• Antipsychiatrie ; les voies du sacré

    Christian Delacampagne

    Parution : 5 Mars 1974 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Si le combat pour les lumières est toujours à reprendre, c'est que les ténèbres, elles aussi, se déplacent. L'obscurantisme, aujourd'hui, n'est plus du côté de la folie, mais de la raison. Ou de ce qu'on prend faussement pour " la " raison : simplement l'une de ses figures historiques, d'autant plus redoutable qu'elle demeure méconnue. Contre ce dogmatisme, on ne peut refuser à l'antipsychiatrie le privilège d'avoir été la première réaction de libération. D'avoir, dans l'insensé, reconnu le travail d'un sens, le cheminement d'une vérité. Travail obscur, cheminement souterrain qu'un philosophe poursuit ici.

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  • La louve baroque

    Christian Delacampagne

    Parution : 26 Avril 1979 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Pourquoi ce titre ? Parce que, au centre du livre, se trouve une réflexion sur les rapports de la puissance romaine - que symbolise la Louve - et de l'art baroque dont la floraison, aux alentours de 1630, a si profondément marqué jusqu'au visage actuel de Rome. Rome n'est pas une ville comme les autres, mais sans doute {la} ville par excellence. Elle est bien, en effet, le berceau d'une civilisation - la nôtre. En portant témoignage non seulement le réseau mystique de ses fontaines, de ses églises et de ses obélisques, mais aussi la culture des Romains, toujours vivante, le savoir-faire de ses artisans, la richesse de son cinéma et tant d'autres visages présentés de façon exclusivement concrète : anecdotes, rencontres, promenades ou faits divers... Pourtant, cette civilisation que Rome a modelée pendant plus de deux millénaires s'est aujourd'hui emballée comme un cheval fou : c'est en plein centre de la ville que les "autonomes" défilent, que la police tire, que les terroristes opèrent et que l'on retrouve le corps d'Aldo Moro. Symptômes d'une mutation dans les formes de pouvoir inventées, précisément, à Rome ? Peut-être, mais d'une mutation dans laquelle Rome, aussi, risque de s'engloutir : la vérité de Rome, ne serait-ce pas les ruines ?

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  • Sur l'oppression, on pourrait croire que tout a été dit. Pourtant, l'unique façon de changer le monde est de changer d'abord l'idée que nous nous en faisons : car c'est dans la culture que gît le noeud du problème, dans le logos - langage, logique - qui lui donne sens. C'est pourquoi il était nécessaire de reprendre l'analyse du concept d'Occident, et cela sans masochisme : le travail d'écriture n'est-il pas déjà, par lui-même, une voie de libération ? On trouvera donc ici les premières traces de ce parcours, où il s'agit surtout de l'exclusion dont le sauvage, la femme, le fou n'ont pas fini d'être victimes. Mais entre tous ces textes se tissent des liens qu'on a aussi tenté de faire voir : la question de la folie nous oblige à poser celles du pouvoir et du sacré, qui à leur tour nous reconduisent vers la folie du monde. Et cependant le cercle n'est pas clos. C'est d'ailleurs la fonction de la philosophie d'en chercher le centre et de nous aider à en sortir.

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  • Le philosophe et le tyran

    Christian Delacampagne

    Parution : 16 Mai 2012 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Les philosophes, disait robert Musil, sont des êtres violents qui, faute d'avoir une armée à leur disposition, se soumettent le monde en l'enfermant dans un système. il peut aussi leur arriver de vouloir atteindre leurs objectifs en devenant les conseillers d'un prince. ils s'exposent, en ce cas, à de pénibles frustrations car le prince (« bon » roi ou « méchant » tyran) n'a que faire des conseils d'un naïf philosophe. si je reviens ici sur les temps forts de cette histoire (Platon et Denys, Descartes et Christine, Voltaire et Frédéric, Heidegger et Hitler, etc.), ce n'est pas pour inviter les philosophes à s'éloigner de la politique. C'est, au contraire, pour tenter d'instituer, entre le pouvoir et la pensée, un véritable dialogue. encore faut-il, pour que celui-ci soit possible, que soit reconnue la nature paranoïaque de la démarche philosophique. C. D.

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