Ethnologie

  • Le geste et la parole t.2 ; la mémoire et les rythmes

    André Leroi-Gourhan

    • Albin michel
    Parution : 31 Mars 2022 - Entrée pnb : 1 Avril 2022

    Prolongeant Technique et langage, premier volume du Geste et la Parole, dans une perspective sociologique et esthétique, André Leroi-Gourhan continue d'explorer sa vision biologique du phénomène social sous deux aspects, l'un consacréà la mémoire et au geste technique, l'autre au symbolisme des rythmes et des formes. Dans une première partie, geste et mémoire sont considérés dans leur évolution, du silex tailléà la machine automatique, des recettes orales à la programmation électronique. La seconde partie débute par une "introduction à une paléontologie des symboles", où sont définis les rapports du comportement esthétique avec les attitudes de l'espèce et la personnalisation du groupe ethnique. L'auteur donne ici les éléments d'une analyse esthétique qui se développe progressivement des perceptions viscérales à l'art figuratif. D'une esthétique physiologique sans symbolisation, le lecteur passe à l'esthétique des formes fonctionnelles, puis aux "symboles de la société" où l'évolution spatio-temporelle du groupe aboutit à la domestication urbaine de l'espace et du temps. Revenant sur le langage des formes dans lequel l'art figuratif est pris comme témoin d'une expression abstraite du langage, antécédente puis parallèle à l'écriture, l'auteur tire le bilan des libérations successives de l'espèce humaine, pour poser le problème de l'évolution technique comme substitut et prolongement de l'évolution biologique.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le geste et la parole t.1 technique et langage

    André Leroi-Gourhan

    • Albin michel
    Parution : 31 Mars 2022 - Entrée pnb : 1 Avril 2022

    Après les deux volumes d'Evolution et Techniques (L'Homme et la Matière et Milieu et Techniques) qui donnaient le cadre systématique d'une étude générale des techniques, de la préhistoire au début de la période industrielle, André Leroi-Gourhan dans Le Geste et la Parole, dont Technique et langage est le premier volume, donne une synthèse sur le comportement matériel de l'homme. Partant des observations de la neuro-physiologie, il montre que l'emploi simultané de la main et de la face mûrit dans le comportement d'un nombre important d'espèces depuis les origines. L'évolution du corps et du cerveau et celle des manifestations techniques et esthétiques permettent de dégager une véritable "paléontologie du langage". La notion zoologique du territoire est ensuite exploitée pour définir l'économie des sociétés de chasseurs-ramasseurs, les modalités de l'apparition de l'élevage et de l'agriculture, puis l'enchaînement des conséquences techno-économiques qui conduit aux techniques du feu (céramique, métallurgie), à la formation des classes sociales et au développement du dispositif urbain. Technique, économie, langage se coordonnent ici depuis le plus lointain passé jusqu'à l'examen des chances biologiques de l'homme futur, dans la recherche d'une image totale du développement humain.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Kogis ; le message des derniers hommes et non Kogis ; le réveil d’une civilisation précolombienne

    ,

    • Albin michel
    Parution : 1 Octobre 2012 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Il existe des sociétés où la violence est identifiée, canalisée, où les jeunes sont élevés en harmonie avec la nature et d'où la pauvreté est absente. Des sociétés hautement démocratiques, solidaires, en quête permanente d'équilibre et de paix. C'est le cas de la société des Indiens Kogis, derniers héritiers des grandes civilisations précolombiennes du continent sud-américain. Repliés dans les hautes vallées de la Sierra Nevada de Santa Marta (Colombie), ils tentent de préserver leur mémoire et leur équilibre face aux agressions de la modernité (guérilla, narcotrafiquants, pilleurs de tombes...). Sauvé de la mort par les Indiens Kogis, Éric Julien s'est lancé, avec Gentil Cruz, son « frère » colombien, dans un pari fou : rendre leurs terres aux Kogis et les accompagner dans le réveil de leur culture. Trois ans après la parution de son premier livre, Le Chemin des Neuf mondes, il est retourné sur les territoires kogis et la chance lui a de nouveau souri : des cités de pierre revoient le jour ; des terres reprennent vie ; des rituels sacrés sont réinstaurés ; des objets précolombiens, récupérés auprès des pilleurs de tombes, sont rachetés et restitués aux autorités spirituelles de la communauté, les Mamus. Là-bas, une mémoire reprend vie, un peuple retrouve espoir, une guérison s'accomplit. Et, pas à pas, un chemin se rouvre qui interroge notre monde et révèle une philosophie à même d'éclairer les impasses de notre temps.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'impensable rencontre ; chroniques des « Sauvages » de l'Amerique du nord

    Marie-Hélène Fraisse

    • Albin michel
    Parution : 1 Octobre 2014 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Le Nouveau Monde, continent « imprévu » ne figurant sur aucune carte, a longtemps troublé les visiteurs venus d'Europe. La radicale étrangeté de ceux qu'ils nommaient « Indiens » par erreur suscitait en effet leur étonnement. Ils admiraient leur hospitalité mais critiquaient leur sexualité débridée, leur cruauté, se demandant si ces êtres étaient des humains à part entière. Le « Bon Sauvage » n'était-il pas plutôt un « affreux Barbare » ?De Christophe Colomb et Samuel de Champlain à George Catlin et Edward S. Curtis en passant par Cabeza de Vaca, Francisco Vasquez de Coronado, Henry Hudson, Vitus Behring, c'est à un formidable voyage à travers l'histoire de l'Amérique et des mondes indiens que nous convie Marie Hélène Fraïssé. Carnets de route, rapports d'expédition, ethnographies sommaires, relevés topographiques et naturalistes : les textes des "découvreurs" recueillis ici expriment à la fois la fascination et la crainte suscitées par l'« impensable rencontre » entre Européens et Amérindiens. Ils permettent aussi de saisir les sociétés indiennes dans leur singularité, à la veille d'une destruction de très grande ampleur, tout comme la perplexité des Européens en Amérique du Nord, confrontés pendant quatre siècles d'expansion à diverses populations de « Sauvages »... ainsi qu'on les appelait encore, il y a peu.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Transcrire les mythologies

    Detienne

    • Albin michel
    Parution : 1 Octobre 2017 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Qu'advient-il quand la mythologie est saisie par l'écriture, quand elle est livrée à des scribes ou pis, quand elle est enfermée dans un mausolée ?
    Que se passe-t-il quand certains se mettent à travailler les grands mythes, les discours de la tradition avec le stylet dont dispose la gent de l'écriture ?
    Poursuivant son exploration des frontières, qu'elles soient frontières de la langue (Savoirs de l'écriture en Grèce ancienne) ou frontières spatiales (Tracés de fondation), le groupe réuni autour de Marcel Detienne tente de comprendre comment une civilisation définit et transcrit son patrimoine oral, comment elle le conserve et le transmet aux générations suivantes.
    Ainsi, les historiens et les anthropologues Georges Charachidzé, Gilbert Hamonic, Christian Jacob, Gérard Lenclud, François Macé, Thomas Rmer, John Scheid, Carlo Severi, Françoise Smyth et Léon Vandermeersch - qui ont participéà cet ouvrage contribuent àéclairer par leur analyse des grandes traditions (japonaise, chinoise, grecque, etc.) la question de la transmission culturelle si cruciale dans nos sociétés modernes.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Au fondement des sociétés humaines

    Godelier-M

    • Albin michel
    Parution : 14 Janvier 2009 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Au fondement des sociétés humaines, il y a du sacré. Autant le savoir, et apprendre le secret de fabrique de ce qu'en Occident on appelle le « politico-religieux », en ces temps où le lien social se distend, où la logique communautariste et identitaire semble l'emporter sur ce qui rassemble.Ce livre est le fruit de quarante ans de recherche, par l'anthropologue français le plus connu à l'étranger après Claude Lévi-Strauss, et dont le parcours a été marqué par quatre étapes majeures sur le chemin de cette conclusion fondamentale, chacune d'elles faisant ici l'objet d'un chapitre : il est des choses que l'on donne, des choses que l'on vend, et d'autres qu'il ne faut ni vendre ni donner mais garder pour les transmettre ; nulle société n'a jamais été fondée sur la famille ou la parenté ; il faut toujours plus qu'un homme et une femme pour faire un enfant ; la sexualité humaine est fondamentalement a-sociale. Un livre de référence, modèle de rigueur et de clarté, qui vaut aussi introduction générale à l'oeuvre de Maurice Godelier. « Avec une clarté de style et une probité intellectuelle exemplaires, Godelier reprend les grandes questions qui ont été celles de sa vie de chercheur et qui sont celles de la science des sociétés dites primitives : la question de l'échange, celle de la parenté, celle de la filiation, celle de la sexualité et celle de la société elle-même. »Christian Godin, L'Humanité. « Un ouvrage à plusieurs faces, où sont busculées quelques idées reçues, écartées bon nombre d'illusions et proposées des pistes nouvelles pour parvenir à comprendre ce qui façonne ces étranges machines que sont les groupes humains. Manifeste et bilan, plaidoyer pour les sciences sociales, claire synthèse d'un oeuvre déjà abondante, il amorce aussi des analyses qui visent au coeur de notre actualité. Ce qui fait plusieurs raisons de lire. »Roger Pol-Droit, Le Monde des livres. « Maurice Godelier engage une réflexion serrée sur le fondement et l'utilité de l'anthropologie pour répondre à tous ceux qui en appellent à sa disparition. »Page des libraires. « Un ouvrage passionnant. »Le Journal du CNRS. « Une puissante incitation à penser les sociétés humaines. »Baptiste Eychart, Les Lettres françaises.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le chemin des neuf mondes - les indiens kogis de colombie peuvent nous enseigner les mysteres de la

    Eric Julien

    • Albin michel
    Parution : 1 Octobre 2012 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    En 1985, le géographe et alpiniste Éric Julien entreprend une expédition dans les montagnes de Colombie. C'est là qu'il découvre les Indiens Kogis : victime d'un oedème pulmonaire, le jeune homme est sauvé par cette peuplade qui le soigne avec des plantes et des connaissances d'un autre temps. De retour à Paris, il découvre que ces Indiens sont les derniers héritiers des grandes cultures précolombiennes.
    Revenu dix ans plus tard sur les lieux de son expédition avec l'idée d'aider les Kogis à retrouver leurs terres ancestrales et à s'inventer un avenir qui leur soit propre, il doit faire face à de multiples difficultés (narcotrafiquants, guérillas, etc.) pour rejoindre, confinée dans de secrètes montagnes, une société qui a su préserver une grande beauté dans ses rapports avec la nature. Peu à peu, la confiance s'installe. En 1997, Eric Julien crée l'association Tchendukua « Ici et Ailleurs » qui, depuis la France, rachète et restitue aux Indiens Kogis leurs terres. En échange, il reçoit un cadeau d'une grande subtilité : la philosophie des Kogis, qui révèle une connaissance intime des écosystèmes.
    C'est justement l'un des messages dont le monde moderne a besoin pour mettre un terme à sa folie et redécouvrir l'harmonie.
    Nous pouvons aider les Indiens Kogis à survivre et ils peuvent nous aider à entrer dans le XXIe siècle. Saurons-nous écouter leur voix ?

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Pour ne pas disparaître ; pourquoi nos avons besoins de la sagesse ancestrale

    Wade Davis

    • Albin michel
    Parution : 4 Mai 2011 - Entrée pnb : 30 Mai 2021

    "Avant de mourir, l’anthropologue Margaret Mead a exprimé la crainte qu’en glissant vers un monde plus homogène, nous ne soyons en train de jeter les bases d’une culture moderne générique et informe, qui n’aurait pas de concurrente. Elle redoutait que toute l’imagination humaine ne soit contenue à l’intérieur des limites d’une unique modalité intellectuelle et spirituelle. Son pire cauchemar, c’était que nous nous réveillions un jour sans même nous souvenir de ce que nous avons perdu."
    Ainsi s’exprime l’anthropologue canadien Wade Davis qui, après avoir sillonné la planète pendant plus de quarante ans, confirme dans ce livre la réalité des menaces qui pèsent aujourd’hui non seulement sur la biodiversité mais aussi sur la diversité humaine et culturelle. Dans un avenir proche, de nombreuses cultures, parmi les plus fragiles, sont vouées à disparaître. Et avec elles, des connaissances, des modes de pensée, des arts et des spiritualités : toute une mémoire ancienne qui représenterait une perte considérable pour la planète.
    De la Polynésie aux Andes, du Mali au Groënland, du Tibet à l’Australie, Wade Davis nous entraîne dans un voyage qui est tout autant un plaidoyer en faveur des cultures anciennes qu’une invitation à repenser notre monde avant qu’il ne soit trop tard.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La couleur comme maléfice ; une illustration créole de la généalogie des blancs et des noirs

    Jean-Luc Bonniol

    • Albin michel
    Parution : 15 Avril 2010 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Lors de la découverte du Nouveau Monde, juste avant le mouvement de colonisation et la mise en place de la traite négrière, une assemblée de sorciers qui en voulaient particulièrement au genre humain aurait eu l'idée d'un maléfice particulièrement redoutable : faire en sorte que la couleur de la peau, dans les sociétés à venir, soit liée au rang... Du fait de la transmission héréditaire des caractères physiques, c'était condamner l'humanité tout entière à se segmenter interminablement, génération après génération, en fonction d'apparences fatalement inscrites sur le corps.
    Professeur d'anthropologie à l'université d'Aix-Marseille-III, Jean-Luc Bonniol propose dans cet ouvrage une réflexion sur la manière dont s'articule un destin biologique - la couleur de la peau - avec la gestion sociale de cette marque, à partir de l'histoire des Antilles de colonisation française du XVIIIe au XXe siècle. Il montre comment ces sociétés, confrontées à une correspondance originelle, au départ fortuite, entre une inégalité sociale et un contraste de couleur, ont géré les traits biologiques et surtout la transmission de ces traits par une «économie » matrimoniale bien surveillée, comment en quelque sorte le biologique a enregistré en lui l'ordre du social et comment par là une idéologie s'est véritablement incarnée.
    Cette étude des sociétés créoles fait non seulement comprendre les dangers d'une pérennisation des différences et d'une cristallisation des hiérarchies, mais contribue aussi à la mise au point d'outils d'analyse qui permettent, par-delà les incantations de l'antiracisme, de conjurer le maléfice de la couleur et d'entrevoir un monde résolument non racial.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Madre tierra ! pour une renaissance amérindienne

    Daniel Wermus

    • Albin michel
    Parution : 28 Septembre 2009 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Associant la solidarité humanitaire à l'échange culturel et spirituel, ce Guide Clés nous invite à une exploration inattendue de l'Amérique Centrale. Des vastes montagnes mexicaines aux paradisiaques îles panaméennes des Kunas, Daniel Wermus a rencontré des Amérindiens partagés entre modernité et âge chamanique qui, petit à petit, se réapproprient les traditions précolombiennes qui étaient les leurs. Héritiers de cultures aujourd'hui menacées, ils s'imposent comme les acteurs d'une véritable renaissance. Conviviaux, écolos, guérisseurs, magiciens, ces hommes nous offrent des solutions d'avenir pour réconcilier notre Terre Mère avec ses enfants.
    Dans les sept pays abordés - Mexique, Guatemala, Honduras, Salvador, Nicaragua, Costa Rica et Panama - comme dans le reste du continent, les initiatives foisonnent malgré l'adversité : violence, exclusion, nature déchaînée. De la radio indigène citoyenne au collège qui forme les cadres mayas de demain, du village qui répond à la pollution pétrolière par des chants et des danses aux chamanes qui soignent les drogués, la démarche est semblable : reconstruire le passé pour redevenir soi-même au xxie siècle.
    Madre Tierra, c'est aussi le cheminement d'un couple franco-suisse, Diego et Christiane Gradis, qui ont abandonné leurs brillantes carrières pour créer Traditions pour Demain, une ONG qui aide les peuples autochtones à recouvrer leur identité. Depuis quinze ans, ils osent affirmer : « Nous connaissons des Indiens heureux. »

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le pluralité des mondes ; vers une autre anthropologie

    Francis Affergan

    • Albin michel
    Parution : 14 Avril 2010 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Les modes de vie occidentaux s'étant diffusés partout, l'anthropologie n'a plus désormais de peuplades à découvrir. Désorientée après un essor fulgurant liéà l'ère post-coloniale, elle doit aujourd'hui faire face à l'absence de modèles explicatifs et se voit réduite trop souvent à une simple ethnographie de terrain, purement descriptive. Devant cette situation, les uns ont cherché le salut dans une analyse des sociétés contemporaines ; les autres, dans une formalisation capable de conférer enfin à l'anthropologie la dimension de science rigoureuse.
    Pour répondre à cet état de crise, Francis Affergan, professeur d'ethnologie à l'université de Nice, a voulu interroger les fondements mêmes de la discipline anthropologique et repenser son discours. S'inspirant des courants phénoménologiques, du second Wittgenstein et des théories du récit, et prenant appui sur son propre terrain, il recourt à la notion de fiction ou, selon l'expression de Husserl, d'« esquisse », entendue au sens de fabrique expérimentale et d'horizon de sens. Les sociétés et les cultures se forgent elles-mêmes dans une temporalité qui leur est propre et l'anthropologue peut en rendre raison à condition qu'il ne se laisse pas aveugler par des concepts prédéfinis (le clan, la tribu, la parenté, etc.), mais qu'il accepte de lire les sociétés comme traversées par des événements.
    Ainsi, l'ethno-anthroplologie, refusant de s'enfermer dans un empirisme aveugle, peut se donner les moyens de comprendre le sens, la pluralité et la diversité des mondes humains.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • André Leroi-Gourhan ou les Voies de l'homme

    Collectif

    • Albin michel
    Parution : 21 Novembre 2012 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    On trouvera dans Les Voies de l'homme une évocation de l'exposition et le texte des communications faites lors du colloque organiséà Paris en mars 87, un an après la mort d'André Leroi-Gourhan. Certains de leurs auteurs sont des anciens du Centre de formation aux recherches ethnologiques (H. Balfet, C. Bromberger, L. Bernot, R. Cresswell, J. Gutwirth, J.-D. Lajoux, C. Pétonnet), d'autres ont rejoint Leroi-Gourhan à l'occasion des fouilles d'Arcy-sur-Cure (J. Chavaillon, F. David, G. Gaucher, F. Poplin) ou de Pincevent (D. Baffier, J. Leclerc, M. Orliac) ; d'autres, enfin (J. Molino, G. Bosinski, A.-M. Cirese), n'ont jamais été ses élèves mais vont actuellement de l'avant dans les directions que Leroi-Gourhan a indiquées. Les organisateurs ont en effet pensé qu'il ne pouvait s'agir d'évoquer seulement le passé, il convenait aussi de montrer l'influence actuelle de l'oeuvre de Leroi-Gourhan, même au-delà des secteurs de la recherche qu'il a particulièrement contribuéà rénover.
    Par ailleurs, C. Lévi-Strauss évoque la figure de celui dont la route a souvent croisé la sienne, en particulier au temps où ils étaient tous les deux sous-directeurs au musée de lHomme et co-directeurs de l'Institut d'ethnologie de l'Université de Paris.
    Cet ouvrage contient en outre une bibliographie complète et un texte inédit de Leroi-Gourhan, celui du discours qu'il a prononcé lorsqu'il a reçu, en 1979, le prix de la fondation Fyssen ; il s'agit de « Réflexions sur l'art des cavernes ».

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les abandonnés de la République ; vie et mort des Amérindiens de Guyane française

    , ,

    • Albin michel
    Parution : 3 Septembre 2014 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Avec un sixième de la superficie de l'Hexagone, la Guyane est la plus vaste région française.  Environ dix mille Amérindiens de différentes ethnies y vivent, pour l'essentiel, sur la côte et le long des fleuves. Parmi eux, les Amérindiens du Haut Maroni, installés au coeur de la forêt amazonienne, sont victimes depuis plusieurs décennies d'un drame qui se joue dans le silence et l'indifférence. Une terrible épidémie de suicides ravage la population, tout particulièrement les jeunes, et l'orpaillage clandestin, source d'une véritable catastrophe sanitaire et environnementale - par la contamination au mercure qu'elle provoque - créé un climat de guerre.Face à cette violence et à des conditions de vie déplorables (absence quasi-totale d'infrastructures, d'équipements et de services publics), la France n'agit pas comme elle le devrait. Elle se contente d'offrir aux Amérindiens, qui ont déjà souffert d'un passé tragique comme d'une acculturation forcée, une nationalité et un drapeau, quelques maigres ressources, mais aucun accès véritable à leurs droits fondamentaux de citoyens français, à la santé et à une éducation respectueuse de leur culture, leur  refusant par là-même le droit d'être Amérindiens.C'est un tableau à la fois bouleversant et accablant qui s'offre ainsi au lecteur au moment même où, devant l'indifférence de la France, les Amérindiens ont décidé de porter plainte contre l'Etat et tentent de mobiliser l'opinion internationale. Fondée sur de nombreux témoignages, cette enquête menée sur le terrain par Yves Géry, Alexandra Mathieu et Christophe Gruner, saisit la réalité dramatique d'un peuple dont la survie dépend plus que jamais de la République.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La conversion inachevée ; les Indiens et la christianisme

    Joëlle Rostkowski

    • Albin michel
    Parution : 28 Septembre 2009 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Quels furent les modalités, les stratégies et les effets de la christianisation des Indiens ? L'indianité a-t-elle survécu à l'évangélisation, et quelle influence les religions indiennes ont-elles exercée sur le christianisme ?
    Partant de l'exemple des Sioux Lakotas et des Pueblos du Rio Grande, Joëlle Rostkowski a voulu répondre à ces questions tout en les replaçant dans l'histoire américaine. Au fil de son enquête, il apparaît que la diffusion du christianisme, depuis les premières missions jusqu'à la période contemporaine qui voit renaître les religions traditionnelles, fut nettement différente selon les communautés, les modes de conversion, les zones de répartition des missions catholiques ou protestantes. Cet essai, rédigéà partir de documents historiques (archives religieuses, histoire locale et tribale) et de témoignages actuels, pose avant tout le problème de la confrontation entre une religion traditionnelle fondée sur la sacralité d'une vision cosmique, et une religion du salut qui, se prétendant unique, s'est heurtée à des forces souterraines qu'elle n'a pu maîtriser. Le récit passionnant de cette "conversion inachevée" entraîne le lecteur au carrefour des cultures et des religions.

    30 prêts - 120 mois
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty