Philosophie

  • Contre-histoire de la philosophie t.12 ; la résistance au nihilisme

    Michel Onfray

    • Grasset
    Parution : 17 Juin 2020 - Entrée pnb : 13 Mai 2020

    Après «  La pensée post-nazie » et «  L'autre pensée 68 », tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray  : écrire une «  contre-histoire » de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux.  Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus.
    Voici donc «  La résistance au nihilisme ».
     
    «  Les promesses de Mai n'ont pas été tenues.  La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche  : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation ».
    Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le «  gauchisme culturel », l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la «  gauche libertaire » de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures  : Vladimir Jankélévitch  ; Mikel Dufrenne et «  l'affirmation joyeuse »  ; enfin Robert Misrahi et «  les actes de la joie ». Avant de conclure sur la vie philosophique...

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  • Une brève éternité ; philosophie de la longévité

    Pascal Bruckner

    • Grasset
    Parution : 11 Septembre 2019 - Entrée pnb : 24 Août 2019

    Qu'est ce qui a changé dans nos pays depuis 1950  ? L'espérance de vie a augmenté de 20 à 30 ans, l'équivalent du total d'une existence  au XVII° siècle. Passé la cinquantaine, l'animal humain connaît une sorte de suspension  : plus tout à fait jeune, pas vraiment vieux, en apesanteur. C'est un sursis qui laisse la vie ouverte comme une porte battante. Formidable avancée qui bouleverse tout  : les rapports entre générations, la question affective et familiale, le sens même de notre destin. Ce sursis est à la fois passionnant et angoissant. Il faut remplir cette moisson de jours supplémentaires. Les échéances raccourcissent, les possibles s'amenuisent mais il y a encore de la découverte, des surprises, des amours bouleversantes. Le temps est devenu un allié paradoxal  : au lieu de nous tuer, il nous porte.Que faire de ce cadeau ambigu  ?  S'agit-il seulement de vivre plus longtemps ou plus intensément  ? De recommencer ou de bifurquer  ? Qu'en est-il du remariage, d'une nouvelle carrière  ? Comment éviter la fatigue d'être, la mélancolie des crépuscules, comment traverser de grandes joies et de grandes douleurs  ? Nourri à la fois de réflexions et de statistiques factuelles, puisant aux sources de la littérature, des arts comme de l'histoire, ce livre propose une philosophie de la longévité fondée non sur la résignation mais sur la résolution. En somme, un art de vivre cette vie en plus. N'y a-t-il pas une joie profonde àêtre encore vivants à l'âge ou nos ancêtres avaient déjà un pied dans la tombe  ?

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  • La société du peloton : philosophie de l'individu dans le groupe

    Guillaume Martin

    • Grasset
    Parution : 10 Novembre 2021 - Entrée pnb : 14 Octobre 2021

    «  La bataille au sein du peloton fait rage. Tous les équipiers tâchent de placer leurs leaders dans les meilleures dispositions à l'instant décisif. Ils se sacrifient. L'échappée se détache enfin, elle doit maintenant résister au retour du groupe principal. Malgré leur rivalité, les fugitifs doivent collaborer et harmoniser leurs efforts s'ils veulent conserver leur avance. Il n'y aura qu'un seul vainqueur et pourtant ce dernier ne peut espérer franchir le premier la ligne d'arrivée sans s'appuyer sur le travail des autres.  » 
     
    Sport individuel pratiqué en équipes, le cyclisme nous renvoie à nos plus profondes contradictions. Comme toute organisation humaine, le peloton est composé de différentes « classes sociales » où la place de chacun est attribuée selon son rôle à jouer : les premiers de cordées (les leaders), les cadres exécutifs (les capitaines de route), les prolétaires (les porteurs d'eau). Cet univers hiérarchisé, avec ses jeux de pouvoir et ses services échangés, où toutes les pulsions sont exacerbées et où il faut pourtant s'entendre, l'auteur le connaît bien puisqu'il le pratique au quotidien. Alors que peut nous apprendre ce microcosme cycliste sur ce qui est en jeu au sein de ce grand peloton que nous appelons la société ? A l'heure où les crises mondiales se multiplient - écologique, sanitaire, idéologique -, ne sommes-nous pas semblables à ce coureur ambigu et récalcitrant qui privilégie son intérêt propre, sans voir que cela nuit à l'ensemble de la communauté ?
    « Vélosophe » consacré par ses chroniques au Monde et par son livre Socrate à Vélo, Guillaume Martin nous offre une traversée personnelle des incohérences de notre temps, où le sport sert de modèle pour repenser la société. Et si la voie se trouvait dans le mariage de deux disciplines que tout semble opposer ? Dans une éthique des cimes où la philosophie et le sport se cherchent et se tutoient.

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  • Reconnaître le fascisme

    Umberto Eco

    • Grasset
    Parution : 19 Avril 2017 - Entrée pnb : 4 Juillet 2017

    « Je crois possible d'établir une liste de caractéristiques typiques de ce que j'appelle l'Ur-fascisme c'est-à-dire le fascisme primitif et éternel.
    L'Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil.
    Ce serait tellement plus confortable si quelqu'un s'avançait sur la scène du monde pour dire "Je veux rouvrir Auschwitz..."
    Hélas, la vie n'est pas aussi simple.
    L'Ur-fascisme est susceptible de revenir sous les apparences les plus innocentes.
    Notre devoir est de le démasquer, de montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes - chaque jour, dans chaque partie du monde. »Umberto Eco 
    L'auteur mêle ici souvenirs personnels de sa jeunesse sous le fascisme et analyse structurelle des 14 archétypes du fascisme primitif et éternel.

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  • Le bouc émissaire

    René Girard

    • Grasset
    Parution : 7 Octobre 2009 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Oedipe est chassé de Thèbes comme responsable du fléau qui s'abat sur la ville. La victime est d'accord avec ses bourreaux. Le malheur est apparu parce qu'il a tué son père et épousé sa mère. Le bouc émissaire suppose toujours l'illusion persécutrice. Les bourreaux croient à la culpabilité des victimes ; ils sont convaincus, au moment de l'apparition de la peste noire au XIVe siècle, que les juifs ont empoisonné les rivières. La chasse aux sorcières implique que juges et accusées croient en l'efficace de la sorcellerie. Les Evangiles gravitent autour de la passion comme toutes les mythologies du monde mais la victime rejette toutes les illusions persécutrices, refuse le cycle de la violence et du sacré. Le bouc émissaire devient l'agneau de Dieu. Ainsi est détruite à jamais la crédibilité de la représentation mythologique. Nous restons des persécuteurs mais des persécuteurs honteux. "Toute violence désormais révèle ce que révèle la passion du Christ, la genèse imbécile des idoles sanglantes, de tous les faux dieux des religions, des politiques, des idéologies."

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  • Traite d'athéologie

    Michel Onfray

    • Grasset
    Parution : 26 Janvier 2005 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Ce livre est né d'une indignation et d'une urgence : l'indignation ? C'est le fait que, trois siècles après le triomphe des « Lumières », et un siècle après la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le politique et le religieux soient encore si inextricablement mêlés dans nos sociétés prétendument laïques et démocratiques. L'urgence ? C'est le spectacle du monde comme il va - des évangélistes néo-conservateurs aux fanatiques du Djihad. Partout, observe Michel Onfray, Dieu, jadis chassé par la porte, revient par la fenêtre... D'où cet essai, savant, polémique, conceptuel et sensuel, où le philosophe anti-platonicien qu'est Michel Onfray tente de pointer, de dénoncer, de dépasser, cette « haine des corps » qui, semble-t-il, gît secrètement derrière le retour généralisé du divin, et du « désir de salut », dans nos sociétés. Son livre se compose de quatre parties où, après l'exposé-bilan de l'état actuel d'une « régression », se trouvent revisités le monothéisme, le christianisme et la théocratie.
    L'essentiel, ici, peut ainsi se résumer : à quel prix - humain, amoureux, politique... - nos contemporains paieront-ils leur allégeance au ciel ? Dans ce livre, il est ainsi question de Jésus et des femmes, du désir et de la démocratie, de Saint-Paul et de Nietzsche. L'auteur, en matérialiste conséquent, provoque, stimule, suggère. A l'heure des intégrismes et des laïcités honteuses, ce Traité d'athéologie promet de faire du vacarme...

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  • Les cinq sens

    Michel Serres

    • Grasset
    Parution : 26 Août 2009 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Le nouveau corps confie au sport son souffle, son coeur, sa sueur et ne travaille presque plus de force mais sur des codes ; sanitaire et aseptique, rectifié par les remèdes et la prédiction médicale, il repousse la mort de trente ans et l'antique souffrance quasi définitivement ; diététique, grignotant des calories du bout des dents, il absorbe ce que ses pères n'auraient pas reconnu pour nourriture ni pour breuvage ; nu et libre sur les plages mixtes, le nouveau corps sexuel se reproduit peu et artificiellement parfois ; toutes nouveautés contrebalancées par les squelettes ravagés d'épidémies sans recours, se multipliant et mourant par millions vers l'hémisphère Sud, livrés à toutes les horreurs dont nous nous délivrons ; comment ces corps si vite changés en moins d'un demi-siècle habiteraient-ils le même monde, sentiraient-ils par les mêmes sens, logeraient-ils la même âme ou une semblable langue que l'ancienne chair accablée de poids et de nécessités, malade, sale, affamée ou repue, verbeuse, soumise au labeur et non à l'exercice, à la morale plus qu'à la médecine, dont la philosophie de nos pères a parlé ?

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  • Philosopher ou faire l'amour

    Ruwen Ogien

    • Grasset
    Parution : 17 Septembre 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Armée de ses seuls concepts, la philosophie peut-elle saisir ce qu'il y a de charnel, de déraisonnable et d'ineffable dans chaque histoire d'amour ?
    Pour Ruwen Ogien, la réponse ne fait aucun doute : le philosophe ne doit pas abdiquer ses droits devant l'émotion, le sentiment, la passion.
    Son projet ? Ecrire un De l'amour rigoureux - quoique facétieux.
    Et traiter de cet obscur objet comme s'il s'agissait de n'importe quelle autre chose de la vie.
    D'où ce livre où, irrespectueux, « l'ami de la sagesse » s'interroge :
    L'amour est-il plus important que tout ? Peut-on aimer sans raison ? Ou sur commande ? L'amour se situe-t-il par-delà le bien et le mal ? Et, s'il ne dure pas, est-ce quand même un amour véritable ? A suivre...

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  • Le crépuscule d'une idole ; l'affabulation freudienne

    Michel Onfray

    • Grasset
    Parution : 21 Avril 2010 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme. Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinséque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail. Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science « dure »à laquelle aspirait son fondateur. On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité- qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une « ouverture » biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette « science de l'âme » qui n'en est pas une.

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  • Dé-coïncidence ; d'où viennent l'art et l'existence

    François Jullien

    • Grasset
    Parution : 13 Septembre 2017 - Entrée pnb : 13 Septembre 2017

    On voudrait croire que, quand les choses en viennent enfin à s'accorder, c'est là le bonheur...
    Or, c'est précisément quand les choses se recoupent complètement et coïncident que cette adéquation, en se stabilisant, se stérilise.
    La coïncidence est la mort. C'est par dé-coïncidence qu'advient l'essor.
    Dieu lui-même dé-coïncide d'avec soi, en mourant sur la Croix, pour promouvoir la vie vivante. Dans la faille de la dé-coïncidence une initiative est à nouveau possible se déployant en liberté.
    Or, comme l'Âge classique a fait de l'adéquation la définition même de la vérité, ou de la coïncidence avec la Nature le grand précepte de l'art comme de la morale, il est revenu à la modernité de rompre avec ce confort de la pensée.
    François Jullien fait jouer ici le concept de «  dé-coïncidence » dans la Bible, la peinture, la littérature, la philosophie, pour montrer comment il est à la source de l'art et de l'existence.

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  • Des choses cachées depuis la fondation du monde

    René Girard

    • Grasset
    Parution : 14 Mars 2001 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    On savait, depuis La Violence et le Sacré, que toute société humaine est fondée sur la violence, mais une violence tenue à distance et comme transfigurée dans l'ordre du sacré. Dans ce nouveau livre, René Girard applique cette intuition originaire au grand recueil mythique de la mémoire occidentale, c'est-à-dire à la Bible qui est tout entière, selon lui, le cheminement inouï vers le Dieu non violent de notre civilisation. Il s'ensuit une relecture critique et proprement révolutionnaire du texte évangélique qui apparaît du coup comme un grand texte anthropologique, le seul à révéler pleinement le mécanisme victimaire. Il s'ensuit aussi la fondation d'une nouvelle psychologie fondée sur un mécanisme simple et universel que Girard appelle la « mimésis » et qui permet de faire le partage entre les processus d'appropriation, générateurs de violence, et les antagonismes, producteurs de sacré. Chemin faisant, on assiste à de magistrales analyses comparatives de Proust et de Dostoïevski, de Freud et de Sophocle, à la lumière de cette notion nouvelle et qui se révèle particulièrement féconde de « désir mimétique ». René Girard, cette fois, approche du but, de cette anthropologie générale qui est, de son propre aveu, le projet ultime de son oeuvre : c'est pourquoi il nous donne là peut-être un des livres clés pour comprendre les mystères de notre monde et de ses plus lointaines, de ses plus archaïques généalogies.

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  • La règle du jeu n.75

    La Regle Du Jeu

    • Grasset
    Parution : 26 Janvier 2022 - Entrée pnb : 9 Janvier 2022

    Comment trouve-t-on le temps de lire quand on est écrivain, journaliste, artiste, professeur, cinéaste ou président de la République ? Et comment ce temps peut-il orienter le cours d'une existence ?
    Quelles sont les lectures marquantes ou manquées, fertiles ou honteuses de Michel Houellebecq ou de Leos Carax, d'Arnaud Despleschin ou d'Emmanuel Carrere, de Martial Raysse ou de Mario Vargas Llosa, de Salman Rushdie ou d'Ahmad Massoud, du Général Sirwan Barzani, de Valérie Pécresse, d'Anne Hidalgo, de Yann Moix, Frédéric Beigbeder, Christine Angot ou Claudio Magris?
    Toutes ces questions ne font qu'en décliner une, aussi vieille que l'histoire, et qui se réinvente pourtant à chaque génération : « Comment lisez-vous ? »
    C'est cette question que La Règle du Jeu, à l'occasion de ses 30 ans, a posée à des lecteurs divers et impulsifs, frénétiques et hantés par leurs bibliothèques.
    Au total, 177 réponses - légères ou graves, fantaisistes ou profondes, inattendues et, parfois, très intimes.
    En 1919, les surréalistes demandaient aux écrivains : « Pourquoi écrivez-vous ? ».
    Un siècle plus tard, c'est la même enquête, sous une autre forme, qui se poursuit.
    Au total, un portrait chinois de l'époque.
    Une expérience littéraire et un document.
    Et, en introduction, un long texte de Bernard-Henri Lévy, directeur de la revue : Après Babel.

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  • Les transformations silencieuses t.1; chantiers

    François Jullien

    • Grasset
    Parution : 18 Mars 2009 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    « Grandir, vieillir ; mais également l'indifférence qui se creuse, jour après jour, entre les anciens amants, sans même qu'ils s'en aperçoivent ; comme aussi les Révolutions se renversant, sans crier gare, en privilèges, ou bien le réchauffement de la planète : autant de modifications qui ne cessent de se produire ouvertement devant nous, mais si continûment et de façon globale, de sorte qu'on ne les perçoit pas. Mais on en constate soudain le résultat - qui nous revient en plein visage. Or si cette transformation continue nous échappe, c'est sans doute que l'outil de la philosophie grecque, pensant en termes de formes déterminées, échouait à capter cette indétermination de la transition. De là l'intérêt à passer par la pensée chinoise pour prêter attention à ce même : celui de « transformations silencieuses » qui, sous le sonore de l'événement, rendent compte de la fluidité de la vie et éclairent les maturations de l'Histoire tout autant que de la Nature. De notion descriptive, on pourra alors en faire un concept de la conduite, stratégique comme aussi politique: face à la pensée du but et du plan, qui a tant obsédé l'Occident, s'y découvre l'art d'infléchir les situations sans alerter, d'autant plus efficace qu'il est discret. » François Jullien

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  • Traite de l'efficacite

    François Jullien

    • Grasset
    Parution : 12 Février 2009 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    "Passer par la Chine est pour moi un moyen, un levier pour questionner. Au fond si j'ai appris le chinois c'est pour mieux lire le grec". Ainsi François Jullien interroge-t-il notre manière occidentale de penser. Qu'est-ce donc que l'efficacité ? Est-ce le mouvement volontariste qui porte au but recherché ? Ou au contraire, plutôt que de chercher à se pousser, selon la pensée occidentale, est-ce se laisser pousser selon la méthode chinoise ? Ici, deux visions s'opposent : ce que nous découvrons en Chine, c'est une conception de l'efficacité qui apprend à laisser advenir l'effet. Un traité qui questionne notre monde.

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  • Contre-histoire de la philosophie t.1 ; les sagesses antiques

    Michel Onfray

    • Grasset
    Parution : 15 Février 2006 - Entrée pnb : 18 Août 2021

    Dans cette Contre Histoire de la philosophie, Michel Onfray se propose d'examiner en six volumes vingt-cinq siècles de philosophie oubliée. Les manuels, les histoires, les encyclopédies, les travaux universitaires, les programmes scolaires, les colloques, les éditions, les traductions évitent soigneusement cet immense continent de la philosophie. Voilà pourquoi nous ne connaissons de cette discipline que ses protagonistes les plus austères et les moins drôles. Pour quelles raisons ?
    Parce que l'histoire de la philosophie est écrite par les vainqueurs d'un combat qui, en gros, opposa idéalistes et matérialistes. Avec le christianisme, les premiers accèdent au pouvoir intellectuel pour vingt siècles. Dès lors, ils favorisent les penseurs qui travaillent dans leur sens et effacent consciencieusement toute trace de philosophie alternative. D'où une occultation des matérialistes, des cyniques, des cyrénaïques, des épicuriens, des gnostiques licencieux, des frères et soeurs du Libre Esprit, des libertins baroques, des ultras des Lumières, des utilitaristes anglo-saxons, des socialistes dionysiens, des nietzschéens de gauche et autres continents peuplés de furieux personnages. Cette Contre histoire en raconte l'aventure.
    Le point commun de tous ces individus ? Leur goût d'une sagesse praticable, d'un vocabulaire clair, d'un exposé limpide, d'une théorie à même de produire une vie philosophique. A la manière des sages antiques, tous tournent le dos au langage obscur, à la philosophie pour philosophes, aux discussions de spécialistes, aux sujets professionnels pour faire de la philosophie un art de vivre - de bien vivre, de mieux vivre.
    Ces six volumes ramassent sept années du travail effectué par Michel Onfray pour nourrir son séminaire de philosophie hédoniste à l'Université Populaire de Caen créée par ses soins en 2002. Ces textes servent de support à ses improvisions effectuées chaque mardi soir devant plus de cinq cents personnes. Ses cours sont diffusés par France Culture depuis trois années et édités en coffrets de douze CD audio par Frémeaux, avec France Culture et Grasset. Les trois coffrets parus (sur douze prévus) ont déjà permis en moins de deux ans la vente de plus de 150.000 disques




    TABLES DES SIX VOLUMES DE LA
    CONTRE HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE


    Tome 1 :
    L'archipel pré chrétien.
    De Leucippe à Diogène d'Oenanda (VI° av. II° ap.).

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  • Dieu, la mort et le temps

    Emmanuel Levinas

    • Grasset
    Parution : 11 Août 2021 - Entrée pnb : 13 Août 2021

    Il s'agit d'un volume original, composé de deux cours professés en Sorbonne par Emmanuel Levinas, entre 1975 et 1976. L'un a pour titre {la Mort et le temps}, l'autre s'intitulait lorsqu'il fut prononcé : {Dieu et la philosophie}. Les deux textes ont étéétablis par Jacques Rolland, un jeune philosophe proche de Levinas, puis revus et corrigés par Levinas lui-même. {La Mort et le temps} : le philosophe dialogue et débat avec Heidegger et Bloch, mais aussi avec quelques-uns des grands maîtres de la tradition, Aristote, Hegel et Kant notamment. {Dieu et la philosophie} : comment nommer Dieu ? Comment énoncer le concept ? Comment le formuler ? Levinas examine les diverses conceptions que nous avons de la divinité.

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  • Ce virus qui rend fou

    Bernard-Henri Lévy

    • Grasset
    Parution : 10 Juin 2020 - Entrée pnb : 13 Mai 2020

    Une épidémie est, toujours, un phénomène social en même temps qu'un désastre sanitaire. Que nous dit, donc, cette épidémie-ci de la société qui est la nôtre? Que nous révèle-t-elle de son rapport au mal, au tragique et à la mort ? Un virus est-il un message ? Un agent de la providence et de l'histoire ? Est-il l'envoyé d'une Nature épuisée, et qui demanderait grâce ? D'une humanité exsangue, et qui voulait un carême planétaire ? A-t-on bien fait de mettre la planète à l'arrêt ? A-t-on raison d'espérer que, de ce coma où on l'a plongé, notre monde sorte régénéré ? Qu'est-ce que l'hygiénisme ? Que veut dire le Talmud quand il affirme que le meilleur médecin ira en enfer ?  Que penser de ce « pouvoir médical » qui semble, partout, se mettre en place et prendre le relais du Politique tel qu'il s'est défini de Platon à Jacques Lacan ? Et qu'est-ce qui a changé, en nous, depuis l'époque où Paul Claudel, dans L'Annonce faite à Marie, magnifiait le baiser au lépreux ? Ce sont quelques-unes des questions posées dans ce livre de colère et de savoir. L'hommage aux soignants n'y interdit pas la lucidité. 
    Les droits d'auteur seront reversés à l'ADELC (Association pour le Développement de la Librairie de Création).
     

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  • Nous

    Tristan Garcia

    • Grasset
    Parution : 9 Novembre 2016 - Entrée pnb : 10 Novembre 2016

    Dans ce livre à la fois original et rigoureux, Tristan Garcia entreprend de rendre lisible la condition brouillée de notre « nous » ou de nos « nous ». Ces affirmations de nous-mêmes paraissent désormais correspondre à différents plans identitaires, sur lesquels nous revendiquons successivement notre appartenance à une ethnie, à une communauté de croyance, à une classe sociale ou professionnelle, à une orientation sexuelle, à une génération, sans savoir comment nous représenter le « nous des nous », dont nous relevons tous en définitive.
    En ayant recours à toutes sortes de documents qui nous renseignent sur ce que nous appelons « nous », pamphlets, manifestes, journaux, textes théoriques ou chansons, l'auteur donne à entendre les mille voix qui ont prétendu parler au nom de nous: « nous les jeunes », « nous noirs », « nous blancs », « nous juifs », « nous musulmans », « nous femmes », « nous prolétaires », « nous décolonisés », « nous communistes », « nous homosexuels », « nous animaux et humains »... Tristan Garcia se montre attentif à toutes les traditions, et suspend tout jugement moral sur les contenus politiques, pour s'intéresser à la constitution d'une subjectivité politique: la détermination d'un « nous », d'un « vous », d'un « eux », le tracé de lignes entre amis et ennemis, la formation de solidarités et le creusement de fossés entre les camps.
     
    Désireux de comprendre ces phénomènes plutôt que de s'en réjouir ou de les déplorer, Nous est ainsi un premier essai de vision d'ensemble de la fragmentation et de la recomposition des identités collectives. Il examine les modèles qui se sont succédés, pour mieux tenter de rendre compte de cette déconstruction, avant de proposer de reconstruire une idée et une image de ce que nous appelons « nous », qui que nous soyons.
    Le livre donne ainsi très concrètement à voir le « nous » comme une superposition de calques, de plans transparents de notre imaginaire, sur lesquels nous prétendons tous découper l'espace social et nous y situer. Démontrant que ces calques de l'identité collective ont perdu leur fond, en se trouvant désolidarisés d'une nature sous-jacente, ce livre cherche à nos identités d'autres contraintes, qu'il trouve dans une dynamique d'extension et de contraction, et dans l'histoire de la domination et de la contre-domination.
    Ce qui en ressort est un modèle inédit, vivant, de ce que nous sommes, de « nous », en tant que forme souple, s'étendant et se repliant sans cesse suivant une logique qu'il révèle peu à peu, au fil d'un récit construit comme une enquête palpitante. C'est aussi une tentative radicale de trouver dans la « guerre de nous contre nous » une forme universelle de subjectivité qui nous tient toujours ensemble, au moment précis où elle paraît nous déchirer.

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  • Théorie du corps amoureux

    Michel Onfray

    • Grasset
    Parution : 2 Février 2000 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Pour en finir avec la monogamie, la fidélité, la procréation, la famille, le mariage et la cohabitation associés, Michel Onfray redéfinit le désir comme excès, le plaisir comme dépense, et invite à une théorie du contrat appuyée sur la seule volonté de deux libertés célibataires. Comme le modèle chrétien qui préside toujours à la définition de la relation entre les sexes, il propose une relecture des philosophes matérialistes et sensualistes de l'antiquité gréco-romaine.
    Michel Onfray oppose l'idéal ascétique pythagoricien, juif, platonicien et chrétien - qui suppose la misogynie, la haine du désir et des plaisirs, la condamnation de la chair, le mépris du corps, le pouvoir absolu du mâle - à l'idéal hédoniste cyrénaïque, cynique, épicurien, le célibat joyeux et l'égalité libertine des hommes et des femmes.
    Contre la vie mutilée, ce livre invite à une érotique solaire entièrement indexée sur ses pulsions de vie et refuse radicalement les pulsions de mort. Il propose de répondre à la question : comment rester libre dans la relation amoureuse ? et, pour ce faire, invite à déchristianiser l'éthique, à réaliser un féminisme libertin, à promouvoir un éros léger, ludique et à formuler une physiologie des passions qui permette un art de rester soi dans le rapport à autrui.
    Michel Onfray est né en 1959, il a écrit quinze livres dans lesquels il formule un projet hédoniste moral, La sculpture de soi (Prix Médicis de l'essai, 1993), politique, Politique du rebelle (1997) et de vie quotidienne, Le désir d'être un volcan (1996) et Les vertus de la foudre (1998) - les deux premiers tomes d'un journal hédoniste dont le troisième s'intitule L'archipel des comètes (à paraître en 2000).

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  • Construire l'ennemi et autres écrits occasionnels

    Umberto Eco

    • Grasset
    Parution : 12 Mars 2014 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Suite à une conversation dans un taxi new-yorkais avec un chauffeur pakistanais qui ne comprend pas qu'un pays puisse exister sans ennemis, Umberto Eco s'interroge. Après avoir constaté les ravages d'idéologies totalitaires telles que le nazisme ou le fascisme, la société actuelle ressent-elle la nécessité de se définir par rapport à un ennemi et de le diaboliser ? Les Etats renonceraient-ils, aujourd'hui, à l'opportunité de créer de nouveaux boucs émissaires pour renforcer le sentiment d'identité nationale et leur pouvoir ?Puis, à l'occasion de conférences ou d'essais à thèmes qui amusent autant celui qui parle que celui qui écoute, et qui sont, en somme, des exercices de rhétorique baroque, l'auteur aborde avec jubilation des sujets variés : l'idée de l'absolu, la tragédie d'Anna Karenine, la poétique de l'excès chez Victor Hugo, les divertissements inspirés par les almanachs, « Parlez-moi d'amour », etc.Le grand érudit qu'est Umberto Eco traite dans ces « écrits occasionnels » de questions qui l'intriguent et le passionnent, sans jamais oublier d'amuser son lecteur.  

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  • Le phenomene erotique

    Jean-Luc Marion

    • Grasset
    Parution : 19 Mars 2003 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    « L'amour, nous en parlons toujours, nous l'expérimentons souvent, mais nous n'y comprenons rien, ou presque. La preuve : nous ne pouvons plus en fixer un sens unique et le déchirons entre des contraires - eros et agapè, jouissance brute et charité abstraite, pornographie et sentimentalisme. Il en devient absurde ou insignifiant. Explication : la philosophie nous a persuadés de l'interpréter à partir de la conscience de soi (du cogito), comme une simple variante, dérivée et irrationnelle, de la claire pensée - il se rabaisse donc au rang de la « passion », maladive, irrationnelle, toujours douteuse.
    On conteste ici ce verdict. L'amour nous atteint infiniment plus sérieusement, plus originairement, il ne dérive pas de l'ego, mais le précède et le donne à lui-même. Bien avant la question des philosophes, «être ou ne pas être », ou la question des savants, « connaître certainement ou ignorer », une autre question m'obsède : « m'aime-t-on ? y-a-t-il quelqu'un pour m'aimer ? » Sans réponse à cette question, tout être et toute certitude tombent sous le coup de la vanité, qui leur demande «à quoi bon ? » Je me découvre alors en état de réduction érotique.
    On doit tenter de décrire les figures de la conscience, dans cette situation originaire : la nécessité absolue qu'on m'aime, et mon incapacité radicale à ne pas me haïr moi-même ; mon avancée unilatérale dans le rôle de l'amant ; le serment entre les amants qui fait surgir le phénomène érotique, unique et pourtant commun ; l'échange où chacun donne à l'autre la chair érotisée, que lui-même n'a pas, mais reçoit en retour ; l'acte sans fin, et pourtant toujours fini, de s'avancer chacun dans l'autre sans résistance ; la contradiction objective entre le temps court de jouir et le temps long de promettre, qui rend estimable la jalousie et raisonnable la perversion ; enfin, l'attente jusqu'à la fin des temps d'un tiers témoin, qui part et qui s'anticipe.
    L'amour, dans toutes ces figures, ne se dit et ne se fait qu'en un seul sens. Le même pour tous, Dieu compris. Car l'amour se déploie aussi logiquement que le plus rigoureux des concepts. Il précède tout et tout dépend de lui - les raisons des philosophes, les connaissances des savants et les choses du monde. Sans lui, tout est, mais tout est vain. Avec lui, tout devient possible, même et surtout l'impossible. »
    J.L.M.

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  • La sagesse de l'argent

    Pascal Bruckner

    • Grasset
    Parution : 13 Avril 2016 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    « L'argent est une promesse qui cherche une sagesse. L'expression doit s'entendre au double sens : il est sage d'avoir de l'argent, il est sage de s'interroger sur lui. Il rend tout  homme philosophe malgré lui : bien penser, c'est aussi apprendre à bien dépenser, pour soi et pour autrui. Avec l'argent, nul n'est à l'aise : ceux qui croient le détester l'idolâtrent en secret. Ceux qui l'idolâtrent le surestiment. Ceux qui feignent de le mépriser se mentent à eux-mêmes. Engouement problématique, réprobation impossible. Telle est la difficulté. Mais si la sagesse ne consiste pas à s'attaquer à cela même qui paraît à tous le symbole de la folie, à quoi bon la philosophie ? » P.B.                                                                                

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  • La raison gourmande

    Michel Onfray

    • Grasset
    Parution : 2 Août 2010 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Parmi les cinq sens, l'olfaction et le goût sont les plus décriés, car ils rappellent avec trop d'insistance que l'homme n'est pas seulement un être qui pense, mais qu'il est aussi un animal qui renifle, sent et goûte. D'où le discrédit jeté sur ces deux sens et ce qu'ils permettent : la gastronomie, l'art de manger et de boire. Or, on peut entendre la gastronomie comme une discipline qui voit le jour après la Révolution française, avec l'effondrement de l'Ancien Régime ; une philosophie du goût n'est pas pensable dans les catégories classiques de la pensée occidentale. Seule une perspective hédoniste permet d'aborder ce sujet d'une manière spécifiquement philosophique. La Raison gourmande se propose de répondre positivement à la question de Nietzsche : y a-t-il une philosophie du goût ? L'ouvrage est composé sur le mode contrapuntique : un chapitre solide, un chapitre liquide. Dom Perignon, Grimod de la Reynière, Brillat-Savarin, Carême deviennent ainsi - avec Leibniz, Descartes et Condillac - les héros de ce livre savant et drôle. Chaque fois, l'auteur s'interroge : quelle est la métaphysique promise par un ragoût ou une cuisson ? Et, inversement : de quelle technique gastronomique s'autorisent les grands systèmes philosophiques ?

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  • La puissance d'exister

    Michel Onfray

    • Grasset
    Parution : 4 Octobre 2006 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Après avoir écrit une trentaine de livres publiés en une vingtaine de langues et donné des conférences au Japon, au Brésil, aux Etats-Unis, en Argentine, en Inde, en Haïti, en Australie, au Mali, en Mauritanie, au Canada, au Maroc, sans parler d?une dizaine de pays d?Europe, Michel Onfray n?avait jamais été invitéà Paris pour présenter son travail avant 2005 ? soit seize années après la parution de son premier livre

    ?C?est à l?invitation de la Bibliothèque Nationale de France qu?il a donné en trois conférences une synthèse de sa proposition philosophique hédoniste qui contient une historiographie, une éthique, une esthétique, une bioéthique, une érotique, une politique. Ce travail a généré un texte repris, développé et augmenté. Il s?agit donc ici d?une véritable synthèse du chantier philosophique que l?auteur de La sculpture de soi s?est choisi à l?ombre de Nietzsche et des penseurs libertins ou matérialistes. Introduction magistrale à son oeuvre, cette Puissance d?exister s?ouvre de surcroit sur un texte majeur, d?une cinquantaine de pages, dans lequel l?auteur revient, sur un mode courageusement autobiographique, sur l?épisode fondateur de sa « vision du monde » - à savoir son séjour, au début de l?adolescence, dans un pensionnat dirigé par des prêtres salésiens. C?est là qu?il bâtit, par réaction, sa métaphysique hédoniste. Et là, sans doute, que s?amorça son grand règlement de compte avec le platonisme et le christianisme.
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