• Les étoiles de Sidi Moumen

    Mahi Binebine

    Parution : 6 Janvier 2010 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Yachine raconte comment il a grandi à Sidi Moumen, une cité en lisière de Casablanca, parmi ses dix frères, une mère qui se bat contre la misère, et un père ancien ouvrier, toujours accroché à son chapelet. Cette ville est un enfer terrestre avec ses décharges publiques, le haschich et la colle sniffée. Alors quand on leur dit que le paradis est à la porte d'en face, qu'ont-ils à perdre ?

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  • L'Ombre du poète

    Mahi Binebine

    Parution : 1 Janvier 1997 - Entrée pnb : 21 Janvier 2017

    Sur le mont des Esclaves, deux adolescents rêvent ensemble. Tous deux pratiquent, avec un même bonheur, l'art de jouer avec les mots et leurs illusions, mais à l'heure des engagements de l'âge adulte, Yamou choisira la voie de la poésie et de la révolte, tandis que Nayel se laissera prendre au piège de ses mensonges et aux fastes du pouvoir. Mensonges, en effet, que l'histoire de son enfance et de sa mère transformée en servante, mensonges que son amitié pour le fils du Pacha, ou que sa fuite pour Talouet... L'écriture sera-t-elle sa dernière pirouette ou, au contraire, sa seule chance de retrouver la vérité ? Dans ce roman à la fois poétique et philosophique, Mahi Binebine s'interroge sur la force et les dangers de la parole. Il renoue avec l'inspiration de ses premiers récits, en évoquant la misère et la candeur des petites gens, l'injustice de la société marocaine du milieu du siècle, et les déchirements qu'elle provoque.

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  • Le sommeil de l'esclave

    Mahi Binebine

    Parution : 1 Janvier 1992 - Entrée pnb : 21 Janvier 2017

    Le narrateur, on le devine, revient aux lieux de son enfance - une ville du Maroc où il est né dans les années qui suivirent la décolonisation. Ce voyage dans les souvenirs est l'occasion d'évoquer des silhouettes tour à tour cocasses et pathétiques : Madame Kolomer, la veuve d'un sous-officier français qui s'accroche aux restes dérisoires de ses splendeurs passées, Milouda, la mère blanche et le Fqih, parents du narrateur et notables vénérés, le porteur d'eau, surnommé l'Allemand parce qu'il est albinos, et bien d'autres, colorés, volubiles, campés dans leur singularité et types éternels. Et surtout, pour l'enfant, au centre de la maison opulente de la médina, il y a Dada, l'esclave noire, achetée il y a bien longtemps aux hommes bleus, qui l'avaient razziée avec son tout jeune frère. Dada, qui s'enfonçait la tête dans le sable pour ne pas entendre les cris de l'enfant violé par le chef caravanier, Dada qui vit et rêve immergée dans les mots simples qui disent la terre, le feu, l'odeur du chèvrefeuille, le goût des graines de tournesol, Dada qui ne pourra que tuer l'enfant né des visites nocturnes du Fqih, et qu'on veut lui arracher, comme lui fut arraché autrefois P'tit frère. Il y a un réel talent dans ce premier récit où, sous la poésie prenante du conteur et la tendresse du souvenir, affleure la dénonciation d'un monde qui refuse le droit d'exister et d'aimer à ses humiliés et offensés.

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  • Les Funérailles du lait

    Mahi Binebine

    Parution : 1 Janvier 1994 - Entrée pnb : 21 Janvier 2017

    Mamaya est très vieille et très autoritaire, comme le savent son chat et surtout sa servante dévouée, Johara. Très malade aussi, au point qu'il a fallu lui faire l'ablation d'un sein. Recluse dans sa chambre, elle repense à Merième, sa mère, l'adolescente frondeuse et piquante qui séduisit un beau soldat, à sa propre passion pour le jeune Pierre rencontré au collège, au mariage obligé avec le maître d'école, à la vie si dure dans l'oppression des femmes, à la fois acceptée et refusée. Et surtout à l'Absent, ce fils aîné disparu pour avoir mal pensé, dont on ne sait s'il est vivant (mais dans quelle geôle ?) ou mort, sans que sa mère puisse ensevelir sa dépouille. Mamaya se lancera donc dans un ultime voyage vers le tombeau familial, pour donner à l'enfant perdu ces funérailles du lait après lesquelles elle pourra quitter ce monde. Des sourires dans ce récit coloré, et ce don remarquable de la silhouette déjà noté dans Le Sommeil de l'esclave, mais surtout un portrait de femme et de mère simple et bouleversant, et un ton qui mêle le quotidien, le rêve et le conte avec une grande intensité.

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