Climats

  • Faire la morale aux robots - une introduction a l'ethique des algorithmes Nouv.

    Faire la morale aux robots - une introduction a l'ethique des algorithmes

    Martin Gibert

    Parution : 7 Avril 2021 - Entrée pnb : 16 Mars 2021

    Une voiture pilotée par une intelligence artificielle est face à un choix tragique : pour éviter un enfant qui traverse la route, elle doit écraser un vieillard sur le bas-côté. Que faire, qui sauver dans l'urgence ? Voilà un dilemme qui rappelle la fameuse expérience de pensée du tramway, et qui illustre les enjeux moraux de l'intelligence artificielle.
    Comment programmer nos robots - de transport, militaires, sexuels ou conversationnels - pour qu'ils prennent les bonnes décisions lorsqu'ils sont confrontés à des choix ? Quelle morale pour les robots ? Y en a-t-il, comme nous, de bons et de mauvais ?
    S'intéresser à l'éthique des algorithmes, c'est plonger au coeur de nos différentes intuitions et théories morales, questionner nos biais et préjugés, mais aussi explorer un nouveau domaine de la
    philosophie, expliqué avec clarté et humour par Martin Gibert, chercheur en éthique de l'intelligence artificielle.

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  • On ne naît pas soumise, on le devient

    Manon Garcia

    Parution : 2 Octobre 2018 - Entrée pnb : 6 Septembre 2018

    Même les femmes les plus indépendantes et les plus féministes se surprennent à aimer le regard conquérant des hommes sur elles, à désirer être un objet soumis dans les bras de leur partenaire, ou à préférer des tâches ménagères - les petits plaisirs du linge bien plié, du petit-déjeuner joliment préparé pour la famille - à des activités censément plus épanouissantes. Ces désirs, ces plaisirs sont-ils incompatibles avec leur indépendance ? Est-ce trahir les siècles de féminisme qui les ont précédées ? Peut-on attendre que les hommes fassent le «premier pas» et revendiquer l'égalité des sexes ?
    Les récents scandales sexuels qui ont agité le monde entier ont jeté une lumière crue sur ces ambivalences et sur l'envers de la domination masculine : le consentement des femmes à leur propre soumission.
    Tabou philosophique et point aveugle du féminisme, la soumission des femmes n'est jamais analysée en détail, dans la complexité des existences vécues.
    Sur les pas de Simone de Beauvoir, Manon Garcia s'y attelle avec force, parce que comprendre pourquoi les femmes se soumettent est le préalable nécessaire à toute émancipation.

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  • Note sur la suppression generale des partis politiques

    Simone Weil

    Parution : 1 Mars 2017 - Entrée pnb : 13 Mai 2020

    "Les partis sont un merveilleux mécanisme, par la vertu duquel, dans toute l'étendue d'un pays, pas un esprit ne donne son attention à l'effort de discerner, dans les affaires publiques, le bien, la justice, la vérité.
    Il en résulte que - sauf un très petit nombre de coïncidences fortuites - il n'est décidé et exécuté que des mesures contraires au bien public, à la justice et à la vérité.
    Si on confiait au diable l'organisation de la vie publique, il ne pourrait rien imaginer de plus ingénieux."

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  • Anarchiste tory, c'est-à-dire anarchiste conservateur, c'est ainsi que George Orwell se présentait parfois, lorsqu'il était invité à se définir politiquement. Mais suffit-il qu'une position politique soit inclassable pour être incohérente ? Cet essai s'efforce précisément d'établir qu'il est possible d'être l'un des analystes les plus lucides de l'oppression totalitaire sans renoncer en rien à la critique radicale de l'ordre capitaliste ; que l'on peut être à la fois un défenseur intransigeant de l'égalité sans souscrire aux illusions « progressistes » et « modernistes » au nom desquelles s'accomplit désormais la destruction du monde.

    En établissant la cohérence réelle de cette pensée supposée inclassable, cet essai met en évidence quelques-unes des conditions de cette indispensable critique moderne de la modernité, dont George Orwell est le plus négligé des précurseurs.

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  • Vivre comme un prince

    Henry David Thoreau

    Parution : 28 Janvier 2015 - Entrée pnb : 4 Juillet 2018

    Lorsque Henry David Thoreau écrit ses premiers essais, jamais traduits en français jusqu'à ce jour, il a dix-sept ans. Le premier d'entre eux, « Suivre la mode », date de 1834 : Thoreau vient d'entrer à l'université de Harvard pour y étudier la rhétorique, le Nouveau Testament, la philosophie et les sciences grâce à une bourse. Il y rencontrera plus tard Ralph Waldo Emerson, qui deviendra son ami, puis son mentor. En 1837, l'année de l'essai « Barbarie et civilisation » qui clôt ce volume, Thoreau est encore seul mais déjà déterminé, selon les mots de Michel Onfray, à « refuser les fausses valeurs de la civilisation : la mode, l'argent, les honneurs, les richesses, le pouvoir, la réputation, les villes, l'art, l'intellectualisme, le succès, les mondanités ; et à vouloir les vraies valeurs de la nature : la simplicité, la vérité, la justice, la sobriété, le génie, le sublime, la volonté, l'imagination, la vie ».

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  • Orwell éducateur

    Jean-Claude Michéa

    Parution : 28 Octobre 2020 - Entrée pnb : 8 Octobre 2020

    « Mon intention était de mettre à disposition du lecteur une sorte de boîte à outils philosophique, une cohérence suffisante pour autoriser un démontage élémentaire de l'Imaginaire capitaliste, tel qu'il domine à présent une part croissante de nos esprits.
    L'idée, en effet, selon laquelle il serait possible de déconstruire l'emprise étouffante que l'Économie et la Technique modernes exercent sur notre vie quotidienne, sans procéder en parallèle à une décontamination systématique de nos imaginaires individuels, me paraît, à la lumière de décennies d'aventures politiques dont l'échec était programmé, définitivement naïve et utopique [...]. On le voit, il s'agissait moins, dans cet essai, d>exposer la philosophie politique de George Orwell dans sa vérité historique, que d'en mettre à l'épreuve les catégories fondamentales pour essayer de penser, aussi précisément que possible, le cours présent des choses et ce vers quoi il nous emporte. Tel est, je crois, l'usage le plus fidèle des leçons d'un éducateur. »

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  • Manifeste des espèces compagnes : plaidoyer pour le partenariat chiens-humains

    Donna Haraway

    Parution : 30 Janvier 2019 - Entrée pnb : 13 Janvier 2019

    Ce livre propose un pari audacieux : prendre notre relation avec les chiens au sérieux et apprendre "une éthique et une politique dévolues à la prolifération de relations avec des êtres autres qui comptent". Car la catégorie des espèces compagnes est bien plus vaste que celle des animaux de compagnie, elle inclut en effet le riz, les abeilles, la flore intestinale, les tulipes... "Vivre avec les animaux, investir leurs histoires et les nôtres, essayer de dire la vérité au sujet de ces relations, cohabiter au sein d'une histoire active : voilà la tâche des espèces compagnes."
    Pas de grands récits, donc, mais des histoires, dont le but est avant tout, dit Donna Haraway, de mettre des bâtons dans les roues au projet humain d'écrire seuls cette histoire. Des histoires d'amour, mais également de pouvoir, de conflits raciaux et d'idéologies coloniales, des histoires qui aident à élaborer des manières positives de vivre avec toutes les espèces qui sont apparues comme nous sur cette planète.
    Quelle est notre capacité humaine à construire des relations d'altérité qui ne soient pas marquées par des rapports de domination, mais par des relations de respect, d'affection, d'amour - sans qu'il s'agisse d'anthropocentrisme ou d'anthropomorphisme ? Voilà l'une des questions centrales que soulève ce livre devenu incontournable.

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  • Le nouvel extrémisme de droite

    Theodor W. Adorno

    Parution : 16 Octobre 2019 - Entrée pnb : 27 Septembre 2019

    En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard.
    Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les « trucs » auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la « méthode du salami », ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc.
    En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui.
    Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que « la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes».

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  • L'empire du moindre mal - essai sur la civilisation liberale

    Jean-Claude Michéa

    Parution : 13 Avril 2010 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    L'ambition du libéralisme est d'instituer la moins mauvaise société possible, celle qui doit protéger l'humanité de sa folie idéologique.
    Pour ses partisans, c'est la volonté d'instituer le règne du Bien qui est à l'origine de tous les maux accablant le genre humain. C'est en ce sens que le libéralisme doit être compris, et se comprend lui-même, comme la politique du moindre mal. Il fait donc preuve d'un pessimisme profond quant à l'aptitude des hommes à édifier un monde décent. Cette critique de la " tyrannie du Bien " a un prix. N'exigeant rien de ses membres, cette société fonctionne d'autant mieux quand chaque individu se consacre à ses désirs particuliers sans céder à la tentation morale.
    Comment expliquer alors que cette doctrine, à mesure que son ombre s'étend sur la terre, reprenne, un à un, tous les traits de son plus vieil ennemi, le meilleur des mondes, jusqu'à se donner, à son tour, pour objectif final la création d'un homme nouveau ? Ce livre décrit ce processus, et son aboutissement, tant dans sa version économiste, centrée sur le Marché et traditionnellement privilégiée par la " Droite ", que dans sa version culturelle, centrée sur le Droit, et dont la défense est désormais la seule raison d'être de la " Gauche ".
    Il saisit admirablement la logique libérale dans le déploiement de son unité originelle tout en élaborant les fondements d'une société décente coïncidant avec la défense de l'humanité elle-même. D'une densité et d'une ambition exceptionnelles, il redonne toute sa place à la figure de l'homme révolté à un moment où beaucoup la souhaiteraient voir disparaître.

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  • Le complexe d'Orphée ; la gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès

    Jean-Claude Michéa

    Parution : 5 Octobre 2011 - Entrée pnb : 14 Février 2014

    Semblable au pauvre Orphée, le nouvel Adam libéral est condamné à gravir le sentier escarpé du « Progrès » sans jamais pouvoir s'autoriser le moindre regard en arrière.
    Voudrait-il enfreindre ce tabou - « c'était mieux avant » - qu'il se verrait automatiquement relégué au rang de Beauf, d'extrémiste, de réactionnaire, tant les valeurs des gens ordinaires sont condamnées à n'être plus que l'expression d'un impardonnable « populisme ».
    C'est que Gauche et Droite ont rallié le mythe originel de la pensée capitaliste : cette anthropologie noire qui fait de l'homme un égoïste par nature. La première tient tout jugement moral pour une discrimination potentielle, la seconde pour l'expression d'une préférence strictement privée.
    Fort de cette impossible limite, le capitalisme prospère, faisant spectacle des critiques censées le remettre en cause. Comment s'est opérée cette double césure morale et politique ? Comment la gauche a-t-elle abandonné l'ambition d'une société décente qui était celle des premiers socialistes ? En un mot, comment le loup libéral est-il entré dans la bergerie socialiste ? Voici quelques-unes des questions qu'explore Jean-Claude Michéa dans cet essai scintillant, nourri d'histoire, d'anthropologie et de philosophie.

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  • Nos vies en séries ; les séries, une nouvelle école de philosophie

    Sandra Laugier

    Parution : 2 Octobre 2019 - Entrée pnb : 12 Septembre 2019

    Les séries ont tout changé : nos loisirs, nos vies, notre rapport à la culture. La « sériephilie » que ces grands récits du XXIe siècle suscitent le prouve : elles sont le coeur de la culture populaire aujourd'hui. Pour Sandra Laugier, fan parmi les fans, elles produisent également une philosophie nouvelle - non pas une philosophie des séries, mais de véritables oeuvres de pensée. Aux ressorts traditionnels de la fiction (romans, films) -
    identification à des personnages, représentations du monde -, la série oppose l'attachement, le care qu'elle suscite chez le spectateur. Aux stéréotypes de genre, elle substitue nombre d'individus singuliers, souvent des héroïnes, aux prises avec les épreuves de la vie ordinaire. En lieu et place de morale traditionnelle, elle bâtit un répertoire de situations, d'expériences et de formes de vie ; elle élabore une compétence du spectateur. Les séries sont le lieu d'une nouvelle conversation démocratique, telle est la thèse radicale de ce livre-somme de Sandra Laugier, pionnière en philosophie de l'étude des séries et du care en France.

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  • Requiem pour le rêve américain

    Noam Chomsky

    Parution : 27 Septembre 2017 - Entrée pnb : 13 Mai 2020

    Le rêve américain est mort. Ce qui était possible autrefois aux États-Unis - partir de rien et gravir l'échelle sociale grâce à son travail, son mérite, ses efforts, quel que soit son milieu d'origine - ne l'est plus aujourd'hui.
    Pourquoi ? Parce que les inégalités n'ont jamais été aussi fortes, et la mobilité sociale jamais aussi réduite. Un cercle infernal voit la richesse et le pouvoir se concentrer dans les mains d'une infime minorité, qui applique la « vile maxime » d'Adam Smith : « Tout pour nous, rien pour les autres. »
    Noam Chomsky appelle au réveil de la majorité, aux innombrables petits actes de personnes anonymes. Ce sont ces derniers qui pourront faire basculer notre avenir.

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  • La religion du Capital

    Paul Lafargue

    Parution : 19 Septembre 2018 - Entrée pnb : 1 Septembre 2018

    La Religion du Capital, farce savoureuse de l'auteur du Droit à la paresse publiée pour la première fois en 1887, est le compte-rendu fictif d'un congrès international tenu à Londres, au cours duquel les représentants les plus éminents de la bourgeoisie rédigent les Actes d'une nouvelle religion pour ce Chaos qu'ils ont créé et ont décidé d'appeler «Monde civilisé».

    «Je crois au Capital qui gouverne la matière et l'esprit ;
    Je crois au Profit, son fils très légitime, et au Crédit,
    le Saint-Esprit, qui procède de lui et est adoré conjointement ;
    Je crois au Grand-Livre de la Dette publique, qui garantit
    le Capital des risques du commerce, de l'industrie et de l'usure ;
    Je crois à la Propriété individuelle, fruit du travail des autres, et à sa durée jusqu'à la fin des siècles ;
    Je crois à l'Éternité du Salariat qui débarrasse le travailleur des soucis de la propriété.
    Amen.»

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  • L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes

    Jean-Claude Michéa

    Parution : 4 Août 2011 - Entrée pnb : 14 Février 2014

    En dépit des efforts de la propagande officielle, il est devenu difficile, aujourd'hui, de continuer à dissimuler le déclin continu de l'intelligence critique et du sens de la langue auquel ont conduit les réformes scolaires imposées, depuis trente ans, par la classe dominante et ses experts en " sciences de l'éducation ".
    Le grand public est cependant tenté de voir dans ce déclin un simple échec des réformes mises en oeuvre. L'idée lui vient encore assez peu que la production de ces effets est devenue progressivement la fonction première des réformes et que celles-ci sont donc en passe d'atteindre leur objectif véritable: la formation des individus qui, à un titre ou à un autre, devront être engagés dans la grande guerre économique mondiale du XXIe siècle. Cette hypothèse, que certains trouveront invraisemblable, conduit à poser deux questions.
    Quelle étrange logique pousse les sociétés modernes, à partir d'un certain seuil de leur développement, à détruire les acquis les plus émancipateurs de la modernité elle-même ? Quel mystérieux hasard à répétition fait que ce sont toujours les révolutions culturelles accomplies par la Gauche qui permettent au capitalisme moderne d'opérer ses plus grands bonds en avant ?

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  • La culture de l'égoïsme

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    Parution : 10 Octobre 2012 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    En 1986, la chaîne de télévision britannique Channel 4 organisait une rencontre entre Cornelius Castoriadis et Christopher Lasch. Jamais rediffusé ni transcrit, cet entretien analyse les effets moraux, psychologiques et anthropologiques induits par le développement du capitalisme moderne. Les débuts de la société de consommation s'accompagnent de la naissance d'un nouvel égoïsme, qui voit les individus se retrancher de la sphère publique et se réfugier dans un monde exclusivement privé. Sans projet, otages d'un monde hallucinatoire dopé par le marketing et la publicité, les individus n'ont désormais plus de modèles auxquels s'identifier.
    Une brillante analyse de la crise du capitalisme par deux de ses plus profonds critiques. Cet entretien est suivi de « L'âme de l'homme sous le capitalisme », une postface de Jean-Claude Michéa.

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  • Le plus beau but était une passe ; écrits sur le football

    Jean-Claude Michéa

    Parution : 4 Avril 2018 - Entrée pnb : 15 Mai 2018

    Nouvelle édition
    « Le football s'est progressivement transformé en sport business et en sport spectacle, où les valeurs traditionnelles du beau jeu et du fairplay sont en voie de disparition parce qu'elles ne sont pas rentables. Il est certain, en effet, qu'aux yeux des classes dominantes l'industrie du football représente un élément décisif du soft power, ou de ce contrôle du temps de cerveau disponible destiné à faire passer l'amère potion libérale. Au même titre, là encore, que l'industrie de la mode, l'univers numérique ou celui de la world music et de ses concerts géants. Avec, toutefois, cette différence notable qu'il est à peu près impossible d'exercer le moindre regard critique sur la dynamique du capitalisme en se situant, par exemple, à l'intérieur du monde de la mode - puisque celle-ci ne constitue que le commentaire poétique de cette dynamique déshumanisante. Alors que l'univers du football offre encore un certain nombre de prises à une vision non capitaliste de la vie. »

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  • Le loup dans la bergerie ; qui commence par Kouchner finit toujours par Macron

    Jean-Claude Michéa

    Parution : 19 Septembre 2018 - Entrée pnb : 2 Septembre 2018

    Au rythme où progresse le brave new world libéral - synthèse programmée de Brazil, de Mad Max et de l'esprit calculateur des Thénardier -, si aucun mouvement populaire autonome, capable d'agir collectivement à l'échelle mondiale, ne se dessine rapidement à l'horizon (j'entends ici par «autonome» un mouvement qui ne serait plus soumis à l'hégémonie idéologique et électorale de ces mouvements «progressistes» qui ne défendent plus que les seuls intérêts culturels des nouvelles classes moyennes des grandes métropoles du globe, autrement dit, ceux d'un peu moins de 15 % de l'humanité), alors le jour n'est malheureusement plus très éloigné où il ne restera presque rien à protéger des griffes du loup dans la vieille bergerie humaine. Mais n'est-ce pas, au fond, ce que Marx lui-même soulignait déjà dans le célèbre chapitre du Capital consacré à la «journée de travail»? «Dans sa pulsion aveugle et démesurée, écrivait-il ainsi, dans sa fringale de surtravail digne d'un loup-garou, le Capital ne doit pas seulement transgresser toutes les limites morales, mais également les limites naturelles les plus extrêmes.» Les intellectuels de gauche n'ont désormais plus aucune excuse.

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  • L'esprit des lieux

    Alain Monnier

    Parution : 20 Mars 2019 - Entrée pnb : 27 Février 2019

    L'émotion liée aux lieux est singulière par sa force, par sa manière d'envahir, de submerger ; elle n'est pas passagère, elle dure et arrête le pas du promeneur aussi sûrement que l'obstacle sur le chemin. Elle oblige à la pause. À réfléchir. À faire corps. Elle ne ressemble à aucune des émotions de la vie quotidienne, même si elle n'est pas étrangère au saisissement esthétique, à l'engouement, au trouble mystique ou à l'intuition politique, voire à la nostalgie, au repli sur soi ou au dépit romantique.
    Cette émotion a peu à voir avec le paysage, le site ou même la conscience du territoire. Ses racines sont plutôt à chercher dans la permanence du lieu, dans son immobilisme face au temps qui passe. Mais il faut aussi que quelque événement inouï ait eu lieu dans ce paysage. Il faut pouvoir se dire « ça s'est passé là ». Là où je suis maintenant. Devant ce muret de pierres, sur ce chemin de ronde, dans cette pièce décrépite. « Ça s'est passé là » est le sésame. Ensuite, il suffit de se convaincre que le jour faiblissait avec les mêmes couleurs, que le bruissement du ruisseau emplissait pareillement la campagne, que le soleil mordait tout autant la clairière, que la façade du château s'ouvrait sur la même rue...

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  • La chose ; pourquoi je suis catholique

    Gilbert Keith Chesterton

    Parution : 8 Avril 2015 - Entrée pnb : 4 Juillet 2018

    La Chose, c'est l'Église catholique, « poursuivie, d'époque en époque, par une haine déraisonnable qui change perpé¬tuellement de raison », et à laquelle Gilbert Keith Chesterton se convertit en 1922. Dans ce livre polémique, publié en 1929 et inédit en français à ce jour, Chesterton entreprend d'expliquer les raisons de cette conversion, tout en ferraillant notamment contre les adorateurs de l'humanisme auquel l'époque commence de vouer un culte.
    « Il y a trois cents millions de personnes dans le monde qui acceptent les mystères que j'accepte et qui vivent confor¬mément à la foi qui est la mienne. Je veux vraiment savoir si l'on peut compter qu'il y ait un jour trois cents millions d'humanistes dans toute l'humanité. L'optimiste peut bien dire que l'humanisme sera la religion de la nouvelle génération, tout comme Auguste Comte a dit que l'Humanité serait le Dieu de la nouvelle génération ; et, en un sens, elle l'a été. Mais ce n'est plus le Dieu de la présente génération. Et la question est de savoir ce que sera la religion de la nouvelle génération après ça, ou de toutes les autres générations (comme il a été dit dans une certaine promesse d'autrefois) jusqu'à la fin du monde. »

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  • Orthodoxie

    Gilbert Keith Chesterton

    Parution : 17 Mars 2010 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Histoire d'une âme, « autobiographie débraillée », cet essai inclassable n'a d'autre prédécesseur que son livre-frère, Hérétiques, paru trois ans plus tôt.
    Découvert par Paul Claudel, qui en traduisit l'un des chapitres, célébré par Charles Péguy, Orthodoxie est un livre touffu, foisonnant d'images et d'idées, dans lequel Chesterton expose la vigueur de sa foi à coups de paradoxes et de fantaisies. Car le christianisme excentrique de Chesterton est une quête qui conduit à l'émerveillement de l'enfance, c'est-à-dire au royaume des fées. Dénonçant l'injustice capitaliste, les thèses matérialistes et déterministes (à commencer par la théorie de l'évolution), Chesterton leur oppose une faculté irréductible de l'homme, qu'aucune machine ne pourra jamais remplacer : son rire et sa joie.

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  • Hérétiques

    Gilbert Keith Chesterton

    Parution : 14 Avril 2010 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    En 1905, à trente et un ans, Gilbert Keith Chesterton réunit en un volume les articles qu'il a donnés au Daily News pendant trois ans. Ce livre, Hérétiques, allait faire l'effet d'un « coup de vent dans une pièce mal aérée ». Chesterton y attaque les maux de la modernité : la croyance au progrès, le scepticisme, le déterminisme et les paroles creuses en tous genres. Ses contemporains - Rudyard Kipling, George Bernard Shaw, H.G. Wells - sont copieusement malmenés, mais avec tout l'esprit d'un homme lucide et plein d'humour, à qui il est par conséquent égal de parler sérieusement de religion...

    Valery Larbaud, qui lui rendit visite en Angleterre, devait laisser un portrait inoubliable de celui qu'on surnommait « le prince du paradoxe » : un géant, oscillant entre l'enfance et la sagesse, à qui il tombait des allumettes des cheveux lorsqu'il secouait la tête. C'est la voix de ce géant, tonitruante et espiègle, que ce livre donne à entendre.

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  • Tout et rien d'autre ; conversation avec Jonathan Cott

    Susan Sontag

    Parution : 14 Janvier 2015 - Entrée pnb : 2 Janvier 2015

    En 1978, Susan Sontag, est l'intellectuelle la plus en vogue des États-Unis. Elle vient notamment de faire paraître deux essais-phares de la révolution culturelle américaine : Sur la photographie et La Maladie comme métaphore. L'entretien qu'elle donne alors à Jonathan Cott pour le magazine Rolling Stone, inédit en français à ce jour, livre un autoportrait saisissant d'une femme à la stature exceptionnelle. Sontag y parle d'elle, des épreuves personnelles qu'elle traverse, de ses écrits et de ses lectures, du monde intellectuel, des écrivains et des artistes, de la philosophie et de la politique, de l'amour et du sexe, du rock, de la photographie, du cinéma, de la guerre, de la honte et de la culpabilité avec une liberté et une profondeur hors du commun.
    Cette conversation drôle, émouvante et brillante est une superbe introduction à la personne et à l'oeuvre de Susan Sontag.

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  • Le métier d'homme ; Husserl, Bloch, Orwell : morales de résistance

    Jorge Semprun

    Parution : 6 Mars 2013 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Vienne, mai 1935... Edmund Husserl prononce une conférence sur la « philosophie dans la crise de l'humanité européenne ». Cette extraordinaire conférence est la première ébauche de la notion de supranationalité dans l'histoire de la pensée européenne.
    Quelque part en France, 1940. Marc Bloch, historien du Moyen Âge, fondateur de l'École des Annales, rédige un court témoignage sur la défaite de la France, L'Étrange Défaite. Ce testament intellectuel est un plaidoyer pour le renouvellement de l'esprit démocratique.
    Londres, 1940-1941. Sous le Blitz aérien de la Luftwaffe, alors que l'Angleterre tient seule tête à l'Empire nazi, George Orwell rédige l'essai « Le lion et la licorne » qui exalte les vertus du patriotisme démocratique.
    Trois intellectuels très différents, trois oeuvres dissemblables et visionnaires, trois vies exemplaires animées par un même esprit de résistance. Dans ces textes d'hommage inédits, Jorge Semprún montre une fois encore l'Européen d'exception qu'il fut.

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  • Fille de France

    Elisa Diallo

    Parution : 27 Mars 2019 - Entrée pnb : 14 Mars 2019

    « Existe-t-il des Français enfants d'Africains capables de dire sans hésiter "je suis français" sans la moindre réserve, sans un léger tremblement de l'âme, ce court moment où l'on attend d'être contredit, ou au moins questionné ? Je rêvais parfois de ne plus me sentir fille de France, fille mal-aimée. »
    Une mère française catholique, un père guinéen musulman. Elisa Diallo, fille d'une diversité contrariée par un racisme latent, entame une procédure de naturalisation... pour devenir allemande.
    Ainsi commence son itinéraire singulier au coeur d'une Europe consumée par les passions sur l'immigration, et ce récit bouleversant d'une quête des origines...

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