Seuil

  • Pour Roland Barthes

    Chantal Thomas

    • Seuil
    Parution : 11 Mai 2015 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    Ce livre est un exercice d'admiration et de reconnaissance : j'ai eu la chance de rencontrer en Roland Barthes un écrivain totalement habité par le désir d'écrire et qui avait la particularité d'écrire pour faire sentir ce désir, pour en faire partager le romanesque. D'écrire et d'enseigner, car il s'est agi pour moi en ces pages de chercher à faire exister le talent de parole de Barthes, l'étrange sagesse portée par son enseignement (un mélange d'intelligence analytique et de distance zen). Et plus largement, mais d'une façon qui lui est liée, de transmettre un certain nombre de valeurs que chacun de ses livres, du Degré zéro de l'écriture à l'admirable Chambre claire, réaffirme : l'amour de la langue, la différence au lieu du conflit, le goût du présent, le désir. Des valeurs sous le signe de l'harmonie, mais qui recèlent, s'il le faut, une dureté, un pouvoir de résistance absolue à tout ce qui se situe du côté du stéréotype, de la répétition mécanique, de la violence.
    Ch. T.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Sade, fourier, loyola

    Roland Barthes

    • Seuil
    Parution : 27 Juin 2016 - Entrée pnb : 5 Août 2016

    Essais
    "Sade, Fourier et Ignace de Loyola ont été des classificateurs, des fondateurs de langues : langue du plaisir érotique, langue du bonheur social, langue de l'interpellation divine, chacun a mis dans la construction de cette langue seconde toute l'énergie d'une passion.
    Cependant, inventer des signes (et non plus, comme nous le faisons tous, les consommer), c'est entrer paradoxalement dans cet après-coup du sens, qu'est le signifiant ; en un mot, c'est pratiquer une écriture. L'objet de ce livre n'est pas de revenir sur les propositions de contenu dont on crédite ordinairement nos trois auteurs, à savoir une philosophie du Mal, un Socialisme utopique, une mystique de l'obéissance, mais de tenir Sade, Fourier et Loyola pour des formulateurs, des inventeurs d'écriture, des opérateurs de texte.
    Je crois ainsi poursuivre un projet ancien, dont l'intention théorique pourra se lire à travers ces études concrètes et spéciales : jusqu'où peut-on aller d'un texte en ne parlant que de son écriture ?" R.B.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La seconde main ou le travail de la citation

    Antoine Compagnon

    • Seuil
    Parution : 25 Février 2014 - Entrée pnb : 10 Septembre 2014

    "Nous ne faisons que nous entregloser." Sans doute Montaigne le déplorait-il mais d'abord il en prenait acte, ainsi que les Essais en témoignent : toute parole rapporte, l'écriture est glose et entreglose. Tout est dit : telle est la loi du langage, la condition du discours. Mais il est diverses modalités de la répétition du déjà dit. L'une d'entre elles, la plus flagrante, donne à ce livre son départ et son horizon : la citation, non pas la citation en soi mais le travail de la citation, la reprise ou la seconde main, et les suivantes.
    Solidarité d'un fait de langage et d'une pratique instituée, la citation est un acte, une forme et une fonction. L'acte commande une phénoménologie qui le situe dans la lecture et dans l'écriture ; la forme, une sémiologie qui apprécie son mode de faire sens dans le texte ; la fonction, une généalogie qui recense quelques-unes de ses valeurs historiques bien détachées.
    Telles sont les grandes options d'un travail de la citation plutôt que sur la citation : c'est elle qui discourt et vadrouille car elle n'est pas un objet mais une idée fixe que ces pages, toute écriture, rêvent de défaire.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La revolution du langage poetique. l'avant-garde a la fin du xixe siecle: lautreamont et mallarme

    Julia Kristeva

    • Seuil
    Parution : 25 Décembre 2014 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    Refus du code social inscrit dès la structure de la langue ; prise sur la substance folle qui en réclame la liberté : le langage poétique est ce lieu où la jouissance ne passe par le code que pour le transformer.
    Il introduit donc, dans les structures linguistiques et la constitution du sujet parlant, la négativité, la rupture.
    Il faut lire un tel "langage" comme pratique : avec et à travers le système de la langue, vers les risques du sujet et l'enjeu qu'il introduit dans l'ensemble social. Irruption de la pulsion toujours sémiotique : moment de la négativité, éclatement de la structure signifiante dans le rythme, mise en procès du sujet. Nouvelle disposition du sémiotique dans l'ordre symbolique : temps de la limite, de l'énonciation, de la signification. Inséparables dans leur dialectique, ces deux mouvements font du langage poétique une pratique qui nous entraîne à repenser la logique de toute pratique. Lautréamont et Mallarmé sont les noms que porte, à la fin du XIXe siècle, cette expérience bouleversant la phonétique, le lexique, la syntaxe, les relations logiques, en même temps que l'"ego transcendantal". Dans la crise de l'Etat bourgeois, du droit paternel, de la religion, un sujet et son discours, qui se maintenaient depuis deux mille ans, s'effondrent. L'avant-garde du XXe siècle opère, en l'approfondissant, depuis cette révolution.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • POETIQUE ; poétique de la critique littéraire ; de la critique comme littérature

    Florian Pennanech

    • Seuil
    Parution : 23 Mai 2019 - Entrée pnb : 22 Mai 2019

    On considère habituellement qu'il y a d'un côté la littérature, de l'autre la critique : d'un côté l'écrivain, de l'autre le commentateur. Pour cette raison, s'il existe de nombreuses études sur l'art du romancier, du dramaturge ou du poète, il n'en existe guère sur celui du critique. On envisagera ici, au rebours d'une telle tradition, la critique comme de la littérature.
    Si la critique littéraire est un genre parmi d'autres, il n'y a plus aucune raison de se priver du plaisir (car c'en est un) de porter sur elle un regard de poéticien : on cherchera ainsi à forger une poétique de la critique – " poétique " devant s'entendre comme théorie générale des formes, et " critique " comme commentaire d'un texte particulier. On explorera ainsi les procédés d'écriture et de réécriture propres au discours critique, en laissant à d'autres, s'ils le souhaitent, le soin de se prononcer sur leur validité.
    D'Homère commenté par Zoïle ou Aristarque, jusqu'à Proust commenté par Barthes, Richard ou Starobinski, des scolies antiques et médiévales jusqu'aux recommandations du Monde des livres, des manuscrits grecs, byzantins ou chinois jusqu'aux réseaux sociaux, on arpentera tout un domaine jusqu'ici fâcheusement délaissé par la poétique.
    Il en résultera peut-être quelques conséquences imprévues – car, dès lors que la critique est envisagée comme une écriture, au même titre que son objet, il est bien possible que les textes critiques nous parlent autant d'eux-mêmes, si ce n'est plus, que des textes derrière lesquels ils prétendent généralement s'effacer.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le roman de Gilberte Swann ; Proust sociologue paradoxal

    Jacques Dubois

    • Seuil
    Parution : 11 Janvier 2018 - Entrée pnb : 10 Janvier 2018
    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Karl Kraus ; phare et brûlot de la modernité viennoise

    Jacques Le Rider

    • Seuil
    Parution : 11 Octobre 2018 - Entrée pnb : 10 Octobre 2018

    Voici la première étude d'ensemble, en langue française, de la vie et de l'œuvre d'une des étoiles les plus brillantes de la Vienne du tournant du siècle à l'entre-deux-guerres.
    Né en 1874, la même année que Hugo von Hofmannsthal et Arnold Schönberg, Karl Kraus (1874-1936) est l'une des plus grandes figures de cette modernité qui, de la fin de siècle aux années 1920, a fait passer la capitale viennoise au premier plan de l'histoire intellectuelle et artistique européenne.
    Orateur magnétique, maniant comme personne cet humour (juif) qui fut comme la marque d'un Empire à ses derniers feux, Kraus fascina autant les écrivains (Musil, Canetti, Broch), les musiciens (Schönberg, Berg), l'architecte Loos, l'explorateur de l'âme Freud, les philosophes, de Wittgenstein à Adorno, que Walter Benjamin, son interprète le plus profond et le plus lucide.
    Dramaturge, poète, essayiste, il fut avant tout un satiriste redouté, dénonçant dans sa fameuse revue, Die Fackel, les compromissions et les faux-semblants des milieux littéraire et politique, la corruption sous toutes ses formes (en particulier celle de la langue, qui lui semblait la plus destructrice) et la presse en général. Maître de l'essai satirique et polémique, de l'aphorisme, cultivant la provocation au nom d'une certaine idée de la culture et de la vérité, cet enragé magnifique est l'auteur d'authentiques chefs-d'œuvre (des Derniers jours de l'humanité à la Troisième nuit de Walpurgis).
    Richement documentée et portée de bout en bout par l'élan de créativité qui enflamma l'époque, cette passionnante biographie fera date.
    Jacques Le Rider est directeur d'études à l'École pratique des hautes études. Il est notamment l'auteur de Modernité viennoise et crise de l'identité, La Mitteleuropa, Les juifs viennois à la Belle Époque, et d'ouvrages de référence consacrés à Otto Weininger, Hugo von Hofmannsthal, Sigmund Freud et Arthur Schnitzler.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Autour d'Emile Benveniste ; sur l'écriture

    , , , ,

    • Seuil
    Parution : 21 Janvier 2016 - Entrée pnb : 28 Janvier 2016

    En 1966 paraissait le premier volume des Problèmes de linguistique générale d'Émile Benveniste, mettant sous le coup des projecteurs les longs, patients et si riches travaux d'un des plus grands savants du XXe siècle. En 1976 s'éteignait, dans la discrétion, après sept années d'aphasie et d'immobilité, un auteur et professeur dont la recherche inépuisable dans le domaine du langage avait été l'unique projection de sa vie.
    La publication, en 2012, des Dernières leçons. Collège de France 1968, 1969 est venue bousculer nos savoirs établis sur l'écriture. Le présent ouvrage offre une réflexion multipolaire sur un domaine dont l'emprise sur toutes les activités humaines n'est plus à décrire.
    Deux textes inédits d'Émile Benveniste ouvrent le livre qui réunit, sous la direction d'Irène Fenoglio, les contributions de Jean-Claude Coquet, Julia Kristeva, Charles Malamoud, Pascal Quignard. Chacun d'entre eux s'interroge, en lecteur et admirateur d'Émile Benveniste, sur l'histoire profonde, les fondements, les représentations et les pratiques de l'écriture. A partir de leur domaine de connaissance (sémiotique, linguistique, psychanalyse, anthropologie, littérature) ils évoquent ce que fut pour eux et pour des générations entières cet homme de grande retenue au savoir immense et lumineux.
    Pour accompagner leurs réflexions, de nombreux documents inédits et fac-similés sont ici reproduits.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Poétique ; remarques

    Jacques Roubaud

    • Seuil
    Parution : 21 Avril 2016 - Entrée pnb : 27 Mars 2016

    Ce volume rassemble un demi-siècle de réflexions dans une forme particulière de prose que j'appelle remarques.
    Il se compose de 15 sections de 317 remarques chacune.
    317 est un nombre premier ainsi que son palindrome écrit 713.
    Pour des raisons numérologique liées au contenu, bien que non justifiées conceptuellement, 317 a été choisi pour trois raisons :
    – 317 est le nombre de sonnets du Rerum Vulgarium Fragmenta de Pétrarque ;
    – c'est le nombre fétiche de Khlebnikov ;
    – enfin 317 est un des nombres de Perec.
    J. R.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Une génération perdue ; les poètes guerriers dans l'Europe des années 1930

    Maurizio Serra

    • Seuil
    Parution : 10 Septembre 2015 - Entrée pnb : 27 Août 2015

    Fascinés par le mythe et par l'action, ils étaient les enfants de D'Annunzio, de Barrès, de Jünger et de T. E. Lawrence. Ils avaient le goût de l'utopie, le culte de la jeunesse et celui de la belle mort. Ils se nommaient René Crevel, Klaus Mann, W. H. Auden, Stephen Spender ou Lauro de Bosis. Trop jeunes pour avoir connu l'épreuve des tranchées et hantés par le sentiment d'avoir manqué la grande occasion de leur vie, ils ont espéré rendre leur existence " inimitable ".
    À ces esthètes armés, poètes guerriers en mal d'héroïsme, l'ère des totalitarismes montants a offert une chance inespérée de se faire entendre. La guerre d'Espagne a été leur moment. Ils ont succombé à la tentation marxiste ou fasciste, ils sont tombés les armes à la main, aux commandes d'un avion ou d'une balle dans la tempe, ils ont parfois glissé vers l'autodestruction : nulle cohérence idéologique n'unifie leur groupe, mais la rupture avec le monde des pères, la révolte des sens, la tentation de l'absolu.
    C'est tout l'esprit de cette jeunesse que fait revivre ici Maurizio Serra, et la richesse de ses paradoxes.
    Traduit de l'italien par Carole Cavallera.
    Écrivain et diplomate, Maurizio Serra est l'auteur de nombreux essais, parmi lesquels Les Frères séparés. Drieu la Rochelle, Aragon, Malraux face à l'histoire (La Table ronde, " La petite Vermillon ", 2011) et de deux biographies : Malaparte, vies et légendes (Grasset, prix Goncourt de la biographie, 2011) et Italo Svevo ou l'antivie (Grasset, 2013).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'hésitation d'Hamlet et la décision de Shakespeare

    Yves Bonnefoy

    • Seuil
    Parution : 25 Novembre 2015 - Entrée pnb : 21 Novembre 2015

    Nous venons d'entendre à travers toute la fin d'Hamlet un " trop tard " qui semble avoir sens pour toute existence moderne.
    Et nous avons donc maintenant à nous demander si ce " trop tard " est bien le constat ultime de l'œuvre, ce foisonnement de significations dont le fond serait seulement cette assertion du non-sens, désespérante. Question inquiète, sur cette plus radicale des réflexions de Shakespeare, et qui fait comprendre, en tout cas, pourquoi Hamlet a si évidemment fasciné, et de plus en plus à mesure que le dehors des phénomènes de la matière se fait davantage l'étouffement des espérances naïves. Comment ne pas se regarder dans un miroir que l'on pressent véridique ?
    Shakespeare domine notre pensée parce que cette pensée s'alarme. Mais n'apporte-t¿il, et même dans Hamlet, que des provisions pour l'effroi ? Dans cette tragédie du vouloir être manqué, est-il vrai que les ambiguïtés de la signification ne se totalisent que sans laisser de place à une espérance de sens ? Je ne le pense pas. Je crois pouvoir constater qu' Hamlet, c'est en fin de compte bien davantage. J'aperçois une dimension de plus, sous-jacente à toutes les autres, dans cette méditation qui avant d'être le texte que nous avons fut une écriture en devenir et le reste.
    Y. B.
    Yves Bonnefoy est professeur honoraire au Collège de France. Il a notamment publié, dans " La Librairie du XXIe siècle ", L'Imaginaire métaphysique (2006), Notre besoin de Rimbaud (2009), L'Autre Langue à portée de voix (2013) et Le Siècle de Baudelaire (2014).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • POETIQUE ; fictions à la chaîne ; littératures sérielles et culture médiatique

    Matthieu Letourneux

    • Seuil
    Parution : 2 Novembre 2017 - Entrée pnb : 1 Novembre 2017

    De Fantômas à James Bond, du récit policier à la science-fiction, d'Harlequin à la Série noire, la culture populaire moderne obéit à une dynamique sérielle : la production et la réception de l'œuvre sont ressaisies dans un ensemble plus vaste de textes qui en détermine la signification. Profondément liées à la culture médiatique et aux logiques de consommation culturelle, ces formes et ces pratiques fictionnelles sont au cœur de notre modernité, dont elles constituent l'une des expressions principales.
    C'est cette " poétique de la sérialité " que l'auteur étudie dans ce passionnant essai, suivant des axes théorique, historique, médiatique et culturel. Insistant sur les spécificités de la communication sérielle et leurs conséquences en termes de choix littéraires, de forme et de signification des œuvres, il montre aussi le rôle des pratiques éditoriales et médiatiques depuis le xixe siècle dans la littérature de masse et leur retentissement sur l'imaginaire fictionnel contemporain.
    Un ouvrage majeur, éclairé de nombreux exemples traités avec vivacité, qui ouvre le champ de la recherche en littérature à un nouveau questionnement à la fois sociologique, historique et esthétique.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Revue poétique ; composition

    Michel Charles

    • Seuil
    Parution : 15 Février 2018 - Entrée pnb : 17 Février 2018

    La composition d'une œuvre désigne à la fois son élaboration, ses parties et leur agencement, autant dire son tout, mais vu sous un angle particulier : comme un assemblage. Or, elle règle aussi et surtout les allures : le lecteur est emporté, pris dans le défilé des lieux et des scènes ; il subit la scansion des affects, les changements de régime, les variations de vitesse et de lumière ; il éprouve dans le temps la forme du texte. Comment traiter de la composition sans rien perdre de ce mouvement ?
    Afin de pimenter la chose avec des mises à l'épreuve un peu fortes, on a privilégié, pour l'irrégularité du genre, des textes romanesques. Mme de Lafayette, Prévost, Stendhal, Balzac, Flaubert, Proust apportent des éclairages particuliers aux questions générales : la construction d'une forme au fil du texte, l'opposition lecture de loin/lecture de près, la coexistence de cohérences multiples, le détail. Des points sensibles de l'art du roman sont examinés : les ouvertures, les descriptions, les transitions, la gestion de l'information, l'usage d'architectures modulaires.
    Hypothèses théoriques, lectures pas à pas, expérimentations diverses, changements de point de vue et d'échelle, on propose des instruments capables de décrire les configurations mouvantes du matériau, fausses pistes et vraies surprises. On n'a pas cherché à effacer les traces de ces itinéraires aventureux, mais à composer un livre qui associât le lecteur à l'enquête.
    Michel Charles a enseigné la littérature française et la théorie littéraire à l'École normale supérieure. Il dirige la revue Poétique. Il est l'auteur, dans la même collection, de Rhétorique de la lecture (1977), L'Arbre et la Source (1985) et Introduction à l'étude des textes (1995).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Revue poétique ; fait et fiction : pour une frontière

    Françoise Lavocat

    • Seuil
    Parution : 17 Mars 2016 - Entrée pnb : 3 Mars 2016

    Les frontières entre fait et fiction, réalité et imaginaire, ont la réputation d'être désormais brouillées. Pourquoi les défendre ? Parce qu'elles sont une nécessité cognitive, conceptuelle et politique ; parce que leur disparition élimine le plaisir de passer d'un monde à l'autre. Françoise Lavocat propose ici de repenser les frontières de la fiction dans la littérature, le cinéma, le théâtre et les jeux vidéo.
    La première ambition de son livre réside dans le bilan très complet qu'il dresse des controverses anciennes et récentes sur le statut de la fiction dans les domaines de la théorie littéraire, du droit, de la
    psychanalyse et des sciences cognitives. À la faveur des ces éclairages multiples, l'ouvrage prend notamment en compte le phénomène du storytelling, l'histoire des rapports entre Histoire et poésie, la
    question du blasphème. Le parti pris de distinction qu'il adopte, tout en défendant l'idée d'une hybridité essentielle de la fiction, en constitue le second intérêt et la stimulante nouveauté. Les conditions de possibilité d'une culture de la fiction sont interrogées, ainsi que ses limites. Le point de vue défendu renouvelle entièrement les termes du débat : l'auteur s'emploie en effet à définir la fiction comme un monde possible possédant son ontologie propre, en concentrant l'intérêt sur la relation aux personnages, la question des paradoxes et de la métalepse, cette figure qui confirme la frontière entre les mondes en donnant l'illusion de la franchir.
    Françoise Lavocat est professeur de littérature comparée à l'université Paris 3-Sorbonne nouvelle et membre de l'Institut universitaire de France. Elle a déjà publié de nombreux ouvrages et récemment dirigé La Théorie littéraire des mondes possibles (CNRS Éditions, 2010) et Interprétation littéraire et sciences cognitives (Hermann, 2016).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Revue poétique ; je suis mort ; essai sur la narration autothanatographique

    Frédéric Weinmann

    • Seuil
    Parution : 29 Novembre 2018 - Entrée pnb : 28 Novembre 2018

    Quel est le point commun entre Sixième Sens et Desperate Housewives, entre Le Superbe Squelette d'Alice Sebold et L'Attentat de Yasmina Khadra, entre La Douane de mer de Jean d'Ormesson et les Damnés de Chuck Palahniuk, entre La Voyageuse de Dominique Rolin et Barzakh de Juan Goytisolo ? Si différentes soient-elles, ces fictions sont toutes racontées par un mort. Elles participent d'un courant important de l'écriture du moi à l'époque de l'autofiction, et d'un changement capital dans la représentation du sujet et dans l'art narratif. En effet, si les voyages en enfer, les mémoires d'outre-tombe et les apparitions s'inscrivent dans une tradition fort ancienne, un tabou aussi vieux que la littérature interdisait de confier à un défunt la totalité du récit. Depuis le milieu des années 1980, la fiction que l'on pourrait nommer, à la suite de Derrida, " autothanatographique " s'est imposée comme une forme résolument nouvelle de la poétique de la mort. Comment et pourquoi fascine-t-elle des écrivains aussi divers ? Que nous apprend-elle sur notre rapport à la mort et sur notre façon d'en parler ? Et ne confirme-t-elle pas, en dernière analyse, la mort du roman ?

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La folie et la chose littéraire

    Felman Shoshana

    • Seuil (réédition numérique fenixx)
    Parution : 14 Décembre 2016 - Entrée pnb : 20 Janvier 2017

    Lacan, Foucault, Derrida, Nerval, Rimbaud, Balzac, Flaubert et H. James sont ici convoqués autour d'une même question : qu'en est-il des rapports de la folie et du texte littéraire ? Du signifiant folie, ce livre recherche non pas tant le sens que la force ; non pas ce qu'il est (signifie) mais ce qu'il fait - les actes textuels et les événements énonciatifs qu'il déclenche et auxquels il donne lieu. Et ce n'est pas par hasard si ce faire de la folie, Shoshana Felman le cherche dans des textes tout autant théoriques que poétiques ou romanesques. Alors que, souvent, on croit qu'il est donné à la théorie de savoir et à la littérature de faire, on voit ici que la folie déjoue ce partage, en révélant dans la littérature un savoir et, dans la théorie, un acte. Au terme, on ne dira pas seulement que la littérature nous informe sur la folie, mais que la folie ouvre un nouvel aperçu sur la spécificité de la chose littéraire.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'élégie érotique romaine ; l'amour, la poésie et l'occident

    Paul Veyne

    • Seuil
    Parution : 25 Février 2014 - Entrée pnb : 10 Septembre 2014

    Qui sont ces Lesbie ou ces Corinne, les héroïnes dont nous parlent les élégies de la Rome antique ? Quel est le monde qu'elles nous décrivent ? D'où vient ce sentiment d'étrangeté que l'on éprouve à les lire ? Comment un écrivain peut-il faire entendre un accent de sincérité tout en nous infligeant de longs morceaux conventionnels - mythologiques notamment ?
    Devant ces apparentes incongruités, Paul Veyne pose aux textes une question essentielle et pourtant absente de la critique : Comment étaient-ils lus, reçus ? Quel contrat proposaient-ils au lecteur ? De quelle esthétique, aujourd'hui disparue, relèvent-ils ?
    La réponse consiste à rapprocher l'élégie de la bucolique, qui met en scène avec le même artifice des bergers imaginaires jouant du pipeau. Véritable " pastorale en costume de ville ", l'élégie se révèle être un monde où l'on fait semblant, avec humour, d'être amoureux, un peu comme dans une baraque foraine, on joue à se faire peur.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Diderot

    Guyot Charly

    • Seuil (réédition numérique fenixx)
    Parution : 8 Novembre 2018 - Entrée pnb : 12 Janvier 2017

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Revue poétique ; inventer en littérature ; du poème en prose à l'écriture automatique

    Jean-Pierre Bertrand

    • Seuil
    Parution : 5 Novembre 2015 - Entrée pnb : 31 Octobre 2015

    Peut-on inventer en littérature ? Et qu'invente-t-on précisément ? Si ces questions, posées en regard de ce qui s'est produit à la même époque dans les sciences ou les techniques, ne cessent d'être désavouées dans leur pertinence par les inventeurs eux-mêmes, probablement au nom d'une conception magique ou sacrée du littéraire, elles participent néanmoins d'une esthétique nouvelle qui se met en place au XIXe siècle. En effet, une théorie et une pratique de l'invention littéraire – et pas simplement de l'inventivité – apparaissent bel et bien, qui dépassent les dogmes anciens de l'imitation et de l'imagination comme principes organisateurs de la production artistique. Comme dans les sciences naturelles et les arts et métiers, on se met à inventer en littérature et à penser l'invention. On invente ainsi des cadres nouveaux – genres, formes ou techniques – qui se réclament d'un certain " progrès " de l'activité littéraire. En nous faisant assister à la naissance du poème en prose, du vers libre, du monologue intérieur, du calligramme et de l'écriture automatique, le présent essai cherche à comprendre les raisons pour lesquelles ces inventions deviennent les emblèmes des mouvements littéraires de la fin du romantisme à la naissance du surréalisme, mais également ce qui les relie et les sépare.
    Jean-Pierre Bertrand, spécialiste de l'histoire des formes littéraires au XIXe siècle, enseigne la littérature des XIXe et XXe siècles et la sociologie de la littérature à l'université de Liège. Il a notamment publié, en collaboration, Les Poètes de la modernité. De Baudelaire à Apollinaire (" Points essais ", 2006) et Les 100 mots du surréalisme (" Que sais-je ? ", 2014).

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Revue poétique ; introduction à l'étude des textes

    Michel Charles

    • Seuil
    Parution : 28 Mai 2018 - Entrée pnb : 30 Mai 2018

    Pour la théorie littéraire, un texte n'est jamais qu'un exemple et elle laisse le commentateur s'abîmer dans une glose infinie en quête d'une richesse unique. Mais lorsqu'on a un texte à étudier, le consensus sur son insaisissable particularité n'est en aucun cas une réponse satisfaisante à la question : et maintenant, que fait-on ?
    La méthode exposée, mise au point sur un vaste corpus (de Rabelais à Proust), fait intervenir des critères simples, telles l'élégance et l'efficacité des hypothèses, ou la distinction entre la cohérence du texte et la cohérence de l'analyse. Le modèle rationnel qu'elle dessine rend compte des textes comme objets instables et lieux de puissants investissements individuels et collectifs.
    Dans l'étude des textes, on se pose plus souvent la question du comment que celle du pourquoi. Or les deux sont inséparables. Aussi le discours sur la méthode est-il ici doublé d'une réflexion sur les enjeux, envisagés dans la perspective d'une critique de l'interprétation et d'un rapport résolument actif à la littérature.
    L'étude des textes manque sans doute aujourd'hui et de méthode et de légitimité. Avec cette Introduction et les instruments de travail qu'elle propose, on a essayé de faire d'une pierre deux coups.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Deville & Cie ; rencontres de Chaminadour

    Collectif

    • Seuil
    Parution : 7 Avril 2016 - Entrée pnb : 18 Mars 2016

    Patrick Deville s'est imposé comme un auteur majeur de la littérature contemporaine française. À Guéret, en 2013, de nombreux universitaires ou traducteurs et quelques écrivains amis ont participé aux Rencontres de Chaminadour pour dire ce qui fonde leur admiration et éclairer ainsi cette œuvre singulière qui procède par cycle et embrasse l'histoire du monde de 1860 à nos jours.
    Interventions, tables rondes, dialogues, la parole circule et déploie les textes dont elle se nourrit. Les lecteurs de Deville se régaleront de ce discours critique, et ceux qui ne le connaissent pas encore y trouveront des clés stimulantes pour prendre la mesure d'un ensemble littéraire particulièrement cohérent et novateur.
    Avec la participation, entre autres, de Pierre Michon, Sylvie Germain, Bernard Comment, Roberto Ferrucci, Bruno Blanckeman, Dominique Viart, Arno Bertina, Pierre Jourde, Sabine Müller & Holger Fock.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Pouchkine

    Jean-Louis Backès

    • Seuil (réédition numérique fenixx)
    Parution : 8 Novembre 2018 - Entrée pnb : 16 Juin 2016

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les grands courants de la critique litteraire

    Gérard Gengembre

    • Seuil
    Parution : 25 Juin 2018 - Entrée pnb : 27 Juin 2018

    Sommaire de l'ouvrage
    Chap. 1 Du contexte au texte : l'histoire littéraire
    Chap. 2 Du contexte au texte : la critique sociologique marxiste
    Chap. 3 Auteur et texte : la critique psychanalytique
    Chap. 4 Auteur et texte : la critique thématique
    Chap. 5 Le texte comme objet : du formalisme au structuralisme
    Chap. 6 Le texte comme objet : structuralisme et narratologie
    Chap. 7 Le texte comme objet : poétique et stylistique
    Chap. 8 Le texte comme objet : la sémiotique
    Chap. 9 Le texte ouvert : l'intertexte
    Chap. 10 Le texte ouvert : la critique génétique
    Chap. 11 Le texte comme réalité sociale : la sociocritique
    Chap. 12 Le texte comme communication : réception et lecture
    Chap. 13 Le texte comme communication : la pragmatique

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • POETIQUE ; microlectures

    Jean-Pierre Richard

    • Seuil
    Parution : 25 Avril 2015 - Entrée pnb : 10 Juillet 2015

    Microlectures : petites lectures ? Lectures du petit ? Les deux choses à la fois sans doute. Les études ici rassemblées visent, dans l'oeuvre, des unités relativement minimes : un motif (le métro, ou le casque chez Céline, l'étoile apollinarienne, l'aliment pour Huysmans), un personnage (Javert), une image (dans le sonnet en Yx de Mallarmé), voire un mot : mot de passe, patronyme, pseudonyme. La lecture y est le plaisir d'une lenteur. Elle fait confiance au détail, ce grain du texte.
    Cette myopie n'allait pourtant pas sans ambition. J'avais ici pour désir de comprendre comment une certaine disposition d'humeur (l'ordre thématisé d'un paysage) pouvait se lier à une certaine exposition libidinale (le travail du désir, la scène du fantasme) et à un certain dispositif formel (le champ de la lettre, le lieu du poétique), pour produire ce que nous nommons un texte. Puis de lire celui-ci dans sa poussée, dans sa suite (son ensuite), dans la logique de sa successivité : d'où cinq commentaires tentés sur cinq courts passages de Hugo, de Michelet, de Gracq, de Claudel. Il m'a semblé ainsi, à l'expérience, qu'à partir du plus petit, c'était le plus précieux, en tout cas le plus singulier d'une oeuvre qui pouvait être lu et dit.
    Jean-Pierre Richard

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty