• Les fils de Judas

    Ponson Du Terrail

    Parution : 2 Mai 2013 - Entrée pnb : 8 Décembre 2016

    Ponson du Terrail demeure à jamais l'auteur de Rocambole, pourtant cet illustre représentant de la littérature populaire du XIXe siècle a produit une oeuvre bien plus considérable qui est encore parfois méconnue. Les Fils de Judas (1867) considéré par Claude Mesplède dans son Dictionnaire des littératures policières comme le «chef-d'oeuvre incontestable» de Ponson, n'a pourtant jamais été republié. Dans une intrigue à forts rebondissements dont l'auteur est le maître incontesté, le génial chimiste Callebrand, le jeune Raymond de Mahédin et l'inquiétant Sir Archibald vont mêler leurs destinées dans des lieux et des époques aussi divers que Jérusalem au temps de la Passion du Christ, le Liban du XVe siècle sous l'emprise des Turcs et enfin Paris, capitale de tous les possibles au XIXe.

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  • L'héritage mystérieux

    Ponson du Terrail

    Parution : 12 Août 2018 - Entrée pnb : 14 Août 2018

    Ponson du Terrail (1829-1871)"C'était en 1812.La Grande Armée effectuait sa retraite, laissant derrière elle Moscou et le Kremlin en flammes, et la moitié de ses bataillons dans les flots glacés de la Bérésina.Il neigeait...De toutes parts, à l'horizon, la terre était blanche et le ciel gris.Au milieu des plaines immenses et stériles se traînaient les débris de ces fières légions, naguère conduites par le nouveau César à la conquête du monde, que l'Europe coalisée n'avait pu vaincre, et dont triomphait à cette heure le seul ennemi capable de les faire reculer jamais : le froid du nord.Ici, c'était un groupe de cavaliers raidis sur leur selle et luttant avec l'énergie du désespoir contre les étreintes d'un sommeil mortel. Là, quelques fantassins entouraient un cheval mort qu'ils se hâtaient de dépecer, et dont une bande de corbeaux voraces leur disputaient les lambeaux.Plus loin, un homme se couchait avec l'obstination de la folie, et s'endormait avec la certitude de ne se point réveiller.De temps à autre, une détonation lointaine se faisait entendre ; c'était le canon des Russes. Alors les traînards se remettaient en route, dominés par le chaleureux instinct de la conservation.Trois hommes, trois cavaliers, s'étaient groupés à la lisière d'un petit bois, autour d'un amas de broussailles qu'ils avaient à grand-peine dépouillés de leur couche de neige durcie, et auxquelles ils avaient mis le feu."Armand et son demi-frère Andrea, alias sir Williams, se livrent à une guerre du bien et du mal autour de l'héritage du baron Kermor de Kermarouet. Andrea pour capter les 12 millions n'hésite pas au crime.C'est la première apparition de Rocambole, alors âgé de 12 ans. Il tient une place secondaire mais montre déjà ses capacités !

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  • Le club des valets-de-coeur

    Ponson du Terrail

    Parution : 6 Mai 2019 - Entrée pnb : 7 Mai 2019

    Ponson du Terrail (1829-1871)"Le jeune comte Artoff était sorti la veille de chez Baccarat en proie à une sorte d'émotion enthousiaste.Il était entré chez elle en don Juan armé de ses millions comme d'un talisman ; il en sortait dominé, impressionné par la tristesse majestueuse de cette femme supérieure, et qui lui paraissait si horriblement calomniée.Baccarat lui était apparue tout à coup comme un être mystérieux que la foule ne devinerait jamais. Était-ce une grande coupable repentie ? Était-ce quelque sombre vengeresse dont le bras s'armait dans l'ombre pour châtier et poursuivre à outrance des criminels et des meurtriers ?C'était ce que le comte ne pouvait deviner ; mais il s'arrêtait forcément à l'une de ces deux hypothèses, et comprenait vaguement que Baccarat avait une haute mission à remplir.Le comte rentra chez lui en proie à mille pensées diverses et confuses.Aimait-il déjà cette femme, chez laquelle il était entré en conquérant ? N'éprouvait-il pour elle qu'une subite et respectueuse amitié, susceptible du plus grand dévouement ?Il lui fut aussi impossible de trancher ces dernières questions que de résoudre les deux premières.Il dormit mal. Baccarat se mêla à tous ses rêves. Il se voyait tantôt errant avec elle dans un désert et se mettant à ses genoux, tantôt elle l'entraînait dans un tourbillon, empruntait les formes les plus singulières, lui tenant les langages les plus divers.Quand le jour vint, le jeune Russe ne put pas définir mieux que la veille de quelle nature était le sentiment qui le poussait vers Baccarat, mais il éprouvait un impérieux besoin de la revoir.Elle lui avait dit la veille en le quittant : « Je vous attends pour déjeuner demain, à dix heures. »Quatre années se sont écoulées depuis "L'héritage mystérieux", quatre années de bonheur pour tous. Andrea réapparaît ; il s'est repenti de ses actions criminelles passées et obtient la confiance de son frère Armand. Il devient le chef de la police secrète de ce dernier. Pendant ce temps, une mystérieuse association de malfaiteurs, commandée par Rocambole, sévit...Tome II

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  • Le club des valets-de-coeur

    Ponson du Terrail

    Parution : 5 Mai 2019 - Entrée pnb : 6 Mai 2019

    Ponson du Terrail (1829-1871)"Un soir, vers quatre heures, une chaise de poste roulait au grand trot sur une route du Nivernais.C'était pendant l'automne de l'année 184., c'est-à-dire vers la fin du mois d'octobre. À cette saison, rien n'est splendidement beau comme le centre de la France, et surtout cette partie du Nivernais qui touche au département de l'Yonne et fait partie de l'arrondissement de Clamecy.Les pâturages passent alors du vert sombre de l'été au vert plus tendre et presque jaune qui annonce les gelées prochaines. Les bois commencent à se dépouiller, et ces grands peupliers mélancoliques qui bordent le canal et la rivière d'Yonne s'inclinent au souffle des premières bises.Cependant l'air est tiède encore, et le ciel sans nuages ; à peine, au matin, une brume diaphane couvre-t-elle les prés et les marécages pour s'évanouir au lever du soleil ; tandis que, vers le soir, elle redescend lentement du sommet des collines et s'allonge dans les vallées transparentes et dorées par les derniers rayons du couchant.La chaise de poste dont nous parlons, traversait en ce moment un des sites les plus pittoresques et les plus sauvages de ce beau pays, - une vallée au fond de laquelle couraient en méandres infinis et côte à côte : la rivière, - oeuvre de Dieu, - le canal, - oeuvre des hommes.La vallée était encaissée par deux chaînes de collines couvertes de bois, ces bois immenses qui touchent au Morvan ! Çà et là, du milieu des roches moussues et des arbres verts dont l'eau baignait les dernières racines, on voyait surgir un clocher rustique, une église toiturée en ardoises, un village où le chaume dominait la tuile ; parfois une de ces belles ruines féodales respectées par hasard en 1793, et dont l'âpre bande noire ignore encore l'existence. La grande route allongeait son ruban bleuâtre au bord du canal, côtoyant les maisonnettes des éclusiers et passant au bas des villages, presque tous étagés à mi-côte au milieu d'un fouillis de chênes et de vignes, avec une verte ceinture de prés."Quatre années se sont écoulées depuis "L'héritage mystérieux", quatre années de bonheur pour tous. Andrea réapparaît ; il s'est repenti de ses actions criminelles passées et obtient la confiance de son frère Armand. Il devient le chef de la police secrète de ce dernier. Pendant ce temps, une mystérieuse association de malfaiteurs, commandée par Rocambole, sévit...Tome I

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  • Le chambrion

    Ponson du Terrail

    Parution : 30 Septembre 2020 - Entrée pnb : 1 Octobre 2020

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Qu'est-ce qu'un Chambrion ? Dans ces villages perdus en fond de forêt, comme disent les chasseurs, le Chambrion est un paysan qui a fait implicitement voeu de solitude et de célibat. S'il a un peu de bien, il le cultive ; s'il n'en a pas, il va en journée, soit comme laboureur, vigneron ou batteur en grange, soit comme bûcheron. Le Chambrion vit seul dans une petite maison presque toujours éloignée de toute autre habitation, et la plupart du temps placée sous bois. Il fait son ménage, sa cuisine, rapetasse ses vêtements, et l'hiver, quand la neige lui défend toute autre besogne, il ne dédaigne pas de se filer un brin de laine pour se faire des bas. Presque toujours, le Chambrion est un être sur lequel plane quelque mystérieuse histoire ou pèse quelque souvenir pénible. L'un est enfant de l'hospice, l'autre a eu des parents qui avaient une mauvaise réputation. Il en est qu'on accuse d'un brin de sorcellerie. D'autres passent pour avoir des remèdes contre le charbon, la rage et la picote. Si, le dimanche, ils se risquent dans le cabaret du village, on les accueille avec un étonnement mêlé de crainte. Au bal, le Chambrion ne trouve pas souvent une fille qui consente à danser avec lui. Il n'y a que peu d'exemples qu'un Chambrion ait fini par se marier. Du reste, il est généralement bon ouvrier, honnête, serviable et hospitalier." Sologne. François Véru est un chambrion ; il vit seul au milieu de la forêt. Pourquoi ce choix ? Il est apprécié par les uns et craint par les autres. Il va aider Horace de Verne et Denise de Méreuil, qui s'aiment, contre les agissements crapuleux du marchand de biens, Maître Clappier, et de son fils Hector. Une sombre histoire du passé va-t-elle ressurgir ?

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  • La baronne trépassée

    Ponson du Terrail

    Parution : 29 Septembre 2020 - Entrée pnb : 1 Octobre 2020

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871)"- Duchesse ! - Baron... - Avez-vous des nouvelles de Mgr le régent ? - Aucune depuis hier. - Cela m'inquiète sérieusement, ma pauvre duchesse ; et je crains fort... - Ne craignez rien, baron, votre nomination doit être signée à cette heure. - Dieu vous entende, duchesse ! - Vous tenez donc bien, cher, à ce gouvernement ? - Dame ! duchesse, jugez-en vous-même. J'ai fait appeler mon intendant hier soir, et je lui ai demandé un exposé succinct et clair de mes affaires... - Je devine, vous êtes ruiné... - Mieux que cela, duchesse, j'ai un million de dettes et plus de crédit. - Vous ne paierez pas vos dettes, mon pauvre baron. - J'y ai déjà songé, duchesse : mais comment en ferai-je d'autres ? - Enfant ! puisque vous allez être gouverneur de la province de Normandie pour Sa Majesté le roi Louis XV. - Très bien. Mais si je ne le suis pas ?... Et le baron, qui était encore au lit, allongea sa main fine et aristocratique vers le guéridon qui se trouvait à son chevet, y prit sa boîte d'or, et barbouilla coquettement son jabot de cette poudre jaune, qu'on nommait le tabac d'Espagne." Le jeune baron de Nossac est ruiné. Seule sa maîtresse, la marquise d'A..., peut le sauver en le faisant nommer gouverneur de Normandie. Mais les choses vont autrement... De Nossac se résout alors à se marier avec Hélène Borelli, fille d'un riche fermier des gabelles. Mais le soir des noces, la marquise d'A... rappelle au baron une promesse faite : Etre son esclave pendant 24 h, le jour qu'elle voudrait.... et c'est ce soir-là qu'elle a choisi justement...

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  • L'orgue de barbarie

    Ponson du Terrail

    Parution : 1 Octobre 2020 - Entrée pnb : 2 Octobre 2020

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "- Le tilbury de monsieur Anatole est prêt ! dit le valet d'écurie en se montrant au seuil du petit salon, tortillant avec gaucherie son bonnet rayé dans ses doigts. - Eh bien, répondit M. Anatole, mets la couverture à mon cheval pour qu'il ne s'enrhume pas. Je perds trop d'argent pour m'en aller comme ça. Ceci se passait un samedi soir, jour de marché, à l'hôtel du Léopard, à Auxerre, dans un petit salon situé à gauche dans la cour, et dans lequel une demi-douzaine de jeunes gens buvaient du punch et jouaient au lansquenet. Les choses se passaient ainsi à peu près tous les samedis. Quelques jeunes gens des châteaux voisins se rencontraient à l'hôtel du Léopard. Les uns étaient venus pour leurs affaires, les autres pour tuer le temps ; ils avaient déjeuné ensemble et chacun, avant de quitter l'hôtel pour monter en ville, avait recommandé qu'on lui tînt son cheval prêt pour quatre ou cinq heures de l'après-midi. Puis les premiers rentrés à l'hôtel avaient demandé du punch, ensuite des cartes, et il était souvent minuit que les chevaux, attelés depuis cinq heures, attendaient encore ces messieurs qui cartonnaient avec fureur. Cela était arrivé ainsi ce soir-là. - Messieurs, s'était écrié un grand jeune homme aux cheveux noirs, au teint pâle, fort beau garçon, mais d'une beauté étrange, et comme empreinte d'un sceau de méchanceté, messieurs, je crois que je perdrais ce soir la terre de la Bertaudière tout entière, si elle était à moi déjà." Le commandant et le baron de Perne sont deux frères brouillés pour une histoire d'héritage. Anatole, un soi-disant neveu du commandant, peut-être son fils, a décidé d'épouser Josèphe, la fille du baron, afin de réunir les futurs héritages dans sa main. Il est aidé par le garde forestier des deux frères, un drôle de personnage surnommé le Héron. Mais Josèphe est amoureuse de Jean de Mauroy et leur mariage est bientôt prévu. Anatole va-t-il laisser faire ?

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  • Les nuits de la Maison dorée

    Ponson du Terrail

    Parution : 22 Octobre 2020 - Entrée pnb : 23 Octobre 2020

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Il pleuvait... Le boulevard était désert, les boutiques fermées. Minuit sonnait à la pendule d'un cabinet de la Maison-d'Or, où deux hommes étaient assis en face l'un de l'autre. Ils étaient jeunes tous deux, élégants dans leur mise, distingués dans leurs manières. Tous deux résumaient à ravir le prototype du fils de famille. L'un s'appelait Raymond, l'autre se nommait Maxime. Raymond était grand, il avait l'oeil bleu, les cheveux blonds, le pied petit, la main allongée et fine. Maxime était brun, de taille moyenne, svelte comme un créole de Bourbon, blanc et pâle comme un Moscovite. Ils étaient l'un et l'autre assis devant une table garnie de trois couverts. Les crevettes rouges et le buisson d'écrevisses étaient intacts, le vieux médoc n'avait point été débouché, le champagne attendait dans un seau d'eau frappée. Maxime et Raymond ne voulaient point, sans doute, toucher à leur fourchette avant l'arrivée du troisième convive. Raymond se levait de temps à autre, allait ouvrir la fenêtre et se penchait au dehors, sans nul souci de la pluie fine et pénétrante qui mouillait l'asphalte des trottoirs." Raymond (tout court !) a rendez-vous avec Maxime, son meilleur ami, et Antonia, sa maîtresse, pour leur annoncer qu'il est ruiné et qu'il a dû vendre son hôtel particulier. Si ceux-ci l'abandonnent, que deviendra-t-il ? Il n'a plus d'argent... il n'a même pas de nom et n'a jamais connu ses parents... Mais qui est ce major Samuel qui tombe du ciel et dit savoir qui sont ses parents et pouvoir lui restituer l'héritage de son père ?

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  • Le serment des hommes rouges

    Ponson du Terrail

    Parution : 4 Novembre 2020 - Entrée pnb : 5 Novembre 2020

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Un soir de janvier de l'année 1746, il y avait bal à l'Opéra. - Toute la cour y sera, s'était dit madame Toinon, costumière et loueuse d'habits, qui logeait dans la rue des Jeux-Neufs, aujourd'hui des Jeûneurs, à l'enseigne de la Batte d'Arlequin. Et elle avait ajouté : - Allons, Tony, fais tes préparatifs, tu m'y conduiras. Je t'habillerai en gentilhomme. - Et vous, patronne, comment serez-vous ? - Je me mettrai en marquise. - Avec des mouches ? - Mais dame ! - Et des paniers ? - Comme ça !... Et mame Toinon arrondit ses deux bras en les éloignant le plus possible de son corps, de façon à témoigner de l'ampleur de ses futurs paniers. Or mame Toinon était une jolie brune, accorte et souriante, qui n'avait guère plus de trente-quatre ans, en paraissait vingt-huit tous les soirs, et était la coqueluche de son quartier. Mame Toinon était veuve ; elle n'avait pas d'enfant et n'avait pas voulu se remarier. Mais elle avait trouvé un matin, sur le seuil de sa porte, un pauvre petit garçon de huit ans qui grelottait et pleurait, et elle l'avait recueilli. L'enfant abandonné ne savait ni le nom de son père, ni celui de sa mère ; il savait seulement qu'on l'appelait Tony." Tony, enfant trouvé et commissionnaire chez mame Toinon, n'imaginait pas, en accompagnant le marquis de Vilers jusqu'à son domicile pour livrer des costumes de bal, que sa vie allait basculer ! Le marquis, provoqué en duel, est tué sous ses yeux...

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  • Mémoires d'un gendarme

    Ponson du Terrail

    Parution : 3 Décembre 2020 - Entrée pnb : 5 Décembre 2020

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Il y a quarante ans, la Sologne était un pays tout à fait sauvage. On n'avait encore rien défriché ni assaini. Sous les ajoncs dormait une eau bourbeuse ; les bois qui se succédaient sans interruption ne laissant à découvert çà et là que de maigres landes de terre sablonneuse et improductive. Les hameaux étaient clairsemés ; les villages situés à de grandes distances les uns des autres ; les communications difficiles, pour ne pas dire impossibles. La population, chétive et malaisée, avait grand mal à vivre. Le fermier ne se tirait d'affaire qu'en ne payant pas ses fermages. Le paysan braconnait au fusil, au collet, avec toutes sortes d'engins, et personne n'y trouvait à redire. Le braconnage était passé, en Sologne, depuis 1789, à l'état de profession avouée, et quelle profession, grand Dieu ! Le gibier assez bon marché quand il arrivait dans les villes, se payait un morceau de pain à celui qui le prenait. Un de ces industriels qu'on nomme dans le centre poulaillers et qui font le commerce des oeufs, du beurre et des volailles, parcourait les campagnes, les fermes, les huttes de charbonniers et de bûcherons, et payait un lièvre de dix-huit à vingt-cinq sous, un perdreau rouge six sous, un gris quatre ou cinq." Nicolas est d'une famille de braconniers solognots mais il est rejeté par son père et ses frères car il n'aime pas ce métier et veut être honnête...

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  • Les nuits du quartier Bréda

    Ponson du Terrail

    Parution : 5 Décembre 2020 - Entrée pnb : 7 Décembre 2020

    Pierre-Alexis du Ponson de Terrail (1829-1871)"Aspasie donnait un bal. Pour dire la vraie vérité, Aspasie s'appelait Marguerite. Mais il serait convenable avant tout de prendre un juste milieu entre les bourgeois féroces qui veulent que chaque lorette soit la fille d'un portier, et le gandin naïf qui les croit issues des Montmorency par les femmes. Donc il faut vous dire la provenance de Marguerite qui se nommait Aspasie. Aspasie était la fille d'un petit employé qui avait fait des miracles, avec ses dix-huit cents francs pour élever sa famille. Il avait fait un sous-lieutenant de son fils, il voulait que sa fille entrât dans un pensionnat. Et comme Marguerite, à dix-sept ans, était gentille, spirituelle et gaie, elle avait jeté son bonnet par-dessus le chapeau d'un joli garçon, en guise de moulin. Ce joli garçon était un acteur. Marguerite était entrée au théâtre ; de dix-huit à vingt-six ans, son existence avait été celle de toutes les femmes qui adoptent la carrière dramatique comme un moyen et non comme une profession." Juliette, jeune actrice, et Gérard, romancier, sont amoureux l'un de l'autre ; ils décident de vivre ensemble tranquillement. Mais est-ce possible avec le milieu hypocrite et mensonger qu'ils côtoient ? Pourquoi Juliette ne deviendrait-elle pas la maîtresse du prince russe Karinoff qui en est follement épris ? des complots se mettent en place pour détruire le couple...

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  • Le dernier mot de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 2 Mars 2021 - Entrée pnb : 3 Mars 2021

    Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Paris a des nuits effrayantes de silence et d'obscurité. Le brouillard estompe les toits, une pluie fine rend le pavé glissant, le vent courbe la flamme des réverbères, et la Seine coule silencieuse entre ses deux rives de pierres. Nul passant sur les quais, nulle voiture sur les ponts. La grande ville se tait, les honnêtes gens ont fermé leurs portes, le monde des voleurs respire et s'apprête à ses expéditions ténébreuses. Qu'importe que le boulevard vive encore à une heure du matin, tout resplendissant des lumières de sa guirlande de cafés bruyants ? De ce côté-ci, au bord de l'eau, le silence est si grand qu'on dirait une nécropole. Il est un endroit sinistre où un des bras de la Seine étranglé entre deux hautes murailles, passe avec des tentations vertigineuses pour ceux qui songent au suicide. Canal plutôt que fleuve, eau dormante qui bouillonnait en amont et reprendra son cours rapide en aval, la Seine semble s'arrêter noire, profonde, mystérieuse, avec des secrets de mort étranges, entre les deux bâtiments de l'Hôtel-Dieu." Dans ce sixième opus, Rocambole continue sa rédemption et s'attaque à une cruelle secte adoratrice de la déesse Kali... Tome I : Les Ravageurs.

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  • Le dernier mot de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 3 Mars 2021 - Entrée pnb : 4 Mars 2021

    Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Le vent faisait rage, la pluie fouettait les vitres du vieux manoir et le feu qui flambait dans la cuisine avait réuni en cercle toute la domesticité. C'était au château de Rochebrune en Picardie, à quelques lieues de Noyon, non loin de la route d'Amiens. Rochebrune était une vieille demeure contemporaine des croisades, un reste de château-fort dont les fossés avaient été comblés et le pont-levis remplacé, dans un âge plus doux, par un pont ordinaire. Adossé aux derniers escarpements d'une colline, dominant une vallée sombre et presque sauvage, les murs noircis, envahis par le lierre, ses tourelles grises habitées par les orfraies et les corbeaux, le manoir de Rochebrune, hiver et été, que le printemps fût vert ou que l'automne étalât ses jours les plus chauds, avait un aspect sinistre qui saisissait le voyageur. Car, là-bas, tout au fond de la vallée, passait une route, maintenant presque déserte en tout temps, autrefois, avant le chemin de fer, bruyante à toute heure. Rochebrune était un château légendaire. Les sombres histoires qui avaient trait à son beffroi ou à l'étang morne et verdâtre qui s'étendait sous ses murs, au midi, se comptaient par centaines. Pendant près de cent années, il avait été inhabité et avait eu la réputation d'un lieu maudit. Un baron de Rochebrune, dernier du nom, y avait assassiné sa femme."Tome II : "Les millions de la bohémienne". Suite de "Les ravageurs"

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  • Les exploits de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 14 Janvier 2021 - Entrée pnb : 16 Janvier 2021

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Le lendemain de l'entrevue de Rocambole avec Conception, et par conséquent de l'arrivée de M. de Sallandrera à Paris, M. le duc de Château-Mailly vit, en s'éveillant, Zampa assis à son chevet. Zampa avait un air mystérieux et plein d'humilité qui intrigua le jeune duc. - Que fais-tu là ? demanda ce dernier. - J'attends le réveil de monsieur le duc. - Pourquoi ? n'ai-je point l'habitude de sonner ? - Monsieur le duc a raison. - Eh bien ? - Eh bien ! mais, dit Zampa, si monsieur le duc voulait m'autoriser à parler... - Parle ! - Et me permettre quelques libertés... - Lesquelles ? - Celle d'oublier un moment que je suis au service de Sa Seigneurie et par conséquent son valet ; peut-être m'exprimerais-je plus clairement. - Voyons ? dit le duc. - Monsieur le duc me pardonnera de savoir certains détails..." Suite du tome I : "Une fille d'Espagne"

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  • Les exploits de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 15 Janvier 2021 - Entrée pnb : 17 Janvier 2021

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Environ deux mois après les événements que nous racontions naguère, une chaise de poste, partie d'Orléans la veille à dix heures du soir, roulait, vers cinq heures du matin, en pleine Touraine, sur la route impériale qui conduit de Tours à la petite ville de G... C'était à trois lieues de cette modeste sous-préfecture, située hors de tout rayon de chemins de fer, que se trouvait la terre seigneuriale de l'Orangerie, où la marquise douairière de Chamery, mère de feu Hector de Chamery et de mademoiselle Andrée Brunot, avait rendu le dernier soupir, dix-huit années auparavant. La chaise, qui allait bon train, emportait deux personnages bien connus de nous : le vicomte Fabien d'Asmolles, le marquis Frédéric-Albert-Honoré de Chamery, c'est-à-dire notre héros Rocambole. Certes, ceux qui avaient vu quelques mois auparavant le brillant aventurier signant d'une main ferme et le sourire de la fortune aux lèvres son contrat de mariage avec mademoiselle Conception de Sallandrera auraient eu peine à le reconnaître. Rocambole n'était plus que l'ombre de lui-même. Pâle, le regard morne, le front soucieux, le faux marquis semblait être en proie à une tristesse mortelle. Plongé en une sorte de prostration douloureuse, il regardait autour de lui comme un homme à qui tout est désormais d'une indifférence absolue. Le vicomte tenait dans ses mains une des mains du marquis et le considérait avec compassion." Suite des tomes I ("Une fille d'Espagne") et II ("La mort du sauvage").

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  • Le dernier mot de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 5 Mars 2021 - Entrée pnb : 7 Mars 2021

    Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Il était deux heures du matin. Il y avait un an, heure pour heure, que M. de Maurevers avait disparu, et l'on parla de lui. - Messieurs, dit un tout jeune homme, reçu de la veille, au Club des Crevés, car c'était dans le salon de jeu de cet intéressant local de high life que cette conversation s'engageait, je vous demande mille pardon, mais je sais si imparfaitement l'histoire du marquis Gaston de Maurevers, que je serais bien reconnaissant à celui qui voudrait me la raconter. Le vicomte de Montgeron répondit : - Je suis ton parrain, Casimir, et à ce titre je te dois des révélations. Sache donc que Gaston de Maurevers était un homme de trente-six ans, beau, élégant, d'éducation accomplie, et riche de cent vingt mille livres de rente. On ne lui connaissait ni chagrin, ni amour, ni aucun motif raisonnable de quitter la vie. - Cependant il s'est suicidé ? - Mais non, voilà ce qu'on ne sait pas. Un soir, il est sorti d'ici, avec Charles Hounot, le fils du banquier. Ils sont remontés à pied jusqu'à la Madeleine. Le marquis habitait un grand entresol, à l'entrée de la rue de Surène. Charles l'a mis à sa porte et ils se sont séparés en se disant : « à demain. » Tome III : "La Belle Jardinière". Suite de "Les millions de la bohémienne".

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  • La résurrection de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 2 Février 2021 - Entrée pnb : 4 Février 2021

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871)"La cloche du bagne venait de sonner le repos de midi. Les chiourmes de la grande fatigue cherchaient l'ombre, car le soleil de juin flamboyait sur Toulon. Les uns s'étaient réfugiés sous la carène d'un vieux navire, les autres se mettaient à l'abri derrière des poutres de bois de construction. Quelques-uns, bravant la canicule, se couchaient à plat-ventre sur le sol brûlant de l'Arsenal. D'autres encore se promenaient silencieux, deux par deux, rivés à la même chaîne d'infamie. - Cent dix-sept, dit une sorte de géant au visage hébété, aux épaules herculéennes, je te joue les maillons de ma portion de chaîne en cinq points d'écarté. - Soit, répondit un homme jeune encore, à la taille bien prise, aux mains aristocratiques, au visage dédaigneux et fier. Le colosse continua : - Tu veux dormir, moi je veux aller sous la carène écouter les histoires de M. Cocodès, comme l'appellent les camarades. Si tu gagnes, je te laisserai dormir ; si tu perds, tu viendras écouter les histoires. Le Cent dix-sept, qui ne parlait presque jamais, fit un signe de tête approbateur, et tous deux s'assirent sur une poutre, à longueur de chaîne. Le géant tira de son bonnet un jeu de cartes graisseuses et le plaça devant lui.- À qui fera ? dit-il. Et il amena un valet. Cent dix-sept eut une dame et donna. Le géant marqua le roi et fit la vole. Cent dix-sept ne souffla mot et son visage n'exprima qu'une parfaite indifférence. Au coup suivant, le géant marqua le point et dit avec joie : - Quatre à rien ! Cent dix-sept ne sourcilla point ; mais il tourna le roi à son tour, fit la vole, et en deux coups la partie fut gagnée." Tome I : Rocambole décide de s'évader du bagne afin de faire le bien. Pourquoi ne pas commencer avec Milon, son compagnon de chaîne...

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  • Les misères de Londres

    Ponson du Terrail

    Parution : 24 Mars 2021 - Entrée pnb : 25 Mars 2021

    Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871)"Le panache noir du Penny-Boat s'allongeait dans le brouillard rougeâtre qui pesait sur la Tamise et qu'un pâle rayon de soleil couchant brisait. Le Penny-Boat est un petit bateau à vapeur dont le prix de passage, - son nom l'indique, - est d'un penny, deux sous en monnaie française. Cinquante navires de ce genre sillonnent en tous sens et à toute heure ce fleuve immense qu'on appelle la Tamise, et dans les flots ternes duquel Londres, la ville colossale, plonge ses pieds boueux. Comme toujours, le Penny-Boat regorgeait de passagers, les gentlemen et les ladys à l'arrière, les roughs, c'est-à-dire le peuple, à l'avant. Sur cette partie du navire, hommes et femmes considéraient, les uns avec curiosité, d'autres avec compassion, quelques-uns avec convoitise, une femme de vingt-quatre à vingt-cinq ans qui tenait un enfant d'une dizaine d'années par la main. Pauvre était leur accoutrement, plus pauvre encore leur bagage. La femme portait un vieux chapeau, un vieux châle à carreaux, des bas bleus de grosse laine, et des souliers encore couverts de la poussière d'une longue route. L'enfant avait le bas des jambes nu, point de chapeau sur sa tête couverte d'une belle chevelure châtain en broussaille ; et sa mère lui avait enroulé autour de sa veste fripée un lambeau de plaid qui avait dû être rouge et vert, mais qui n'offrait plus que des tons jaunes et gris." Rocambole se cache à Londres. Sous le surnom de "l'homme gris", il aide les rebelles irlandais à retrouver et protéger le jeune fils de l'un des chefs irlandais qui a été pendu... Tome I : "La nourrisseuse d'enfants" - "L'enfant perdu".

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  • Le dernier mot de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 7 Mars 2021 - Entrée pnb : 9 Mars 2021

    Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Rocambole était donc de retour. Milon serrait ses mains, Milon pleurait et riait en le regardant. Mais avant de les suivre tous deux, il nous faut rejoindre Marmouset, qui venait à Saint-Mandé sur les indications perfides de l'Espagnol. Marmouset, on s'en souvient, avait emmené son cocher et le palefrenier, recommandant au premier d'aller bon train. Depuis qu'il était un homme élégant, riche à millions, Marmouset avait des chevaux hors ligne comme vitesse. On disait au Club des Asperges que si on avait connu ses chevaux dix ans plus tôt, le gouvernement ne se serait pas donné tant de mal pour construire des chemins de fer. Le cocher rendit donc la main au magnifique trotteur qui fila comme une flèche, et vingt minutes après le coupé s'arrêta devant ce cabaret dont la cave avait servi de prison à Milon. Le cabaret était fermé. En face, de l'autre côté de la route, s'élevait la villa en construction. Marmouset mit pied à terre." Tome IV : "Le retour de Rocambole" suivi de "La vérité sur Rocambole" Suite de "La Belle Jardinière"

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  • La résurrection de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 4 Février 2021 - Entrée pnb : 6 Février 2021

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Il y avait trois jours que M. le baron Philippe de Morlux n'avait pas vu son frère Karle. Il y en avait cinq qu'il n'avait eu de nouvelles de son fils Agénor. Le baron était en proie à une vive inquiétude. Cependant, comme toutes les natures faibles qui redoutent le danger et n'osent aller à sa rencontre, il hésitait à envoyer chez le vicomte. Il hésitait plus encore à répondre à sa belle-mère qui n'avait pas vu Agénor, bien que celui-ci fût parti pour Rennes. Enfin, le matin du quatrième jour, comme M. de Morlux, qui ne pouvait encore quitter son lit, demandait ses journaux, le valet de chambre les lui apporta en disant : - Si Monsieur le baron veut lire le journal du soir, il y trouvera une chose intéressante, et dont tout le monde parle depuis hier soir dans Paris. - Qu'est-ce que c'est ? demanda le baron avec indifférence. - C'est une révolte à Saint-Lazare, monsieur. M. de Morlux tressaillit à ce nom, puis il congédia le valet et, quand ce dernier fut parti, il s'empara du journal et le parcourut avidement. Son frère Karle l'avait trop bien tenu au courant, pour qu'il ne reconnût pas aussitôt dans la fille A..., cette malheureuse enfant de sa race, arrêtée avec des voleuses et jetée en prison. Et le journal disait que la fille A... était morte ! Morte, Antoinette ! c'est-à-dire morte assassinée... et assassinée par les empoisonneurs de sa mère. M. de Morlux avait été toute sa vie, par faiblesse et par égoïsme, l'instrument de cet homme implacable qu'on appelait le vicomte Karle. Toute sa vie il avait subi la volonté et le joug de fer de son frère. Quelquefois, cependant, il avait essayé de se révolter ; quelquefois un sentiment honnête était descendu dans son coeur torturé. Mais un éclat de rire de Karle avait étouffé ce sentiment." Tome II

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  • Les misères de Londres

    Ponson du Terrail

    Parution : 27 Mars 2021 - Entrée pnb : 29 Mars 2021

    Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871)"L'Irlandaise avait longuement causé, dans la chambrette du clocher, avec l'homme gris, et, sans doute, elle savait ce qui allait se passer, car elle ne fit aucune objection et monta dans le cab à quatre places que Shoking, qui était allé en avant, eut bientôt découvert.- À Hampsteadt ! cria l'homme gris au cocher.L'enfant ne demanda rien non plus.N'était-il pas avec sa mère et avec l'homme qui l'avait sauvé du moulin ?D'ailleurs, cet enfant était presque un homme, - il l'avait prouvé déjà.Le courage, le raisonnement, ces deux qualités essentiellement viriles, avaient chez lui devancé les années.Ralph avait vu pour la première fois l'homme gris dans la prison de la cour de police de Kilburn.Tout ce que cet homme, qui lui avait parlé le cher idiome de son pays, lui avait prédit, s'était réalisé.Ralph avait donc confiance dans l'homme gris comme dans sa mère, et lorsque celui-ci lui dit, tandis que la voiture roulait :- Mon petit Ralph, seras-tu bien obéissant ?- Oh ! oui, monsieur, répondit-il.- Feras-tu tout ce que je voudrai ?- Oui, monsieur."Rocambole se cache à Londres. Sous le surnom de "l'homme gris", il aide les rebelles irlandais à retrouver et protéger le jeune fils de l'un des chefs irlandais qui a été pendu...Tome II : "La cage aux oiseaux" - "Les tribulations de Shoking"

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  • Les exploits de Rocambole

    Ponson du Terrail

    Parution : 11 Janvier 2021 - Entrée pnb : 13 Janvier 2021

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Le brick de commerce français la Mouette, faisant route de Liverpool au Havre, filait dix noeuds à l'heure. - Bon temps, bonne brise, vent arrière ! murmurait le capitaine avec satisfaction en se promenant sur le pont du navire, en envoyant au ciel les spirales bleues de la fumée de son cigare. Si cela continue douze heures encore, nous entrerons demain matin dans le port du Havre, que la Mouette n'a pas revu depuis quatre ans. - Vraiment, capitaine, vous n'avez pas vu la France depuis quatre années ? Cette question venait d'être faite par un passager qui, se promenant également de long en large sur le pont, mais en sens inverse, s'était trouvé face à face avec le capitaine et avait entendu son exclamation. - Nô, sir, répondit ce dernier, ce qui, en anglais est-il besoin de le dire ? signifiait : Non, monsieur. Or, bien que la question lui eût été adressée en français, le capitaine était excusable de répondre en langue britannique, si on envisageait le personnage qui venait de se faire son interlocuteur. C'était un jeune homme de taille moyenne, de vingt-six à vingt-huit ans, blond, d'une figure agréable, distinguée, mais empreinte de ce masque de froideur qui caractérise les fils de la hautaine Albion. Sa mise était bien celle d'un Anglais en voyage : pantalon à grands carreaux gris et noir, collant, plaid écossais enroulé autour d'un paletot court à vastes poches et de couleur roussâtre, casquette conique à longs rubans flottant sur les épaules, gibecière de voyage après laquelle étaient suspendus pêle-mêle un dictionnaire anglais-français, une longue-vue, un étui de cigares et une petite gourde emplie de rhum. Il portait en outre, placé sur son avant-bras gauche, une grande couverture, ce vade-mecum éternel du voyageur britannique." Après "L'héritage mystérieux" et "Le club des Valets de Coeur", voici une troisième aventure de Rocambole, composée de 3 tomes : "Une fille d'Espagne", "La mort du sauvage" et "La revanche de Baccarat". Après deux ans passé à Londres, Rocambole revient à Paris et vole l'identité du marquis Albert de Charmery. Il est toujours bien décidé à obtenir le pouvoir et la richesse... Tome I

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  • Les chevaliers du clair de lune

    Ponson du Terrail

    Parution : 22 Janvier 2021 - Entrée pnb : 24 Janvier 2021

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871)"Minuit venait de sonner à toutes les horloges du boulevard des Italiens.C'était en janvier 1853, un samedi, jour de bal à l'Opéra. Il faisait un froid sec, le ciel était pur, la lune brillait de tout son éclat.Le boulevard était peuplé comme en plein soleil, les équipages se croisaient au grand trot, les piétons encombraient les trottoirs, les dominos et les masques de toute espèce circulaient joyeusement à travers la foule.C'était l'heure où l'Opéra, couronné d'une guirlande de feu, ouvrait ses portes, l'heure où l'orchestre aux cent voix de Musard faisait entendre son premier coup d'archet.Assis devant le café Riche, au coin de la rue Le Peletier, deux jeunes gens causaient, chaudement enveloppés dans leur vitchoura doublé de martre zibeline, à deux pas de leur poney-chaise, dont le magnifique trotteur irlandais était maintenu à grand-peine par un groom haut de trois pieds et demi, vêtu d'un pardessus bleu de ciel à large collet de renard, et chaussé de petites bottes plissées à revers blancs.- Mon cher Gontran, disait l'un des jeunes gens, tu as une singulière fantaisie de vouloir m'entraîner au bal de l'Opéra, un véritable mauvais lieu où on ne va plus depuis quinze ans au moins, et où on ne rencontre que des femmes qui ne sont plus du monde, ou qui n'en ont jamais été.- Mon cher Arthur, répondit l'autre, as-tu lu beaucoup de romans ?- Pas mal.- Tous les romans commencent au bal de l'Opéra : ceux qu'on écrit et qu'on invente, d'abord ; ceux qui se déroulent à travers la vie réelle, ensuite."Rocambole, gracié et repenti, décide d'aider l'association "les chevaliers de la lune" à venger l'assassinat des parents d'une mystérieuse jeune femme...Tome I : "Le manuscrit du domino" - "La dernière incarnation de Rocambole"

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  • Les chevaliers du clair de lune

    Ponson du Terrail

    Parution : 24 Janvier 2021 - Entrée pnb : 26 Janvier 2021

    Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Le voyageur qui traverse la Loire, à Orléans, n'a pas plus tôt fait deux lieues devant lui, en se dirigeant vers le midi, qu'il rencontre un pays sablonneux, aride, couvert de sapins rabougris. C'est la Sologne. La Sologne est un pays malsain, fiévreux, monotone, mais dont l'aspect général est d'une mélancolie suprême et d'une poésie incontestable. De temps en temps, du bord de la route, on aperçoit les tourelles rouges d'un petit castel en briques perdu au milieu des bois. Parfois, au matin, quand le soleil se lève, on entend retentir une fanfare, et l'on voit passer une meute ardente de grands chiens du Poitou. Le soir, à travers les petites futaies de sapins, brille la lueur rougeâtre d'un feu de charbonnier, et, dans les environs, hurle au perdu un limier égaré. Au nord, c'est Orléans, la ville un peu monotone peut-être, mais, au demeurant, le meilleur pays du monde. À l'est, c'est Vierzon, la capitale des forgerons, l'enclume qui ne dort ni nuit ni jour. À l'ouest, c'est Chambord, la belle demeure, le palais entouré de grands bois ; un peu plus loin, c'est Blois, la ville policée et courtoise, qui se souvient encore de ses hôtes illustres. Puis, au midi, c'est le Berri, chanté par George Sand ; le Berri, terre des légendes et des forêts touffues." Tome II : "Le testament de Grain-de-Sel" - "Le château de Bellombre".

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