Sciences humaines & sociales

  • Les grands cimetières sous la lune

    Georges Bernanos

    Parution : 15 Décembre 2017 - Entrée pnb : 12 Octobre 2017

    Ce violent pamphlet, repris par Lydie Salvayre dans Pas pleurer, fit scandale en France à sa parution en 1938. Il condamne la répression franquiste lors de la guerre civile espagnole. Les attitudes politiques de Georges Bernanos évoluent radicalement et il va prendre en horreur cette droite dont il semblait jusque-là figurer l'enfant turbulent. Pourtant chrétien, monarchiste et individualiste, révolté, il prend fait et cause pour les républicains et dénonce les atrocités d'un crime irrémédiable : le ralliement de l'Église espagnole au coup de force nationaliste de Franco.
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques-unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Monsieur Ouine ou encore La France contre les robots.
    /> « Vous êtes royaliste, disciple de Drumont - que m'importe ? Vous m'êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d'Aragon - ces camarades que, pourtant, j'aimais. » - Simone Weil
    « Bernanos est un écrivain deux fois trahi. Si les hommes de droite le répudient pour avoir écrit que les assassins de Franco lui soulèvent le coeur, les partis de gauche l'acclament quand il ne veut pas l'être par eux. Il faut respecter l'homme tout entier et ne pas tenter de l'annexer. » - Albert Camus
    « Un livre de prophète » - Emmanuel Mounier

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  • Journal de guerre ; 1914-1918

    Maurice Bedel

    Parution : 10 Octobre 2013 - Entrée pnb : 6 Février 2015

    « Les temps sont noirs. L'horizon est barré. Il ne faudra pas que l'on croie dans cent ans que c'était gai, la Victoire. Il faudra montrer à nos arrière-petits-enfants les routes de Lorraine détrempées par les inondations où allait la théorie des soldats fatigués, des chevaux fatigués, des voitures fatiguées, des camions fatigués ; où marchaient en bandes loqueteuses, misérables, déshumanisées, Russes, Roumains, Italiens, Français, Anglais, poussés hors d'Allemagne, harcelés par la grippe et redoutés des populations. Il faudra leur montrer le champ de désolation de la Champagne et de la Meuse, de la Picardie et des Flandres, où se lamente sans vivres et sans abris sous les pluies exécrables d'un hiver pourri tout un peuple accouru des exils de Gascogne, de Touraine, de Poitou dès les premières heures de l'armistice. Il faudra leur montrer Nancy, carrefour des misères où la grippe terrasse les rapatriés au seuil de la Terre Promise, les démobilisés échappés aux obus, aux gaz et aux balles ; Reims qui n'est plus, Lille où l'on est affamé... Il faudra leur montrer Paris insouciant et fol, vieille coquette ayant retrouvé sa poudre, son rouge et ses mouches et tenant salon au boulevard des Italiens à l'heure où tout un monde s'écroule. » M. B., 31 décembre 1918

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