Mercure de France

  • De sable et de neige

    Chantal Thomas

    Parution : 26 Février 2021 - Entrée pnb : 10 Janvier 2021

    "L'insaisissable m'a donné la clef du monde."
    De sable et de neige, ou l'art de vivre l'instant. Une splendide fresque pour célébrer la beauté des choses et la puissance de leur silence, de la Grande Dune d'Arcachon et la lumière du Cap Ferret jusqu'à la ville de Kyoto sous la neige, un 31 décembre. Les vagues venant rythmer le récit, comme si l'océan était le résumé de la vie, avec sa dimension tragique, inséparable du sentiment de joie et d'harmonie qu'il sait donner.
    Chantal Thomas poursuit ici son voyage dans l'intimité de la mémoire, à travers une langue d'élégance et de grâce, pour exprimer les sensations les plus fugitives et les plus essentielles dont nous sommes tissés. Et pour dire le lien d'amour entre une fille et son père : sa force d'absolu.

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  • Ma mère rit

    Chantal Akerman

    Parution : 8 Octobre 2013 - Entrée pnb : 13 Mars 2020

    'Au début c'était un cataclysme avec de la brûlure et de l'exaltation. Des mots, toujours les mêmes sans cesse répétés, j'ait fait connaissance avec les mots d'amour d'une langue ancienne. J'ai tant parlé. J'aurais pas dû. Oui, je revivais. J'arrêtais de voir ma mère mourir. J'arrêtais de ne pas vivre. Il y avait de la vie en moi. Toute une vie. Une pleine vie.' Dans cet autoportrait écrit à vif, dans la brûlure, l'intensité et la crudité du quotidien, Chantal Akerman nous confie pour la première fois la matière même de toute son oeuvre, de toute sa vie. Depuis son premier court-métrage à dix-huit ans, Saute ma ville, en 1968, et ses premiers films, Je, tu, il, elle en 1974 ou le film culte Jeanne Dielman, en 1975, avec Delphine Seyrig, jusqu'à son dernier film librement réalisé à partir du roman de Conrad en 2012, La folie Almayer, en passant par ses installations et ses carnets de voyages, films documentaires en Russie, à New York ou dans les pays de l'Est, elle n'a jamais cessé de décrire l'enfermement, la répétition avec l'autre, le désir d'un ailleurs, le vertige de la folie. Ma mère rit est une magnifique plongée dans le coeur, le rire, les joies et les blessures de Chantal Akerman.

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  • L'africain

    Jean-Marie Gustave Le Clézio

    Parution : 5 Octobre 2015 - Entrée pnb : 26 Septembre 2015

    "J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre."

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  • Agent secret

    Philippe Sollers

    Parution : 4 Mars 2021 - Entrée pnb : 27 Mars 2021

    « Contrairement aux apparences, je suis plutôt un homme sauvage, fleurs, papillons, arbres, îles. Ma vie est dans les marais, les vignes, les vagues. Qu'importe ici qui dit je. Écrire à la main, nager dans l'encre bleue, voir le liquide s'écouler sont des expériences fondamentales. Je vis à la limite d'une réserve d'oiseaux, mouettes rieuses, goélands, faucons, sternes, bécasseaux, canards colverts, hérons. Ah être un oiseau ! Dans la maison, tous les matins, je laisse Richter jouer Haydn, on pourrait l'écouter sans cesse, ré mineur, concert public de Mantoue, notes vives et détachées, j'aime le futur immédiat, je ne crains pas la répétition, jeu enfantin, cercle qui ne va nulle part, on écrit toujours pour une voix disait Beckett, pas de voix, pas de notes ni de mots. Le bonheur est possible. Je répète. Le bonheur est possible. »

    Il y a de la magie dans la vie et dans l'oeuvre de Philippe Sollers, écrivain, éditeur, critique, solitaire, paradoxal, et merveilleux visionnaire. Une magie née de sa passion pour la littérature, la poésie, la nature et la musique, pour la rencontre amoureuse, pour l'art du secret et de l'intime. Philippe Sollers, en agent secret ? Tel est le pari de ce singulier et bouleversant autoportrait.

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  • Fugues

    Arthur H

    Parution : 2 Avril 2019 - Entrée pnb : 13 Avril 2019

    "J'avais quinze ans, et un mois plus tôt j'avais fugué. Ça avait été beaucoup plus simple que je ne le croyais. On était à l'aéroport de Pointe-à-Pitre, pour rentrer à Paris, et j'avais fermement pris ma décision. Deux jours avant, il s'était passé une chose prodigieuse et après cette chose je ne pouvais plus revenir en arrière."
    Arthur H signe ici un bouleversant autoportrait, en trois fugues. Celle de sa mère, Nicole Courtois, à l'âge de dix-huit ans. La sienne, lorsqu'il avait quinze ans, pendant un séjour en Guadeloupe avec son père Jacques Higelin, dans la maison de Coluche. Et la dernière fugue de Bach, laissée inachevée : L'Art de la fugue.

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  • Ton père

    Christophe Honoré

    Parution : 5 Septembre 2017 - Entrée pnb : 22 Août 2017

    "Je m'appelle Christophe et j'étais déjà assez âgé quand un enfant est entré dans ma chambre avec un papier à la main."

    C'est par cette première phrase que Christophe Honoré nous fait entrer dans le fulgurant autoportrait romancé d'un homme d'aujourd'hui qui lui ressemble mais qui n'est pas tout à fait lui. Lui, le cinéaste, le metteur en scène de théâtre et d'opéra, mais avant tout l'écrivain. Sur le papier que sa fille de dix ans a trouvé épinglé à la porte de son appartement, ces mots griffonnés au feutre noir : "Guerre et Paix : contrepèterie douteuse" Alors, très vite, tout s'emballe et devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d'être un mauvais père ? Peut-on être gay et père ? Le livre nous conduit soudain dans tous les recoins d'une vie mais aussi au coeur de l'adolescence en Bretagne, avec la découverte du désir, des filles, des garçons, du plaisir, de la drague.Un livre à la fois puissant et énigmatique, d'une merveilleuse liberté, à la mesure de son sujet.

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  • Ce jour -là

    Willy Ronis

    Parution : 30 Mai 2018 - Entrée pnb : 7 Juin 2018

    C'est à partir de cinquante photos qu'il a choisies que Willy Ronis dessine ici son autoportrait. À quatre-vingt-seize ans, sa mémoire est toute fraîche. Il se souvient de chaque instant, de chaque mouvement de la lumière, celle des rues de Paris, celle des bords de la Marne, un encore celle d'une petite ville du Sud, quand il vivait là-bas avec sa femme, Marie-Anne, et son fils Vincent. Une photo, c'est un moment pris sur le vif, mais c'est aussi l'histoire d'un jour. Ce jour-là : un autoportrait à la manière d'un Je me souviens.
    Pour lui, on sent bien que la photo a joué le rôle d'une mémoire ineffaçable et c'est avec émotion que ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur. Partout, sur un visage, dans l'ombre d'un couple derrière un rideau, dans le corps d'un enfant, dans le mouvement d'un bal, dans une foule comme dans un escalier de Montmartre un matin d'hiver, il nous raconte une histoire, un scénario, un poème.

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  • Coma

    Pierre Guyotat

    Parution : 30 Mai 2018 - Entrée pnb : 7 Juin 2018

    "Jadis, enfant, lorsque l'Été résonne et sent et palpite de partout, mon corps en même temps que mon moi commence de s'y circonscrire et donc de le former : le "bonheur" de vivre, d'éprouver, de prévoir déjà, le démembre, tout de ce corps éclate, les neurones vont vers ce qui les sollicite, les zones de sensation se détachent presque en blocs qui se posent aux quatre coins du paysage, aux quatre coins de la Création.
    Ou bien, c'est la fusion avec le monde, ma disparition dans tout ce qui me touche, que je vois, et dans tout ce que je ne vois pas encore. Sans doute ne puis-je alors supporter de n'être qu'un seul moi devant tous ces autres moi et d'être immobile dans cet espace où l'on saute, s'élance, s'envole...
    Plutôt mourir (comme peut "mourir" un enfant) que de ne pas être multiple, voire multiple jusqu'à l'infini.
    Quelle douleur aussi de ne pouvoir se partager, être, soi, partagé, comme un festin par tout ce qu'on désire manger, par toutes les sensations, par tous les êtres : cette dépouille déchiquetée de petit animal par terre c'est moi... si ce pouvait être moi !"
    Récit lumineux d'une crise artistique et spirituelle et de ses prémices dans l'enfance du narrateur, Coma nous entraîne jusqu'aux confins de l'au-delà et nous fait entrevoir une nouvelle naissance. La confiance dans le monde, fondement de l'acte poétique et de l'acte de vivre, enchante ce récit initiatique, qui éclaire l'oeuvre faite et à venir de Pierre Guyotat.

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  • Prisonnier au berceau

    Christian Bobin

    Parution : 9 Janvier 2020 - Entrée pnb : 9 Janvier 2020

    "J'ai été seul pendant deux mille ans - le temps de l'enfance. De cette solitude, personne n'est responsable. Je buvais du silence, je mangeais du ciel bleu. J'attendais. Entre le monde et moi il y avait un rempart sur lequel un ange montait la garde, tenant dans sa main gauche une fleur d'hortensia - une sorte de boule de neige bleue. Peut-on imaginer cela ?"
    Christan Bobin.

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  • Scrabble

    Michaël Ferrier

    Parution : 3 Septembre 2019 - Entrée pnb : 10 Juillet 2019

    'Mais moi, quand je ferme les yeux, je descends d'abord comme un noyé dans les eaux limoneuses du fleuve Chari, qui trace la frontière
    entre le Tchad et le Cameroun, où furent jetés tant d'hommes, de femmes et même d'enfants, parfois encore vivants, les mains ligotées dans le dos ou enfermés dans une gibecière. Je sombre avec eux vers le sable et l'argile, au milieu du vert et du brun, croisant des algues violettes, des tessons de poteries et des écailles de crocodile. Ma tête est plus lourde qu'un boulet et m'entraîne vers les abysses : je plonge
    dans un sac sans fond où les lettres s'entrechoquent ou s'esquivent, s'appellent ou s'ignorent, je baigne dans un espace illimité soustrait aux contraintes des cycles et des dates, et j'entre dans le temps de l'enfance qui précisément ne connaît pas le temps.
    Tous mes souvenirs s'envolent dans le vent des sables, le passé coule dans le fleuve, se joue dans les branchages, explose dans les feuillages. Le passé est tout autour de moi désormais - et je ris quand je dis "le passé", car rien de tout cela n'est passé.'
    Michaël Ferrier.

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  • Les coïncidences exagérées

    Hubert Haddad

    Parution : 30 Août 2016 - Entrée pnb : 20 Août 2016

    "J'avais en ce temps-là de noirs éblouissements et courais les champs de mines avec une distraction de décapité. La réalité m'était un embarras. Je ne supportais pas l'ironie des miroirs. La poésie était l'autre nom de l'amour, celui qu'on tait, les yeux brûlés."
    H.H.

    C'était un 17 septembre, à Paris. Hubert Haddad avait vingt ans. Debout sur le rebord de sa fenêtre, au quatrième étage d'un immeuble de la rue Pastourelle, complètement nu, il allait se jeter dans le vide. Un jeune homme est entré par hasard juste à ce moment-là, un ami. Il est allé vers lui, et, à la manière d'un ange, il a su trouver des mots simples pour le détourner de ce geste qui lui aurait été fatal.
    À partir de ce jour-là, ce "jour de la vérité", Hubert Haddad, en poète et en peintre, dessine ici un autoportrait vibrant, énigmatique, presque halluciné. Échos d'un jour lointain à un présent brûlant, étranges coïncidences qui font réapparaître les êtres essentiels de sa vie, passion pour la littérature et les mots qui vous sauvent. Un magnifique récit qui éclaire toute son oeuvre.

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  • Jouir comme une sainte

    Pascal Ory

    Parution : 2 Février 2017 - Entrée pnb : 24 Janvier 2017

    "Je montre ici une main, là un pied, parfois un visage. Ça s'appelle une vie sociale. J'écris aussi, et de plus en plus souvent, de manière démembrée. Notre univers est désormais régi par cet atome insécable qu'on appelle, justement, individu. Je me fragmente par tous les bouts, dans l'espace comme dans le temps, je zappe d'autant plus que je suis moi-même plus atome. Ce qui me réunit, ce sont mes voluptés."
    Pascal Ory

    À partir de la magnifique sculpture du Bernin, L'extase de sainte Thérèse, qui orne la chapelle de Santa Maria della Vittoria à Rome, une sculpture célébrée autant par Stendhal que par Lacan car elle semble exhiber davantage une jouissance sexuelle qu'une expérience mystique, Pascal Ory nous conduit dans l'Italie du XVIIe siècle, au moment du triomphe du catholicisme sur le protestantisme, de l'invention du baroque et de la mise en scène théâtrale. Il nous dévoile aussi les coulisses de son enfance, puis nous rend complices de la découverte des nuances du plaisir et la naissance de ses voluptés.
    Un voyage élégant en forme d'autoportrait, libre, gourmand, à la fois érudit et insolite.

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