Philosophie

  • L'esprit des mots ; Montesquieu en lui-même et parmi les siens

    Jean Ehrard

    • Librairie droz
    Parution : 1 Janvier 1998 - Entrée pnb : 28 Septembre 2016

    Il y a une énigme de Montesquieu, puisque ce représentant d'un monde que vinrent démembrer les révolutions successives demeure d'un apport réel dans l'argumentation des grands débats de la modernité. Pour tenter de circonscrire cette énigme, voire de l'élucider, Jean Ehrard prend le parti de presser Montesquieu d'un faisceau de questions originales, touchant la quête du bonheur, l'idée de souveraineté, ou bien encore l'Inquisition et la superstition. Des interrogations précises ainsi multipliées permettent de mieux approcher l'homme et sa personnalité. L'impossible portrait s'affine lorsqu'il saisit Montesquieu dans ses relations avec ses contemporains, précisant par exemple son approche de Voltaire comme, en aval, la lecture que firent de son oeuvre Rousseau, Diderot et Condorcet.

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  • Descartes ; dissimulation et ironie

    Fernand Hallyn

    • Librairie droz
    Parution : 1 Janvier 2006 - Entrée pnb : 28 Septembre 2016

    « Il y a peu de gens qui osent dire ce qu'ils croient », lit-on dans le Discours de la méthode. René Descartes fait sienne la constatation lorsqu'il évoque, toujours dans le Discours, certaines de ses réticences pour : « des personnes à qui je défère, et dont l'autorité ne peut guère moins sur mes actions que ma propre raison sur mes pensées. » Autrement dit : je suis le maître de ma pensée, ma raison est la seule autorité qui la gouverne ; mais l'« action », en l'occurrence le langage qui communique ma pensée, ne jouit pas de la même liberté.
    A des idées évidentes, claires et distinctes ne correspond donc pas nécessairement un discours transparent. Inversement, un discours n'est jamais à ce point transparent qu'il ne puisse comporter, dans les plis et les replis du texte, une autre configuration de la « vérité », moins claire et évidente qu'il n'y paraît, non acceptée et non souhaitée, celle précisément qu'on désire réprimer. Tel est le point de départ de l'essai que Fernand Hallyn consacre à ce que Descartes dissimule aux autres - et parfois à lui-même.

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  • Isaac Casaubon helléniste : des studia humanitatis à la philologie

    Parenty H L Ne

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    Parution : 1 Janvier 2009 - Entrée pnb : 16 Novembre 2019

    Pourquoi, à l'automne de la Renaissance, Isaac Casaubon, intellectuel protestant, brillant et peu fortuné, décida-t-il de se consacrer aux textes grecs au point d'être salué par ses contemporains comme le meilleur helléniste de sa génération ? Quelle représentation se faisait-il de ces textes ? Comment justifia-t-il, à ses propres yeux comme à ceux d'autrui, de s'y spécialiser ? Hélène Parenty mène l'enquête sur ces questions et montre que, plus généralement, c'est la conception que l'on se fait à l'époque de l'étude des lettres - irréductible à notre moderne littérature - qui est en jeu. Grammaire ou polymathie, philologie ou "studia humanitatis" : cette science aux contours flous, peu valorisée institutionnellement, est en quête d'identité. Promouvoir le grec, à travers des discours, mais surtout des pratiques, c'est aussi en définir la discipline et lui ménager une place dans l'architecture des savoirs.

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  • Le livre de boece de consolacion

    Boèce

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    Parution : 1 Janvier 2006 - Entrée pnb : 16 Novembre 2019

    Traduction anonyme en vers et en prose de la Consolatio Philosophiae de Boèce, Le Livre de Boece de Consolacion date d'environ 1350-1360. Il s'agit de la traduction française la plus répandue au XVe siècle, connue dans soixante-cinq manuscrits. Elle n'est pas sans rapport avec deux traductions antérieures, déjà éditées, Li Livres de Confort de Philosophie, traduction en prose de Jean de Meun, et Boeces: De Consolacion, une traduction anonyme en vers et en prose.
    La genèse du texte est complexe. A la première version connue fut d'abord ajouté le prologue de Jean de Meun. Ensuite y furent incorporées des gloses dérivant du commentaire latin de Guillaume de Conches. Ainsi Le Livre de Boece de Consolacion existe-t-il dans deux versions : avec et sans gloses. L'édition critique que donne Glynnis M. Cropp de la version glosée, d'après le manuscrit de base Auckland, City Libraries, Med. MS G 119, rend également compte des variantes contenues dans les manuscrits de contrôle de la version plus ancienne, en dépit du fait qu'elle soit démunie de gloses. Introduction, leçons rejetées et variantes, notes, appendices, table des noms propres et glossaire complètent l'édition du texte.

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  • Le cahier brun (1847-1868)

    Charles-Augustin Sainte-Beuve

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    Parution : 1 Janvier 2017 - Entrée pnb : 5 Mai 2022

    Le Cahier brun ou Deuxième cahier, complémentaire du Cahier vert (1834-1847) publié en 1976 par Raphaël Molho, est un ensemble d' « Observations et pensées » allant de septembre 1847 à décembre 1868. Le manuscrit, conservé à la Bibliothèque de l'Institut, est retranscrit ici intégralement pour la première fois. Ces réflexions, égrenées au fil de la plume et de l'humeur, font entrer le lecteur dans le laboratoire mental de l'écrivain. On y trouve pêle-mêle des maximes dans la plus pure tradition moraliste, des esquisses de portraits, des conversations et anecdotes couronnées d'une pointe maligne ou sceptique, et toujours, dans l'entre-deux des eaux morales et littéraires, une mise à nu des excès de l'imagination et de la vanité. Chronique littéraire, le Cahier brun est tout autant une chronique politique, où défilent les grandeurs du siècle, les directeurs de revues, les caméléons de l'opinion, d'un mot, toute la gent animale de la politique, de la littérature et du journalisme parisiens. Ce cahier est enfin une bibliothèque, en ce qu'on y accompagne Sainte-Beuve en nombre de ses lectures, que s'impose à tout moment la tentation du bilan, au rythme d'une pensée toujours mobile, soucieuse d'ôter les masques, sauf à se retrouver désenchanté de soi et de tous. Cette édition est complétée par deux autres inédits : la série des 116 feuillets que Sainte-Beuve avait prévu d'intercaler dans le Cahier brun, ainsi qu'un « troisième cahier » composé de 13 feuillets correspondant aux dernières semaines de l'écrivain. Professeur de littérature française à l'Université de Zurich, Patrick Labarthe a publié chez Droz Baudelaire et la tradition de l'allégorie (1999, rééd. en « Titre courant » en 2015 avec une préface d'Yves Bonnefoy).

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  • Erasmus ; the growth of a mind

    James Donald Tracy

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    Parution : 1 Janvier 1972 - Entrée pnb : 22 Octobre 2021

    Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

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  • Les deux recueils

    Jehan Marot

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    Parution : 1 Janvier 1999 - Entrée pnb : 8 Mars 2020

    Jean Marot revient de loin, de plus loin encore que son fils Clément. Non seulement parce qu'il a comme lui souffert de nos préjugés tenaces à l'encontre de la "grande rhétorique" et de cette période de l'histoire de notre poésie antérieure à 1550; mais aussi parce que son fils Clément, ce fils qui de son vivant avait tout fait pour le couvrir de gloire, a finalement après sa mort rejeté celui-ci dans une ombre si épaisse que nous avons failli l'y perdre à tout jamais de vue. ,Etablie pour sa première partie, d'après le recueil publié à Paris fin 1533 - début 1534 par Clément Marot, pour le reste d'après des sources manuscrites disséminées dans de nombreuses bibliothèques européennes, la présente édition a donc valeur d'indice. Elle témoigne d'abord d'une volonté correctrice qui, en cette fin de siècle, anime critiques et historiens contre le mythe progressiste mis en place par Du Bellay dans sa Deffence et illustration de 1549. Elle témoigne ensuite de la richesse de notre poésie à ce moment charnière où le "Moyen Age" devient pour nous "Renaissance". Elle permet enfin de découvrir l'oeuvre d'un "illustre poete françoys" et de mieux prendre conscience des liens essentiels qui la rattachent à celle du fils. Impossible, désormais, "d'escrire Clement" sans qu'aussitôt n'apparaisse, probablement ineffaçable, part même de son être, le nom du père.

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