localisation – mais n'est-ce déjà pas beaucoup quand le lieu en question, Naples, est connu pour être celui du crime organisé et de l'épanouissement d'un système clientéliste mafieux ?
    Amedeo Feniello invite le lecteur à revisiter l'épisode de 1343 comme étant révélateur de l'identité même de la ville, de la conception d'une " nation napolitaine " spécifique dont les origines sont à rechercher au XIIe siècle, lors de l'annexion de Naples par les Normands. L'intégration au royaume normand de Sicile s'est faite en effet au prix de la concession de larges pans du pouvoir souverain aux cinquante-sept grandes familles napolitaines, créant ainsi une structure politique divisée en parcelles rattachées à un territoire et marquées par une solidarité et un honneur propres. Cette appropriation clanique de la ville, devenue structure mentale, est liée à la vie la plus profonde de cette cité, à son imaginaire le plus archaïque, à sa part maudite, qui s'exprime aujourd'hui comme hier, en 2005 comme en 1343...
    Traduit de l'italien par Jacques Dalarun
    Professeur à l'Instituto di Storia dell'Europa Mediterranea, Amedeo Feniello est l'un des plus grands spécialistes actuels de l'histoire économique et sociale de Naples à l'époque médiévale.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le sionisme fut un humanisme

    Uri Eisenzweig

    • Seuil
    Parution : 21 Mars 2019 - Entrée pnb : 20 Mars 2019

    Le sionisme fondateur fut un humanisme, pas un nationalisme. Le mot " humanisme " fera sourire certains. D'autres, par contre, grinceront des dents : humaniste, vraiment, l'idéologie à l'origine du malheur des Palestiniens ? En fait, oui, et c'est l'objet de cet essai de le montrer. De souligner combien la référence à des valeurs universelles et la revendication correspondante d'une dignité pour tous furent au coeur de la logique fondatrice formulée par les premiers penseurs du sionisme.
    Une évolution était-elle inévitable ? Je suis enclin à le croire. L'humanisme du discours des fondateurs consistait en ce que ce dernier s'articulait autour de la question de l'altérité : le Juif comme l'Autre de la Diaspora, le territoire recherché comme rien de plus qu'un espace-refuge pour cet Autre. Or comment préserver le privilège humaniste de l'altérité dans un refuge désormais conçu comme juif et où, en quelque sorte par définition,
    le Juif n'est plus l'Autre ?
    Le sionisme des origines fut un moment de grande beauté dans l'histoire de la pensée rationnelle et universaliste moderne, dans l'histoire de l'humanisme. Le reconnaître, c'est également reconnaître que ce moment est passé.
    U. E.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Terre de france ; une histoire de 500 millions d'années

    Charles Frankel

    • Seuil
    Parution : 25 Janvier 2018 - Entrée pnb : 27 Janvier 2018


    Terre de France raconte l'histoire du territoire national sous la forme d'un parcours initiatique à travers ses paysages les plus spectaculaires.
    Ce voyage dans le temps débute il y a 500 millions d'années en Bretagne, rend visite aux dinosaures du Jurassique en Bourgogne et du Crétacé en Provence, passe par le soulèvement des Alpes, la construction des volcans d'Auvergne et l'assèchement de la Méditerranée, et se termine par l'arrivée d'Homo sapiens sur le littoral français.
    Tout au long du parcours, on note les indices de ces aventures passées dans nos paysages actuels: ici, parmi les ceps de vigne, les éclats d'argile sont des coquilles d'œufs de dinosaures ; ailleurs, les pierres multicolores qui ornent les murs d'un château sont les blocs éjectés par un impact d'astéroïde.
    Dans chaque chapitre, une carte de France de l'époque évoquée, aux rivages et aux reliefs insolites ; une vue d'artiste des événements et animaux préhistoriques ; des encadrés sur les monuments à visiter, et des itinéraires – à pied ou en voiture – pour explorer les sites les plus marquants de la région.
    Charles Frankelest géologue et spécialiste du système solaire. Il se partage entre la recherche, l'écriture et la réalisation de documentaires et a déjà publié au Seuil, La Vie sur Mars, " Science ouverte ", 1999 et La Mort des dinosaures, " Points sciences ", 1999.
    Illustrations intérieures de Pierre-Emmanuel Paulis

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La mer des califes ; une histoire de la méditerranée musulmane (VIIe-XIIe siècles)

    Christophe Picard

    • Seuil
    Parution : 29 Janvier 2016 - Entrée pnb : 24 Janvier 2016

    Fernand Braudel reconnut l'Islam comme l'une des grandes civilisations méditerranéennes, mais comme un acteur de second plan durant les siècles de croissance des échanges en Méditerranée. Dans son sillage, les histoires de la Méditerranée médiévale accordent une place subalterne aux marins de l'Islam, généralement relégués au rang de pirates.
    Cet ouvrage propose une histoire totalement renouvelée de l'espace méditerranéen. La production écrite des Arabes, prolifique durant toute la période médiévale, et la documentation archéologique en pleine croissance permettent de réévaluer le rôle des musulmans dans l'histoire de la Méditerranée, dont tant de sites portent encore la trace.
    On découvre alors que les califes et les oulémas ne se sont pas détournés de l'espace maritime, bien au contraire. Des marins, guerriers et marchands ne cessent de la sillonner tandis qu'elle est abondamment décrite par les géographes, cartographes et encyclopédistes. Territoire du jihad des califes, elle n'a cessé de faire l'objet d'une attention soutenue de la part de l'Islam médiéval.
    Christophe Picard est professeur à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'Islam médiéval.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les usages de la coutume ; traditions et résistances populaires en Angleterre, XVIIe-XIXe siècles

    Edward P. Thompson

    • Seuil
    Parution : 24 Septembre 2015 - Entrée pnb : 20 Septembre 2015

    Les Usages de la coutume propose la traduction en français de Customs in Common, ouvrage dans lequel l'historien britannique Edward P. Thompson avait rassemblé en 1991 ses articles majeurs. Tous ont marqué la réflexion historiographique depuis près de cinq décennies. À l'aide de notions comme l'histoire vue d'en bas, l'agency, l'économie morale ou la discipline du travail industriel, Thompson, à partir du cas anglais, y analyse les transformations des sociétés européennes entre le XVIIe et le XIXe siècle. Dans une société travaillée par le paternalisme de la noblesse, les tensions sur le marché des subsistances, la privatisation des biens communs ou l'impossibilité du divorce, Thompson scrute les luttes des hommes et des femmes du peuple pour conserver leur place et leurs droits, batailles dont il n'a cessé de rappeler l'actualité. La défense de la coutume y apparaît alors comme le principal moyen pour s'opposer aux réformes qui ouvrent la voie à la société libérale.
    Intellectuel peu conventionnel, aux marges de l'Université britannique, E. P. Thompson (1924-1993) n'a jamais séparé la rigueur et l'inventivité de ses recherches de son engagement militant au service d'un socialisme humaniste, depuis la nouvelle gauche des années 1950 jusqu'à la campagne européenne pour le désarmement nucléaire à partir de 1980. La Formation de la classe ouvrière anglaise (1963, trad. fr. 1988), Whigs and Hunters (1975) ou Albion's Fatal Tree (1975) comptent parmi les livres les plus lus et les plus discutés à l'échelle mondiale, aussi bien dans les pays émergents, Inde, Chine, Amérique latine, qu'en Europe et en Amérique du Nord. Ses analyses et ses propositions restent au cœur des débats intellectuels et politiques contemporains.
    Traduit de l'anglais par Jean Boutier et Arundhati Virmani.
    " Hautes Études " est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La haine des clercs ; l'anti-intellectualisme en France

    Al-Matary Sarah

    • Seuil
    Parution : 14 Mars 2019 - Entrée pnb : 13 Mars 2019

    La France, dit-on, serait la patrie des intellectuels. Ce lieu commun occulte la virulence des haines que s'attirent les clercs au " pays qui aime les idées ". Faut-il considérer que les accès d'anti-intellectualisme que l'histoire a retenus ‒ l'affaire Dreyfus, le " procès de l'intelligence ", la " querelle des mauvais maîtres " ‒ ne seraient que des accidents de parcours propres à dramatiser le récit national ?
    Cet ouvrage montre au contraire que l'anti-intellectualisme manifeste, en France, une ardeur continue depuis le XIXe siècle. De Proudhon à Michel Houellebecq, des anarchistes aux catholiques intransigeants, des nationalistes maurrassiens aux maoïstes ou aux situationnistes, il entrelace des traditions à première vue contradictoires, dont les clivages manichéens – entre la gauche et la droite, l'art et la critique, la mondanité et la science, l'élitisme et le populisme – ne permettent pas d'appréhender la convergence au sein d'une culture partagée.
    Aux " rhéteurs ", aux " gendelettres ", au " prolétariat des bacheliers ", aux " fonctionnaires de la pensée ", aux " intellectuels fatigués ", à l'" intelligentsia ", on reproche de servir le pouvoir ou de subvertir le peuple, de s'engager ou de se taire, de parler pour les autres ou de disserter entre eux... Mais derrière le procès des intellectuels, le plus souvent instruit dans leurs rangs, c'est moins une " guerre à l'intelligence " qui est menée que des batailles de frontières autour de leur place en démocratie.
    Ancienne élève de l'École normale supérieure Lettres et Sciences humaines, Sarah Al-Matary est maîtresse de conférences en littérature à l'université Lumière-Lyon 2. Ses travaux portent notamment sur l'histoire des polémiques intellectuelles.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Amérique latine ; introduction à l'Extrême-Occident

    Alain Rouquié

    • Seuil
    Parution : 25 Décembre 2014 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    L'Amérique est depuis Colomb le continent des malentendus, aussi notre vision de l'"autre Amérique" échappe-t-elle rarement à l'exotisme insignifiant ou aux généralisations superficielles. Privilégiant une approche transversale, Alain Rouquié a écrit, en comparatiste, la première synthèse qui rend compte de la diversité d'une région qu'on aurait tort de traiter de manière indistincte, en fonction d'une apparente homogénéité perçue à travers l'héritage espagnol ou portugais.
    Géographie, histoire, politique, économie et relations internationales : une série de coupes restitue les éléments d'unité mais aussi les différences essentielles d'un Extrême Occident dont on ne peut ignorer l'importance économique, le rôle politique ou l'apport culturel.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les Mamelouks (XIIIe-XVIè siècles) ; une expérience du pouvoir dans l'Islam médiéval

    Julien Loiseau

    • Seuil
    Parution : 26 Septembre 2016 - Entrée pnb : 29 Septembre 2016

    Cet ouvrage est consacré à l'une des expériences politiques les plus originales qu'ait connue le monde islamique : le règne des Mamelouks sur l'Égypte et la Syrie entre le milieu du XIIIe siècle et le début du XVIe siècle. Le recrutement d'esclaves soldats (en arabe : mamluk ) et la promotion d'affranchis dans la hiérarchie de l'État ont certes une histoire millénaire en Islam, inaugurée par les califes abbassides au IXe siècle et prolongée dans certaines provinces de l'empire ottoman jusqu'au XIXe siècle. Mais le régime qui s'est mis en place au Proche-Orient dans les années 1250 n'en était pas moins radicalement nouveau : pour la première fois, un ancien esclave soldat était élevé sur le trône avec le soutien des principaux officiers de l'armée, tous comme lui des mamelouks affranchis.
    L'auteur décrit le destin singulier de ces hommes, nés le plus souvent dans la steppe turque ou dans les montagnes du Caucase, que les hasards de l'esclavage jetaient au Proche-Orient et incorporaient à une nouvelle patrie, une nouvelle identité, une nouvelle fonction sociale. Éduqués dans la foi musulmane, formés aux arts de la guerre, les Mamelouks n'avaient pas seulement vocation à servir leur maître et à défendre leur pays d'adoption : les meilleurs d'entre eux – les plus beaux, les plus doués, les plus ambitieux – allaient ensuite gravir les échelons de la hiérarchie militaire et, pour quelques-uns, pouvoir prétendre au trône.
    Grand Prix des Rendez-vous de l'Histoire du monde arabe (IMA)
    Julien Loiseau est directeur du Centre de recherches français à Jérusalem et membre junior de l'Institut universitaire de France. Il a publié Reconstruire la maison du Sultan : Ruine et recomposition de l'ordre urbain au Caire, 1350-1450 (2010) et a participé à l' Histoire du monde au XVe siècle (sous la direction de Patrick Boucheron, 2009).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Histoire de la Prusse

    Michel Kerautret

    • Seuil
    Parution : 1 Octobre 2009 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    La Prusse offre un exemple rare dans l'histoire : celui d'un État puissant qui choisit de disparaître pour se fondre dans une entité plus vaste. Instrument de l'unité allemande, la Prusse lègue à la construction bismarckienne un héritage très prégnant, pour le meilleur ou pour le pire. Et il serait difficile de comprendre l'Allemagne contemporaine en faisant abstraction de cet apport prussien, militaire certes, mais aussi religieux, culturel, moral, juridique.
    L'histoire de la Prusse, inextricablement liée à celle de l'Europe centrale, ne recoupe que sporadiquement celle de la France. Cela explique sans doute l'absence de toute synthèse à son sujet dans l'historiographie française, même si celle-ci a produit quelques brillantes monographies. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune et à présenter l'histoire de la Prusse dans sa continuité et ses aléas, de ses origines médiévales à son absorption dans l'ensemble allemand, voire à sa survie posthume jusqu'à nos jours.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La couleur du marché ; racisme et néolibéralisme aux Etats-Unis

    Sylvie Laurent

    • Seuil
    Parution : 3 Octobre 2016 - Entrée pnb : 15 Septembre 2016

    L'enthousiasme suscité par l'élection de Barack Obama a masqué la perpétuation des inégalités raciales aux États-Unis. Cinquante ans après le vote des droits civiques, le mouvement " Black Lives Matter " et les violences policières ciblées qu'il dénonce apportent un démenti cinglant à l'illusion de l'équité.
    La majorité des Américains affirme aujourd'hui que Blancs et Noirs disposent des mêmes opportunités et accusent les minorités d'être à l'origine de leurs propres échecs. Selon la doxa néolibérale du mérite et de la responsabilité individuelle que les Républicains comme les Démocrates ont enracinée dans le pays, le marché serait neutre et impartial : color-blind. Mais cette notion désigne-t-elle vraiment l'indifférence à la couleur de peau ou plutôt l'aveuglement face aux traitements discriminatoires que continuent de subir les Africains-Américains en matière d'éducation, de logement, d'emploi, de revenu et de justice ?
    En retraçant la genèse de l'idéologie postraciale aujourd'hui en vogue aux États-Unis, ce livre montre comment le triomphe de la doctrine néolibérale reproduit structurellement au sein de la société américaine un racisme qui ne s'avoue pas comme tel.
    Sylvie Laurent est américaniste. Chercheur associée à Harvard et Stanford, elle enseigne à Sciences Po. Elle a notamment publié, au Seuil, Homérique Amérique (2008) et Martin Luther King (2015 ; rééd. Points, 2016).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Un nom impérissable ; Israël, le sionisme et la destruction des juifs d'Europe 1933-2007

    Georges Bensoussan

    • Seuil
    Parution : 1 Octobre 2009 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Pour l'opinion commune, confortée par la proximité chronologique des deux événements, la naissance de l'État d'Israël en 1948 est une conséquence quasi directe de la Shoah. En effet, un lien essentiel relie de nos jours la catastrophe juive du XXe siècle à l'État d'Israël, mais ce lien est de nature politique et il est postérieur à 1948.
    Comment le Foyer national juif a-t-il perçu la catastrophe qui se déroulait entre 1933 et 1945 ? Comment l'État d'Israël a-t-il géré ensuite le souvenir d'un événement qu'il va longtemps commémorer en opposant l'héroïsme des insurgés des ghettos à la " lâcheté " supposée de toutes les autres victimes ? Loin d'occuper la place centrale qui est désormais la sienne dans l'État d'Israël, le souvenir de la Shoah suscita longtemps une attitude de honte et de rejet. Or, aujourd'hui, en particulier depuis les guerres des Six jours (1967) et de Kippour (1973), et à rebours du rêve de l'" homme nouveau " voulu par le sionisme des pères fondateurs, la Shoah est au coeur de la construction de l'identité israélienne. C'est notamment par elle que les Israéliens sont redevenus juifs au terme d'un processus mémoriel qui pourrait, à terme, contribuer à fragiliser la légitimité même de l'État juif.
    Historien et professeur d'histoire, Georges Bensoussan est notamment l'auteur de Auschwitz en héritage ? D'un bon usage de la mémoire (Mille et une nuits, 1998, rééd. 2003), d'une Histoire intellectuelle et politique du sionisme (Fayard, 2002), et d' Europe. Une passion génocidaire. Essai d'histoire culturelle (Mille et une nuits, 2006).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty