• Le Droit à la paresse

    Paul Lafargue

    Parution : 20 Janvier 2021 - Entrée pnb : 21 Octobre 2020

    Pourquoi devons-nous travailler ?
    Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, « cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste ».
     
    Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.

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  • Capitalisme, désir et servitude ; Marx et Spinoza

    Frédéric Lordon

    Parution : 23 Mars 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement.
    Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects.
    L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux.

    Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.

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  • Du delta du Nil aux cercles polaires, le constat est effrayant : la Terre se réchauffe dans des proportions qui nous mènent aujourd'hui au seuil de la catastrophe. Le concept d'Anthropocène, s'il a le mérite de nommer le problème, peine à identifier les coupables et s'empêtre dans le récit millénaire d'une humanité pyromane. Or si l'on veut comprendre le réchauffement climatique, ce ne sont pas les archives de « l'espèce humaine » qu'il faut sonder mais celles de l'Empire britannique, pour commencer. On y apprend par exemple que dans les années 1830 la vapeur était, aux mains des capitalistes anglais, un outil redoutable pour discipliner la force de travail et une arme de guerre impérialiste ; on y suit la progression fulgurante de la machine mise au point par James Watt qui supplante en quelques années la force hydraulique - pourtant abondante et moins chère - dans l'industrie textile anglaise. En puisant dans les sources de l'histoire sociale, ce livre raconte l'avènement du « capital fossile », ou comment la combustion ininterrompue de charbon a permis de repousser les limites de l'exploitation et du profit.
    Il faut couper la mèche qui brûle avant que l'étincelle n'atteigne la dynamite, écrivait Walter Benjamin dans un fragment célèbre, « Avertisseur d'incendie », où il insistait sur la nécessité d'en finir avec le capitalisme avant qu'il ne s'autodétruise et emporte tout avec lui. Pour Andreas Malm, on ne peut pas mieux dire l'urgence contemporaine de défaire l'économie fossile par des mesures révolutionnaires.

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  • Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste.
    Il en traverse les différents cercles, en partant de son centre et en progressant vers ses marges.
    Ainsi sont examinées les différentes puissances d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer.
    Saisir les avantages respectifs dont ces puissances ont successivement tiré parti renvoie à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent.
    La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France.
    L'auteur revient régalement sur le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des États d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne qui, cause et effet à la fois, ne peuvent prendre part à l'expansion européenne.
    Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la «?cour des grands?».
    L'ouvrage examine enfin les principales forces sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et, dès lors, de se développer selon leur logique propre.
    Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit de ses atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
    Alain Bihr renouvelle et enrichit, grâce aux acquis historiographiques les plus récents, les intuitions et les analyses qui ont jalonné l'histoire du développement capitaliste.
    La dimension narrative et descriptive n'est pas le moindre atout de ce travail.

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  • Afrofem

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    Parution : 22 Avril 2020 - Entrée pnb : 17 Avril 2020

    Les femmes noires en France doivent être sauvées de leur famille, de leur communauté (pères, frères, cousins). Ce sauvetage est proposé gracieusement par l'État au travers de l'école républicaine, appuyée par des allié·es de choix (médias, monde de la culture, associations, intellectuel·les).
    Mwasi est un collectif de femmes qui ne veulent pas être «sauvées» par qui que ce soit et qui prend la parole. Les autrices, des femmes noires et afro-descendantes, désignent l'État français, le «féminisme» blanc dominant, le racisme d'État comme des ennemis politiques.
    Ce livre est un instantané de ce qu'est le collectif Mwasi et de ce qu'il veut:
    «Notre seule préoccupation est d'être à la hauteur des idées, des pratiques et de l'héritage qui sont les nôtres: les combats contre la négrophobie, l'impérialisme, l'hétéro-patriarcat et le capitalisme.
    Nous avons choisi l'afroféminisme pour traduire politiquement nos révoltes en tant que femmes noires; révoltes que nous voulons transformer en révolution pour un changement radical de système. Un système de justice sociale pour tou·tes, sans racisme, débarrassé de la domination masculine et du capitalisme.
    Nous faisons le choix de la lutte collective, de l'organisation politique autonome et de la libération comme horizon.
    Nous voulons que notre lutte soit comprise, reprise et interrogée par les Afro-descendant·es de France et les générations de militant·es noir·es qui nous suivront.
    Que ceci soit pris comme notre contribution afroféministe à la libération noire et panafricaine.»
    Les femmes noires en France doivent être sauvées de leur famille, de leur communauté (pères, frères, cousins). Ce sauvetage est proposé gracieusement par l'État au travers de l'école républicaine, appuyée par des allié·es de choix (médias, monde de la culture, associations, intellectuel·les).
    Mwasi est un collectif de femmes qui ne veulent pas être «sauvées» par qui que ce soit et qui prend la parole. Les autrices, des femmes noires et afro-descendantes, désignent l'État français, le «féminisme» blanc dominant, le racisme d'État comme des ennemis politiques.
    Ce livre est un instantané de ce qu'est le collectif Mwasi et de ce qu'il veut:
    «Notre seule préoccupation est d'être à la hauteur des idées, des pratiques et de l'héritage qui sont les nôtres: les combats contre la négrophobie, l'impérialisme, l'hétéro-patriarcat et le capitalisme.
    Nous avons choisi l'afroféminisme pour traduire politiquement nos révoltes en tant que femmes noires; révoltes que nous voulons transformer en révolution pour un changement radical de système. Un système de justice sociale pour tou·tes, sans racisme, débarrassé de la domination masculine et du capitalisme.
    Nous faisons le choix de la lutte collective, de l'organisation politique autonome et de la libération comme horizon.
    Nous voulons que notre lutte soit comprise, reprise et interrogée par les Afro-descendant·es de France et les générations de militant·es noir·es qui nous suivront.
    Que ceci soit pris comme notre contribution afroféministe à la libération noire et panafricaine.»

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  • La montée en puissance des «pays émergents», au premier rang desquels la Chine, venant après celle du Japon et des «dragons» sud-est-asiatiques (Corée, Taïwan, Hong Kong, Singapour), a été l'occasion de réinterroger voire de réviser l'histoire du capitalisme. Et de se demander si le premier rôle, longtemps tenu par l'Europe occidentale, au sein de cette dernière n'avait été qu'un accident dont les conséquences seraient en train de s'épuiser et une parenthèse en train de se refermer.
    Cet ouvrage soutient que, si l'Europe occidentale a été le berceau du capitalisme et a pu, des siècles durant, en constituer l'élément moteur et dirigeant, c'est à son emprise sur le restant du monde qu'elle l'a d'abord dû. Ce premier tome revient sur l'acte inaugural de ce processus : l'expansion dans laquelle elle s'est lancée en direction des continents américain, africain et asiatique à partir du XVe siècle et qui se poursuivra au cours des trois siècles suivants.
    Cet ouvrage décrit et analyse les deux formes fondamentales de cette expansion : commerciale et coloniale. Il en précise les principaux acteurs : les États et leurs agents, les compagnies commerciales, les diasporas marchandes, la foule des migrants anonymes, etc. Il en donne le résultat global : la constitution d'un premier monde centré sur l'Europe occidentale dans l'exacte mesure où c'est par elle et pour elle que les autres continents vont se trouver interconnectés et progressivement extravertis.
    L'ouvrage s'attache à montrer qu'à travers les comptoirs commerciaux ouverts sur leurs côtes autant que par le biais des territoires occupés et colonisés dans leurs arrière-pays, des régions entières de ces continents ont commencé à être soumises à un processus d'exploitation et de domination. Ce processus opère par le biais du commerce forcé et déloyal, par l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations.
    Il explique ainsi comment les sociétés locales ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. De la sorte, elles furent subordonnées aux exigences de la dynamique de formation du capitalisme en Europe même.
    Mais, loin de verser dans une sorte de misérabilisme à l'égard des pays et populations en proie à l'expansion européenne, l'ouvrage insiste au contraire sur la résistance qu'ils ont su lui opposer, en la tenant souvent en échec. Résistance cependant inégale, fonction de leur développement historique antérieur et des structures sociales toujours singulière auxquelles il avait abouti.
    C'est pourquoi l'ouvrage consacre également une grande attention à l'état de chacune des sociétés que les Européens vont aborder au cours de leur expansion. Il fournit de la sorte un panorama du monde à l'aube de cette dernière.
    En dernier lieu, cette analyse de l'expansion européenne tente d'expliquer les divergences qui vont surgir entre les États européens quant au calendrier selon lequel ils vont se lancer dans cette aventure et les formes qu'ils vont y privilégier. Elle se penche également sur les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises. Enfin elle souligne les bénéfices fort inégaux que les divers États européens vont retirer de leur expansion outre-mer, dont la pleine explication est cependant renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.

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  • Ce deuxième tome de «Le premier âge du capitalisme» est intitulé «La marche en avant de l'Europe occidentale vers le capitalisme». Il analyse méthodiquement les voies et les formes sous et lesquelles se poursuit, du 15e au 18e siècle, la transition de l'Europe occidentale du féodalisme au capitalisme, sous l'impulsion de l'expansion commerciale et coloniale outre-mer dont a traité premier tome, «L'expansion européenne».
    S'arrêtant notamment sur le déploiement multiforme de la manufacture, les prodromes de l'industrie mécanique, la formation des premiers marchés proprement capitalistes, la mise en oeuvre des politiques mercantilistes, mais loin de s'en tenir aux seuls aspects économiques de ce processus pluriséculaire, il en scrute tout aussi bien les facettes sociales, politiques et culturelles.
    Il comprend donc des développements consacrés: à la transition d'une société d'ordres à une société de classes; à la formation d'un nouveau type d'État, dont la monarchie absolue est le principal mais non pas le seul avatar; à ces révolutions culturelles majeures qu'ont été la Réforme, la Renaissance et les Lumières; enfin à l'émergence d'un nouveau type d'individualité cultivant son autonomie, appelé à un bel avenir dans les âges ultérieurs du capitalisme.

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  • Exister, résister ; ce qui dépend de nous

    Pascal Chabot

    Parution : 6 Septembre 2017 - Entrée pnb : 20 Novembre 2017

    « Exister dans le système, c'est souvent être assis derrière des vitres, face à un écran. » Des forces nouvelles, mixtes de technique, d'économique et de numérique, ont fait irruption au sein du technocapitalisme mondial. Nous assistons aux premiers effets de ce qu'il faut bien appeler des « ultraforces » qui, en créant un nouveau monde, déstabilisent les systèmes et fragilisent les existences.
    Dans ce contexte, nous devenons multiples, éclatés, parfois écartelés. En nous coexistent trois visages : un moi cherchant sa place dans un système constitué de vitres protectrices et d'écrans ; un sujet clivé par les ultraforces d'une mondialisation qui crée autant qu'elle détruit ; et enfin un soi précieux marqué par la saveur d'exister, la recherche d'équilibre et le goût des autres.
    Comment inventer une convergence entre ces trois facettes de nous-même ? Comment sortir du dualisme appauvrissant qui résulte de la surenchère entre systèmes fragilisés et ultraforces décomplexées ? Cela ressemble à la fin d'une ère. Peut-être le moment est-il venu de préparer la transition vers un monde où la culture de soi et le sens des autres deviendraient centraux.

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  • Nouveau Monde, disruption, destruction créatrice, Start-up Nation... Autant de mots et d'expressions qui sont censés définir et caractériser notre époque tout à la fois anxiogène, violente, révoltante parfois, mais aussi décapante et enthousiasmante.
    Destiné à tous ceux qui veulent comprendre, ce livre n'est ni un réquisitoire ni un plaidoyer pour ce monde mais une explication de texte. En vingt questions, sérieuses ou iconoclastes, l'auteur propose une lecture originale de notre économie et sa « vie des affaires » qui place l'innovation au coeur des dynamiques actuelles. Régulièrement perçue comme menaçante par les uns, solution pour les autres, cette dernière est sans doute la clé pour analyser notre époque.
    Analyser pour comprendre d'abord, analyser pour faire face ensuite, analyser pour construire enfin : telles sont les ambitions de cet essai à la fois simple d'accès, plein d'humour et d'optimisme dans une société qui pense souvent que le pire est à venir.

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  • Accélération !

    Laurent De Sutter

    Parution : 20 Avril 2016 - Entrée pnb : 13 Avril 2016

    Le 14 mai 2013, deux jeunes doctorants de la London School of Economics, Nick Srnicek et Alex Williams, publiaient, sur le site Critical Legal Thinking, un texte intitulé : « #ACCELERATE. Manifesto for an Accelerationist Politics ». Ils y défendaient une thèse iconoclaste : la gauche, si elle veut sortir du marasme dans laquelle elle se complaît désormais, doit repenser sa relation au futur, à la technologie, au travail et à l'économie. Plutôt que continuer à résister aux innovations qui ne cessent d'être produites dans tous les domaines, il est grand temps qu'elle apprenne à les embrasser si elle veut parvenir à dépasser un jour le capitalisme. Il faut accélérer plutôt que tenter de décélérer - car seule une accélération politique, technologique, scientifique et économique assez puissante pourrait nous donner les chances de réaliser une révolution qui ne soit pas réactionnaire et vouée à l'échec. La parution de ce texte a suscité un débat mondial, et a aussitôt fait de Srnicek et Williams les chefs de file de ce qui a été appelé « accélérationnisme » - le mouvement défendant le dépassement du capitalisme par le haut, plutôt que par le bas. D'Antonio Negri aux xénoféministes de Laboria Cuboniks, des chefs de file du Réalisme Spéculatif au critique culturel Mark Fisher, les critiques féroces et les salutations enthousiastes n'ont pas cessé de fuser. Il fallait que les lecteurs francophones puissent avoir accès aux principales pièces du dossier : voilà qui est fait.

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  • Gouverner le capitalisme ?

    Isabelle Ferreras

    Parution : 12 Septembre 2012 - Entrée pnb : 14 Janvier 2016

    Le travail salarié ne connaît pas la démocratie. Une fois franchi le seuil de l'entreprise, le citoyen devient un « facteur travail » soumis aux décisions des seuls apporteurs en capital. Pourtant, l'histoire occidentale nous a appris les bases institutionnelles du processus de démocratisation : le système bicaméral. Innovation majeure, il a rendu le gouvernement légitime, raisonnable et intelligent sous la responsabilité conjointe des deux Chambres. Gouverner le capitalisme commencerait donc par mettre en place un « bicamérisme économique » : une Chambre des représentants des apporteurs en capital, une Chambre des représentants des investisseurs en travail, un gouvernement responsable devant les deux Chambres.
    À l'heure où le capitalisme mondialisé inflige de lourdes pertes de souveraineté aux États et où les salariés font la dure expérience de la contradiction capitalisme / démocratie, il est temps de penser les conditions d'une souveraineté légitime dans l'entreprise capitaliste.

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  • La dette

    Rafael Gumucio

    Parution : 18 Octobre 2012 - Entrée pnb : 21 Mars 2020

    La démocratie a été rétablie au Chili et Fernando, jeune producteur à succès dans l'audiovisuel, progressiste, bien marié à une femme riche, pense à réaliser son grand rêve : tourner le scénario qu'il a écrit il y a des années. Mais il découvre brusquement que le gestionnaire de son entreprise l'escroque, ainsi que quelques autres personnes de son entourage, et s'est enfui à l'étranger.
    Le roman raconte la descente aux enfers de Fernando qui prend alors conscience de l'échec de son mariage, des énormes inégalités sociales du Chili, de la corruption politique qui y règne.
    L'auteur met en scène une allégorie du Chili des années 90, fait d'argent facile et de capitalisme sauvage, et raconte l'effondrement de ces illusions.
    />
    Ce roman, inspiré d'un fait divers qui a fait la une des quotidiens chiliens, est écrit dans un style vivant, à la fois proche et profond, avec des personnages inoubliables.

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  • Le véritable coût du capital

    Olivier Besancenot

    Parution : 2 Septembre 2015 - Entrée pnb : 16 Septembre 2015

    De toutes parts, on ne cesse de déplorer le manque de compétitivité et la paralysie d'un monde de l'emploi accablé par l'impôt : la France vivrait au-dessus de ses moyens, le travail coûterait trop cher.
    Contrairement aux idées reçues, le travail en France n'a jamais été aussi productif et rentable. En revanche, le capital, dans son aspect le plus parasitaire, triomphe au détriment des salaires, des droits sociaux et des investissements : la rémunération du travail est devenue une simple variable d'ajustement pour garantir des dividendes exponentiels aux marchés financiers. Une situation inédite dans l'histoire, dont s'alarment les économistes de tous bords.
    Comprendre les mécanismes à l'oeuvre permet de s'affranchir de cette société du renoncement et de la culpabilité collective, pour appeler à plus de justice sociale face au despotisme du capital.

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  • Le capitalisme socialement responsable existe

    Collectif

    Parution : 7 Janvier 2016 - Entrée pnb : 29 Décembre 2015


    En ces temps de crise,
    le capitalisme est remis en question par ses détracteurs ou
    défendu bec et ongles par ses partisans. Le concept proposé de Capitalisme Socialement
    Responsable est fondé sur l'esprit d'entreprise, favorise les comportements exemplaires, à
    la fois efficaces, efficients et éthiques, en encourageant la prise de responsabilité sociale
    des entreprises et des organisations, conjuguée au développement de la responsabilisation
    économique et des efforts légitimes de chaque citoyen-acteur.


    Le Capitalisme Socialement Responsable ne confond pas capitalisme financier et
    capitalisme entrepreneurial. Le premier cultive la création de valeur factice qui conduit
    à des bulles financières qui éclatent périodiquement et ruinent l'économie réelle. Au
    contraire, lecapitalisme d'entrepreneuriat est créateur de valeur économique robuste et
    d'emplois, justifiés par l'activité de production de biens et de services répondant à des
    besoins légitimes des citoyens-consommateurs.


    Le Capitalisme Socialement Responsable n'est pas une généreuse utopie, il s'est
    déjà inscrit dans l'histoire des faits économiques et sociaux et il est viable actuellement. Il
    recouvre un ensemble de bonnes pratiques qualifiées de management socio-économique,
    qui ont été mises en place dans 1 853 entreprises et organisations, privées, associatives
    et publiques, appartenant à 72 secteurs d'activité, dans l'industrie, les services lucratifs et
    les services publics, dans 40 pays.


    Tout le livre montre que le fait de replacer l'Homme au centre de l'action, permet
    de produire de la valeur économique durable et des valeurs anthropologiques qui lui sont
    indissociables.


    Le Capitalisme Socialement Responsable est, dans la sphère de l'activité économique,
    le pendant de la démocratie dans la sphère politique, sociale et anthropologique. Il fait
    confiance à l'entreprise, comme moteur de l'activité économique, sociale et culturelle, pour
    créer de la valeur, dans la proximité des relations humaines, en faveur des personnels, des
    clients et des usagers.

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  • Que peut apporter la pensée sociale et politique à la compréhension du travail contemporain ? Quels en sont les enjeux fondamentaux?
    Pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui, l'auteur entend faire une généalogie des rapports entre esclavages et modernité. Cette question centrale, trop souvent négligée dans les sciences humaines, s'est posée à chaque fois dans l'histoire à un moment de basculement de civilisation.
    Les nouvelles formes d'organisation du travail et leurs incidences sur la santé mentale et physique des travailleurs salariés suscitent de réelles inquiétudes. Quels sens donner à ces évolutions majeures du travail ? L'ouvrage entend montrer que la tendance tyrannique du nouveau capitalisme peut se donner à voir comme une exigence de « servitude volontaire » envers le salariat. Face à ces nouvelles formes de domination et son potentiel de destructivité pour la société toute entière, le droit apparaît comme le seul garde-fou capable d'enrayer cette tendance.

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  • La Chine : un capitalisme bureaucratique

    Au Loong Yu

    Parution : 1 Février 2014 - Entrée pnb : 19 Décembre 2015

    Au moment même où l'Union Soviétique s'écroulait, la Chine se jetait dans les bras du capitalisme. Le régime bureaucratique chinois ouvrait ses frontières aux investissements étrangers, privatisait des pans entiers de l'économie et maintenait son régime coercitif d'une main de fer. Licenciements et nouvelle pauvreté sont devenus le lot quotidien de centaines millions de Chinois qui ne sont pas restés pas sans résister.Entre stalinisme et business, quelle est la vraie nature de ce régime chinois ? Avant 2020, la Chine sera devenue la première économie mondiale. Ces trente dernières ont vu des bouleversements colossaux transformer ce pays essentiellement paysan. Désormais la majorité de la population chinoise vit dans les villes. Alors que la chute de l'URSS avait vu la disparition du Parti communiste et l'effondrement de sa mainmise sur la société, la classe bureaucratique chinoise au pouvoir a fait le choix risqué d'entamer un «grand bond en avant» vers le capitalisme tout en maintenant le régime d'État-parti unique.Ces évolutions ont profondément transformé la société. Au sommet, des fortunes colossales se sont accumulées et la corruption est devenue endémique, en bas l'exploitation que ce soit dans les entreprises privées ou d'État s'est intensifiée, les dégâts sociaux et écologiques sont innombrables. La couche dirigeante, âpre au gain, a organisé l'entrée de capitaux étrangers à son plus grand profit. Elle a méthodiquement pillé les biens de l'État et détourné des fonds publics pour accumuler des richesses.L'écrasement à Tiananmen en 1989 du mouvement démocratique initié par le mouvement étudiant, vite rejoint par des centaines de milliers de travailleurs dont certains fonderont un syndicat indépendant, a permis à la couche dirigeante bureaucratique chinoise, profitant de la démoralisation de la société civile née de l'écrasement du mouvement pour la démocratie, de procéder à des contre-réformes économiques et sociales qui ont changé les bases mêmes de la République populaire de Chine. Cette sombre période se clôt. Grèves et révoltes individuelles se multiplient. Un mouvement social se fait jour. La Chine est la veille de nouveaux bouleversements.L'ouvrage revient sur ces transformations et dresse un bilan détaillé de ces années. Après avoir étudié les réformes mises en oeuvre par Deng Xiaoping, il se penche sur les contradictions qui agitent la bureaucratie chinoise et le capitalisme bureaucratique auquel elle a donné naissance. Il analyse également, à partir de cas concrets, les différentes formes de résistance sociale qui secouent, parfois violemment, les entreprises chinoises d'État ou privées et la campagne face aux spoliations des terres. Enfin, il revient sur la politique du Parti communiste chinois à l'égard du Tibet et dénonce sa politique d'assimilation forcée du peuple tibétain.

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  • Aden Arabie

    Paul Nizan

    Parution : 21 Janvier 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Paul Nizan. En 1926, Paul Nizan, alors jeune agrégé de philosophie, quitte l'École Normale Supérieure pour aller occuper un poste de précepteur à Aden (Yémen). Son voyage, pense-t-il, lui permettra de se soustraire à l'étouffement ressenti dans le petit monde universitaire et intellectuel du Ve arrondissement de Paris. Il retrouve toutefois à Aden l'Europe qu'il espérait quitter, condensée dans une société coloniale dont il dénonce la sclérose et le scandale dans Aden Arabie, publié en 1931. Dès l'incipit de ce récit autobiographique, le cri est jeté: "J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie." Il raconte ses désillusions, dénonçant l'inauthenticité de l'existence confortable, l'illusion de l'exotisme et les multiples aliénations de l'exploitation capitaliste des colonies. Le pamphlet a pour cible principale Homo economicus, "animal content de son économie du profit supplémentaire". Itinéraire spirituel, livre d'éducation politique mais aussi cri de révolte contre la trahison des clercs, Aden Arabie connaîtra un long purgatoire en raison de l'exigence éthique qu'il porte et de la violence de la révolte qu'il exprime. Le livre ne sera redécouvert qu'en 1960 par Jean-Paul Sartre qui écrit à son propos: "Nizan, c'était un trouble-fête. Il appelait aux armes, à la haine, classe contre classe; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accompagnements; tuer ou se faire tuer: pas de milieu."

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  • Le détour capitaliste

    Paul Claval

    Parution : 18 Avril 2020 - Entrée pnb : 21 Avril 2020

    Pour atteindre un objectif, il est sage de choisir la voie la plus efficace : celle-ci implique généralement un (ou des) détour(s). Ceux-ci conduisent à l'accumulation de connaissances et de savoir-faire (capital humain), au recueil d'informations sur les marchés (capital commercial) et à l'acquisition d'outillages performants (capital industriel). Le détour monétaire permet de rémunérer des travailleurs, d'acquérir des machines, de mettre en place des réseaux d'information et de mobiliser l'épargne d'une multiplicité de prêteurs ou d'investisseurs (capital financier) : il l'élargit l'impact du capital.
    Les détours ainsi réalisés sont générateurs de profitsqui résultent de l'inégale répartition des ressources et des débouchés, de la mobilisation de sources d'énergie concentrée et de l'innovation.L'ouvrage souligne le rôle du détour commercial dans la naissance du capitalisme, celui de l'investissement productif dans le capitalisme industriel et la socialisation progressive du capital qui marque le capitalisme financier. Il insiste sur les transformations accélérées qui résultent à la fois de la globalisation et de la troisième phase de la révolution industrielle et technique.Paul Claval, Géographe, a longtemps professé à l'Université de Paris-Sorbonne. Auteur prolifique sur des thèmes variés, il est un des premiers à s'interroger sur les fondements épistémologiques de la géographe. Par ses travaux, il contribue au renouvellement de plusieurs de ses branches. Il est notamment l'un des spécialistes et des théoriciens de la géographie culturelle. Il a d'ailleurs fondé, en 1992, la revue Géographie et cultures.
    Sept doctorats honoris causa lui ont été délivrés par des universités étrangères, dont le dernier par l'Université de Montréal : ils soulignent l'ampleur et la portée de son oeuvre, et son exceptionnelle stature intellectuelle.

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  • Tocqueville et Marx

    Nestor Capdevila

    Parution : 17 Septembre 2015 - Entrée pnb : 14 Janvier 2016

    Il arrive que l'effondrement du système soviétique soit pensé comme une victoire de Tocqueville sur Marx. Le dialogue imaginé dans ce livre montre que les idées de démocratie et de mode de production capitaliste sont d'abord une alternative théorique pour penser la société contemporaine. La redéfinition possible de la démocratie sur le modèle de celle du communisme de Marx, comme « le mouvement réel qui abolit l'état actuel », crée cependant un terrain où les positions théoriques et politiques peuvent s'affronter pour déterminer le cours de la révolution permanente de leur temps. Tocqueville veut contrôler ce processus dans un sens libéral et Marx le révolutionner dans un sens communiste.
    D'un point de vue tocquevillien, la guerre froide est terminée parce que la démocratie est enfin séparée de la révolution. Elle est un ordre où règne la loi, et non un processus. La dialectique de la démocratie et du communisme, à la fois opposés et en continuité, montre cependant la fragilité théorique de cette thèse en faisant sentir la tendance de l'idée démocratique à s'idéologiser, ce que dénonçait aussi Tocqueville, et pose la question de sa capacité à maintenir sa puissance utopique. [http://actuelmarx.u-paris10.fr Visitez le site d'Actuel Marx]

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  • Carchanclerc

    J.M. Sire

    Parution : 18 Octobre 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Une société de conseil, MG Corp, à l'origine de l'introduction des robots humanoïdes dans la grande distribution française, amorce une nouvelle approche du capitalisme. Cette société tente d'utiliser l'économie de marché pour libérer l'homme de la contrainte de travailler et d'instituer la masse salariale comme valeur économique fondamentale. Convaincus que l'économie classique s'essouffle, trois grands groupes français décident d'enclencher l'expérimentation et fusionnent en une multinationale : CARCHANCLER.

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  • Un monde en abîme ? ; essai sur la mondialisation

    André Tosel

    Parution : 27 Septembre 2017 - Entrée pnb : 28 Septembre 2017

    « Comment comprendre la mondialisation qui est désormais le référent de toute pensée responsable? S'agit-il d'un événement sans précédent qui contraint à repenser l'espace et le temps de l'action humaine et la construction de notre monde ? Est-elle plutôt une nouvelle période dans l'histoire de l'économie-monde régi par le mode de production capitaliste qui se reproduit ainsi selon son impératif systémique, mais sous des formes nouvelles ? Quelles sont ces formes économiques, sociales, politiques, culturelles ? »

    Extrait de: André Tosel. « Un monde en abîme. » iBooks.

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  • Le syndicalisme d'expérimentation

    Michel Vakaloulis

    Parution : 31 Janvier 2018 - Entrée pnb : 3 Février 2018

    Cet ouvrage est un témoignage politique et une réflexion critique sur le syndicalisme salarié. Issu d'une dérie d'enquêtes de terrain portant sur la question de la communication dans l'entreprise, son objectif est de traiter la vie syndicale comme sujet d'investigation de fond. La confrontation du chercheur à l'univers syndical permet d'une part de réhabiliter des pratiques contestataires souvent dévalorisées ou méprisées, d'autre part elle suscite une interrogation théorique sur la recomposition du travail salarié, les limites des formes traditionnelles de protestation, les potentialités entravées du "mouvement social" dont le syndicalisme est une composante fondamentale. Le syndicalisme d'expérimentation consiste à favoriser la concertation et la participation directe des intéressés à la prise en charge de leurs problèmes, à la définition des objectifs et du "mode d'emploi" des luttes.

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  • Microcredit et maxiconso

    Jean-Francoi Jaudon

    Parution : 5 Juillet 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Microcrédit. Maxiconso. Deux termes que tout le monde connaît. Mais qui saurait les expliciter ? Qui saurait réellement les définir exactement ? Qui saurait établir le lien entre crédit et communisme, entre effet de serre et consommation ? A tous ceux qui ont encore quelques doutes, « Microcrédit et maxiconso » est fait pour vous !

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  • La crise récente sonne le glas de la « world company », insensible aux particularismes locaux, aux considérations sociales et aux problèmes du monde qui l'entoure...
    Désormais, les chefs d'entreprise ne peuvent plus considérer les aspirations collectives et la sphère publique comme secondaires ou extérieures à leurs intérêts. « Ils ne doivent pas être les derniers à comprendre les changements du monde ! ». Cette mutation passe par la prise en compte des « parties prenantes » (citoyens, salariés, clients, épargnants) afin :
    - d'intégrer les « coûts sociétaux » dans la définition et le prix des produits,
    - de susciter une co-régulation constructive des marchés et
    - de préserver les intérêts et les aspirations à long terme des collectivités humaines.
    L'« éco-capitalisme » naissant ainsi décrit par Patrick d'Humières est la matrice du modèle économique futur. Prenant le contre-pied de la dénonciation défaitiste de « l'horreur économique », ce modèle durable l'emportera inéluctablement sur le modèle ancien parce que, lentement, la société civile « prend la main » sur la dynamique des marchés.

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