• Histoire d'un adjectif

    Michèle Manceaux

    Parution : 22 Janvier 2003 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    « Aujourd'hui, je suis juive. Je l'ai déclaré dans le journal Le monde daté du 31 août 2001. Ainsi c'est officiel, des archives peuvent en témoigner.
    L'écrivain juif Isaac Babel disait : « Si j'écrivais mon autobiographie, je l'intitulerais : Histoire d'un adjectif. Ce titre pourrait convenir à ma quête de réponses. Aujourd'hui, je place cet adjectif en pleine lumière et je me l'applique, mais que signifie : être juif ? A part les Juifs, pour lesquels c'est d'abord une foi et une religion, la première réaction générale et spontanée des athées se résume en cette simple remarque : « C'est compliqué. » Quand on me demande quel est mon travail actuel et que je prononce l'adjectif « juif » j'entends à chaque fois le même « Oh, la, la... » souvent prolongé d'un commentaire encore plus décourageant : « Oh, la, la... par les temps qui courent! »
    Ne serait-ce pas, justement, par les temps qui courent, le bon moment ? Celui de l'engagement, celui de l'urgence qui fait sortir de chez soi. »

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  • Les policiers parlent

    Michèle Manceaux

    Parution : 7 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    Comment peut-on être « flic » ? Comment le devient-on, le reste-t-on ? Comment peut-on avec bonne conscience et au nom de l'ordre public, exercer la violence ? Un policier hors du « service » est-il un citoyen comme les autres, un Français moyen ? Voilà les questions entre beaucoup d'autres, que Michèle Manceaux a posée à six policiers - gardiens de la paix, membre de la P.J., des R.G. (Renseignements généraux), C.R.S. - qui lui ont répondu avec une surprenante franchise, et une pittoresque liberté de ton - non sans répéter que ce métier d'« évacuation des déchets de la combustion sociale », il fallait bien que quelqu'un s'en charge... Mais comment ? Et au nom de quoi se définit cet « ordre » qui fonderait le recours à la violence institutionnelle ? « Chaque État, dit l'un des interlocuteurs de Michèle Manceaux, a la police qu'il mérite. »

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  • Pourquoi pas Venise

    Michèle Manceaux

    Parution : 14 Décembre 2018 - Entrée pnb : 27 Novembre 2018

    A la dernière page de son précédent livre Grand Reportage, Michèle Manceaux écrivait : « Je me réveillai à l'aube, inspirée. J'allais écrire un roman d'amour. L'intrigue se nouait à Venise. Déjà les mots venaient, portés par la brise. Ils s'élevaient de Torcello, de l'isola del Deserto. On devinait l'impalpable. » Michèle Manceaux a tenu sa promesse. L'héroïne pourrait s'appeler Kay, le jeune homme Lorenzo, mais ils ne s'appellent pas. Ils se cherchent à l'intérieur d'eux-mêmes. Le jeune homme a presque vingt-cinq ans, elle presque le double. Pourtant, ce n'est pas la différence d'âge qui crée entre eux un malaise. Le silence vient d'ailleurs, de l'enfance sans doute, de cette enfance qui flotte avec eux sur l'eau de la lagune. Aventure très forte, dialogues très simples, la mort est proche et on y pense mais le pourquoi pas de ce livre est un défi amoureux. Un défi littéraire aussi (Venise après tant d'autres...). Il fallait la distance ironique, la subtilité lyrique de Michèle Manceaux pour que Venise suscite encore un beau roman d'amour ou l'art commande.

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  • Les petites phrases de Séguy, les grandes phrases de Marchais, les rumeurs autour d'un intellectuel qui parle trop (exemple Pierre Daix), les prises de position sur la Tchécoslovaquie ou sur le sort des écrivains en U.R.S.S., voilà ce qui alimente habituellement la polémique sur le P.C.F. Mais, par l'identité des thèmes, cette polémique aligne la critique de gauche sur la critique de droite, reprenant dans le même sens qu'elle la fameuse question des libertés : il s'agit toujours de la liberté des intellectuels, plus que du peuple, des libertés formelles plus que des libertés concrètes. C'est la raison pour laquelle ce débat n'intéresse pas en profondeur la population. Notre but est de substituer à la critique politicienne du P.C.F. une critique pratique. De laisser aux spécialistes l'exégèse de ses discours et proclamations centrales pour n'envisager que son comportement dans les luttes. En face des gens en lutte, que dit le P.C.F. ? Comment est-il écouté ? Que signifient les mots quand ils ne sont plus des mots d'ordre ? La stratégie du P.C.F. est-elle radicalement incompatible avec ce qui est né de mai 68 ? Ceux qui dans ce livre tentent de répondre à ces questions, ne sont pas les représentants d'un courant politique et organisé. Impossible de les définir par une étiquette politique ou sociale. Gauchistes ? Oui, si les ouvriers de Lip le sont. Marginaux ? Oui, si des juges ou des médecins peuvent être appelés ainsi. Leur seul dénominateur commun est d'incarner la volonté de plus en plus forte d'autonomie populaire. Ce sont ces hommes et ces femmes qui, depuis mai 68, ont appris à compter d'abord sur leurs propres forces.

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  • Les femmes du Mozambique

    Michèle Manceaux

    Parution : 19 Avril 2019 - Entrée pnb : 16 Avril 2019

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Grand reportage

    Michèle Manceaux

    Parution : 1 Janvier 1981 - Entrée pnb : 10 Décembre 2015

    D'une grande journaliste, on aurait pu attendre un de ces livres-témoignages sur une « carrière », fourmillant d'anecdotes et de rencontres. Grand Reportage, certes, fait écho à une activité mouvementée où apparaissent quelques personnages publics (écrivains, comédiens, cinéastes, etc.) et des fragments d'enquêtes. Mais ce reportage, souvent ironique, est aussi celui d'une psychanalyse. Une femme engagée dans la politique, dans le Mouvement de libération des femmes, écrit le livre d'un voyage qui passe par un gouffre. On y descend. On en sort. On suit l'itinéraire de l'auteur comme on traverse un paysage à vallons obscurs. Une crise sentimentale, la mort d'une mère, le chômage : l'envers des reportages devient le reportage d'un récit secret, le récit d'un écrivain. Grand Reportage n'a pas fini de bouleverser un grand nombre d'êtres, qui sont « passés par là ».

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  • La dernière à gauche en montant

    Michèle Manceaux

    • Nil
    Parution : 28 Octobre 2010 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    On entre dans ce livre comme dans les malles de nos grands-mères, découvertes dans l'obscurité d'un grenier : pleines de souvenirs, de joies et de peines, de secrets et d'espoirs enfouis, témoins du temps qui passe. Familier et bouleversant.
    Á l'origine de la maison de Neauphle dans les Yvelines, il y a l'argent laissé à sa mort par un père absent. Et il y a aussi les deux amies du Théâtre de l'Athénée, Françoise Spira et Marguerite Duras, qui toutes deux habitent des rues avoisinantes - elles promettent " la campagne, les œufs à la coque et du fromage frais ". Il y a surtout l'envie d'une maison à soi, après avoir été ballottée d'appartements en internats, de parents en parents, d'avant en après-guerre. Un rêve surgit : Neauphle sera la maison de famille que Michèle Manceaux n'a pas eue dans son enfance. Une maison-refuge non loin de Paris, où il fera bon vivre, écrire, manger et rire, une saison après l'autre, une génération après soi.
    Mais la vie, dans son mouvement, n'épargne pas toujours les rêves. Neauphle sera vidée de ses meubles, de ses livres, de ses bibelots, puis vendue en 2007 par l'auteur.
    Dans ce texte, Michèle Manceaux nous raconte quarante ans d'existence ; " On peut se rappeler avec plaisir le plaisir d'avoir eu du plaisir ", dit-elle. Ainsi, les jours d'été, la rue de la Gouttière voit défiler des stars sans maquillage, des militants révolutionnaires, des féministes endiablées, des émigrés en cavale, des psychanalystes qui dansent dans le grenier... C'est un lieu où flotte la présence de l'amie Marguerite, toujours prompte à l'invective, où résonnent les rires des enfants, François, Caroline et Nathalie puis Antoine et Elsa. Un lieu où l'on aime intensément. Mais Neauphle est aussi le théâtre d'une série de drames si terribles qu'une distance devient quelquefois nécessaire, via des fuites à l'étranger ou des détours par la fiction... Plus encore que dans ses précédents livres, Michèle Manceaux signe ici son texte le plus personnel, le plus intime.

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  • Le fils de mon fils

    Michèle Manceaux

    Parution : 1 Janvier 1993 - Entrée pnb : 17 Mai 2017

    « À la naissance du fils de mon fils, une peur soudaine m'est venue et le désir saugrenu de lui dessiner son arbre généalogique. Ce que j'avais dénié, la valeur d'un enracinement, m'est apparu comme un salut. L'enfant était cependant pourvu d'autres ancêtres, de parents qui l'aimaient, et je n'avais personnellement à lui transmettre, sur sa filiation, que cette information : il était le fils de mon fils. » Écrivain, journaliste, Michèle Manceaux a publié, de Grand reportage à La Vie violente, une quinzaine de livres, romans, essais, fragments intimes. Cette fois, ce journal est composé comme un roman. Voici une famille, une crise, un dénouement. Voici deux personnages à l'un et l'autre bout de l'existence, une femme et un petit garçon qui se comprennent par-delà les urgences du présent. Voici une histoire où chacun peut retrouver ses propres interrogations. Qu'est-ce qu'une famille ? Que parvient-on à se dire d'une génération à l'autre ? Qu'est-ce qui se transmet ?

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  • La vie violente

    Michèle Manceaux

    Parution : 1 Janvier 1993 - Entrée pnb : 17 Mai 2017

    « L'amour contre la mort, pas d'autre panacée, même si dans ma jeunesse, l'amour ne faisait pas le poids. À chaque aventure, une illusion tombait et je voulais mourir. Je pleurais parce que l'amour ne durait pas. Maintenant, c'est parce qu'il ne dure pas que l'amour me rassure. Tout ce qui me faisait souffrir autrefois me réjouit aujourd'hui. Obstacles, attentes, vous m'avez tout donné pour que je vive un grand amour. » Ainsi la femme de ce roman trompe-t-elle le temps. Comme elle trompe la douleur d'un deuil en s'inventant une histoire d'amour. Comme elle trompe la guerre en y cherchant la solidarité. L'homme de ce roman trompe aussi, sans doute, une souffrance très enfouie. Mais existe-t-il vraiment ? L'a-t-elle vraiment rencontré au cours des combats au Salvador ? Est-il un héros ou un homme ordinaire ? « La Vie violente » traite d'une passion maîtrisée par l'imagination. À sa manière intrépide, Michèle Manceaux fait place aux sentiments, mais elle garde son style dense et rapide. Sa lucidité, sa sincérité touchent juste.

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  • Les larmes des hommes

    Michèle Manceaux

    Parution : 1 Janvier 1996 - Entrée pnb : 17 Mai 2017

    « Bien sûr, devant la mort, hommes et femmes pleurent pareillement, et la condition humaine ne les ménage ni les uns ni les autres. Cependant, il se pourrait que, dans les yeux presque toujours secs des hommes, réside une émotion indicible qui, si elle s'épanchait, les rendrait plus proches des femmes. Voire eux-mêmes féminins. Ce pour quoi, d'ailleurs, ils craindraient si fort de se laisser aller à pleurer. » Ce don des larmes refusé aux hommes est-il une cause de surdités mutuelles ou l'effet d'une insupportable douleur d'être homme que les femmes ignorent ? Les larmes demeurent-elles, pour les hommes, la honte la plus dissimulée, le point noir, celui qui aurait véritablement trait à l'amour, celui du plus terrible scandale ? Michèle Manceaux dont on connaît le talent de romancière et l'art de la maïeutique a tenté d'emmener les hommes sur ce terrain émotionnel qui leur paraît souvent si dangereux. Dix d'entre eux, parmi lesquels Jacques Attali, Pascal Bruckner, Johnny Hallyday ou Jack Lang, ont vaincu les résistances habituelles de la pudeur masculine pour avouer les peurs et les désirs qui les conduisent au-delà de leur raison ou de leur coeur. « Les Larmes des hommes » est le fruit de cette rare confiance. Ici, des hommes disent ce qu'ils auraient souhaité de leurs mères, de leurs femmes, de leurs maîtresses. Ce qui les fait pleurer. Ce qu'ils attendraient de l'amour.

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  • Brèves

    Michèle Manceaux

    Parution : 1 Janvier 1984 - Entrée pnb : 16 Décembre 2015

    Faites-moi une brève, exige le rédacteur en chef quand il désire qu'une nouvelle soit donnée dans le minimum de lignes. Ici, le procédé est le même mais le travail n'est pas journalistique, car il n'y a aucune nouvelle à donner. Ces notes ne concernent ni l'actualité, ni l'information. Plutôt la part de comédie de chacun de nous, telle que je l'ai saisie, ici et là, pendant deux années. Sans cette part de comédie, de quoi rirait-on ! Et, finalement, de cet infime, se dégage peut-être ce qui compte le plus : l'amour, les enfants, les voyages, les lectures, l'amitié. Brèves, c'est aussi nos vies à l'âge où l'on s'aperçoit qu'il n'y en a plus pour longtemps. Brèves années d'avant l'échéance, où l'on peut se découvrir enfin moins pressé d'y arriver ; enfin jeune, si jeunesse signifie qu'il n'y a pas d'urgence.

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  • Le Voyage en Afrique de Lara Simpson

    Michèle Manceaux

    Parution : 1 Janvier 1985 - Entrée pnb : 18 Novembre 2015

    Entre une mère et une fille, il y a la jungle à traverser. Dans tous les sens du terme. Lara Simpson n'a jamais voyagé seule. Encore moins avec un but secret. Et dans un pays, l'Afrique, où rien n'est jamais certain, où toute décision semble se perdre, aussitôt prise, dans l'ambiguïté régnante. Lara Simpson ne sait pas très bien ce qu'elle est venue chercher ici. Sa fille Elisabeth, bien sûr, dont elle soupçonne seulement qu'elle est dans ce pays et qu'elle s'y cache, mais Lara Simpson a tellement attendu ces retrouvailles que l'attente pourrait se prolonger indéfiniment sans qu'elle en souffre. En mettant les choses au pire, elle pourrait aussi bien rentrer en France, comme elle est venue, les mêmes élans retenus. À toute immobilité, cependant, correspond une action, à toute incertitude, une aventure. L'aventure vraie, celle qui fait rompre l'intrigue policière et vous place tout à coup là où l'on ne peut plus que mourir ou repartir.

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  • La nuit sera noire et blanche

    Michèle Manceaux

    Parution : 22 Décembre 2017 - Entrée pnb : 11 Mars 2018

    Pourquoi la belle danseuse Marina Muichkine s'est-elle donné la mort ? C'est la question que se posent les policiers, les journalistes, les parents, les amis. Et surtout son frère, Louis, qui a passé la soirée de la veille auprès d'elle et n'a rien deviné. Pour tous Marina était quelqu'un qui avait « réussi ». « En pleine jeunesse, en pleine ascension... » On ne comprend pas. On s'interroge. À chacun son explication. Mais pour Louis, la quête est plus profonde. Hagarde et précise. Noire et blanche. Comme cette nuit où Marina, née Myriam Zandler, a accompli son geste. Remontant aux sources de leur enfance partagée, cherchant désespérément une lumière, Louis revit cette nuit dont le mystère ne fera que s'épaissir. À l'aube, Louis aura quand même découvert une vérité. S'il ne s'est pas tué cette nuit, c'est qu'il choisit de vivre.

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  • L'amie

    Michèle Manceaux

    Parution : 5 Mai 2011 - Entrée pnb : 12 Décembre 2014

    Le récit exceptionnel d'une amitié de trente ans entre deux écrivains.
    " Marguerite assise comme d'habitude, toute petite, à la grande table dans la pièce centrale qui donne sur le parc. On voit juste sa tête et ses épaules qui dépassent. Elle parle à voix haute, mais comme pour elle seule :
    ? Il n'y a pas de roman sans amour. Dans mes livres, l'amour est là d'emblée, mais ce n'est pas en tant qu'amour qu'il est écrit, c'est en tant que scandale, dans sa portée dans la société qui est phénoménale comme la peste, comme le feu.
    Elle alterne le ton complice et le ton magistral.
    ? Les désabusés, je ne les aime pas. Tu peux être désespérée mais pas désabusée. "
    L'amie, c'est Marguerite Duras, que l'on découvre ici à la fois dans son intimité et plus profondément dans son œuvre.

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  • Je voudrais parler de Duras

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    Parution : 9 Mars 2016 - Entrée pnb : 27 Avril 2016

    Je crois qu'un des mots-clés de Marguerite Duras à mon endroit c'est : « Je vous aime, tais-toi. »
     
    En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante de moins. Derrière l'écrivain, Yann a découvert le « personnage » Duras, aussi assoiffée d'absolu dans la vie qu'elle l'est dans l'écriture. Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi bien les codes de l'amour que ceux de la littérature, il sait qu'il ne peut garder le silence.
     
    A l'époque où ces entretiens ont été enregistrés, Yann Andréa n'a pas encore écrit les livres qui le feront connaître plus tard -M. D. (Minuit, 1983) et surtout Cet amour-là(Pauvert, 1999, réédité en 2016). Il répond aux questions de Michèle Manceaux, écrivain, journaliste et amie de Marguerite Duras.

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