Le Livre de Poche

  • Le joueur d'échecs

    Stefan Zweig

    Parution : 9 Janvier 2013 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Edition enrichie (préface, notes, biographie de l'écrivain, bibliographie)Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on le croire, quand il affirme qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ».Traduction, préface et commentaires par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

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  • Freud ; la guérison par l'esprit

    Stefan Zweig

    Parution : 19 Mai 2010 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    On connaît l'intérêt passionné du romancier stefan Zweig pour les zones inexplorées et obscures de l'esprit humain. on connaît aussi l'indéfectible et révérencieuse amitié qu'il voua toute sa vie au père de la psychanalyse - Zweig prononça l'éloge funèbre de Freud en 1939. résolument conçu comme une apologie, cet essai, publié en France pour la première fois en 1932 dans le recueil La Guérison par l'esprit, était destiné à prouver aux yeux du monde la valeur et la portée de l'oeuvre de Freud. tout en donnant au lecteur contemporain les clés essentielles sur l'homme et sa théorie, il se double aussi d'une réflexion fondamentale sur les pouvoirs de la pensée et restitue admirablement l'esprit d'une époque, ses réticences, ses doutes et ses espoirs. Ce volume contient l'oraison funèbre « Sur le cercueil de Sigmund Freud ».

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  • Le scandale Modigliani

    Ken Follett

    Parution : 18 Mai 2011 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Ils ont entendu parler d'un fabuleux Modigliani perdu et sont prêts à tout pour mettre la main dessus : une jeune étudiante en histoire de l'art dévorée d'ambition, un marchand de tableaux peu scrupuleux et un galeriste en pleine crise financière et conjugale...
    sans compter quelques faussaires ingénieux et une actrice idéaliste venant allégrement pimenter une course poursuite échevelée. Qui sortira vainqueur de cette chasse au trésor menée tambour battant, de Paris à Rimini, en passant par les quartiers huppés de Londres ? Un Ken Follett inédit, enjoué et alerte, qui offre une peinture édifiante des coulisses du monde de l'art.

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  • La patience des buffles sous la pluie

    David Thomas

    Parution : 1 Juin 2011 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Je sais qu'elle m'a aimé mais qu'elle ne m'aimera jamais plus. Je n'en souffre pas. J'accepte son absence comme quelque chose d'irrémédiable. Je n'attends rien, je ne souhaite que de me retrouver seul sans son image floue. Je trouve cela long, si long qu'il m'arrive d'en désespérer. Alors, parfois, pour me rassurer et parce que je refuse de me battre inutilement contre ce qui me dépasse, je songe à ces buffles dans ces plaines africaines qui, lorsque l'orage s'abat sur la savane, se maintiennent solidement sur leurs quatre pattes, baissent la tête et attendent, immobiles, que cesse la pluie. D. T. Préface de Jean-Paul Dubois.

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  • Atala ; René ; les Natchez

    François-René de Chateaubriand

    Parution : 6 Juin 1989 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Edition enrichie (Introduction, notes, appendice, commentaires sur l'oeuvre et bibliographie)« Atala et René sont des épisodes détachés des Natchez. En regroupant pour la première fois ces trois textes, élaborés par Chateaubriand au cours de son exil  londonien (de 1797 à 1799), on a voulu les replacer sous leur véritable jour. Réintégrés dans leur contexte originel, les uns et les autres prennent en effet une dimension nouvelle : un roman de la vie sauvage qui a bien pour horizon nostalgique une nature (la splendeur des paysages américains, de la Louisiane au Canada), mais qui énonce en réalité une problématique de la Chute ; qui désigne le blocage des énergies vitales ou les contradictions du désir ; qui proclame enfin le malheur de naître au siècle des Révolutions. Ce grand texte fantasmatique, placé sous le signe des enfants-morts, nous apparaît dès lors non seulement comme la source secrète qui alimentera plus tard les Mémoires d'outre-tombe, mais aussi comme une des plus singulières sagas de la période révolutionnaire. »
    Jean-Claude Berchet.
    Edition de Jean-Claude Berchet. 

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  • Edition enrichie (Introduction, notes, épilogue et chronologie)À l'époque je ne tolérais pas qu'on me dicte quel livre lire, comment le lire, pour quelle matière scolaire opter, si je devais ou non participer au journal de l'université, avec quelle étudiante partager ma chambre, à quel match de football assister, quoi penser de la guerre d'Espagne [...]. Maintenant prêtez bien attention à ce que va dire mon père. Car il donne de précieux conseils dans ses lettres, et je suis convaincue que s'il ne s'était pas agi de mon père, lui que je pouvais à la fois haïr et aimer, j'en aurais tiré un meilleur profit et, aujourd'hui, je serais la femme la mieux éduquée, la plus chanceuse et la plus irréprochable du monde. Frances FitzgeraldOn y découvre que les rêves s'évanouissent, que les amours se fanent et qu'on ne doit pas pour autant renoncer. Cela coupe le souffle. Éric Neuhoff, Le Figaro.

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  • Les cinq parties du monde

    Gérard Mordillat

    Parution : 27 Juin 2012 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    21 juillet 2012 : les astronautes Neil Amstrong et Edwin Aldrin s'apprêtent à marcher sur la Lune. A Toulon, dans le quartier du petit Chicago balayé par des trombes d'eau, deux marins, le quartier-maître Duval et Victor, son mousse, dit « Vichy-Menthe », poussent la porte du Miami-bar. Comme le veut la tradition, l'aîné doit « offrir une femme et une bière » à son cadet. Autour d'eux, le premier-maître Lipziwski, juif et communiste, Madame Lin Ho, la patronne du bordel, les filles, Linda, Maggie, Josy et Kuku, le vieux Youssouf... toute une humanité en quête d'amour. Le téléfilm tiré de ce livre et coproduit avec Arte a obtenu le FIPA d'or 2012 dans la catégorie « Fictions unitaires ».

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  • Lucine

    Ondine Khayat

    Parution : 1 Novembre 2011 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015





    Couverture : © Karen Cipolla / Getty Images.
    © Librairie Générale Française, 2011.
    ISBN : 978-2-253-15932-2 – 1re publication LGF

    Paru dans Le Livre de Poche :
    Le Pays sans Adultes

    À Mamita, à Lily, à Poupy



    Première partie

    1.

    Ma maison est devenue la Terre. J’ai habité tant de lieux qu’ils se confondent et se mêlent pour former un plat savoureux et amer, que je prends le temps de déguster. Aujourd’hui, la lumière de ma vie vacille et j’admire la sérénité du ciel. Ma maison est la Terre. Elle est petite et confortable, échouée sur le flanc d’une montagne. Quand j’ouvre la fenêtre le matin, l’air de l’infini m’enivre et je regarde la vallée, si belle. Ma Qadisha… Là où commence mon voyage vers une aube ressuscitée. Mon dos me fait souffrir et mes mains sont raidies par les ans. J’aime ce corps qui sans cesse sonne la cloche de mes souvenirs. Il est la cartographie de mon passé. Il en a conservé les creux, les monts et les mers agitées. J’ai contemplé tant de lunes, et cueilli tant de promesses…
    La porte s’ouvre, et Joraya entre dans ma chambre, comme chaque matin. Ses cheveux bouclés dévalent ses épaules et elle dépose un baiser d’oiseau sur mon front.
    « Bonjour, Mamita !
    — Bonjour, Joraya. As-tu regardé le ciel, aujourd’hui ?
    — Oui !
    — A-t-il dit quelque chose ? »
    Elle secoue la tête en riant. Le ciel parle, pourtant. Le frémissement de ses nuages, la lumière de sa lune, la chaleur de son soleil, la soudaineté de ses pluies. aujourd’hui, aucun nuage ne vient attendrir son bleu étincelant. Souvent, j’ai levé la tête vers le ciel pour y lire mon chemin. Mes yeux ont souvent été aveuglés, parfois les pages étaient tout simplement vides. D’autres fois, je n’ai pas su lire ce qui était écrit sur le sable de ma vie. Ou la mer, trop pressée, en avait effacé les traces. Il n’est alors resté sur ma grève que des cailloux et des coquillages tranchants.
    Joraya prépare le café. Fort, comme je l’aime, afin qu’il me débarrasse de l’indolence de la nuit. Je porte la vieille robe de chambre de ma belle-mère, vestige d’Alep. Tant de souvenirs s’entrechoquent et parsèment ma mémoire…
    Je me dirige vers le salon où se tient Joraya. La pièce est petite, mais on peut y rêver à loisir. Souvent, je m’assois dans mon vieux fauteuil et je laisse mes pensées courir sur les nuages. J’écris des poèmes invisibles avec les fils du temps. Qui sait, les anges, confortablement installés dans le cosmos, parviennent peut-être à les déchiffrer… Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu le sentiment d’une présence. Mais je dois dire qu’aucun visage ne s’est jamais montré ! Peut-être n’ai-je perçu que mon propre écho. Qu’importe ! La vie est mouvement.
    Je suis née riche ; pourtant la fortune s’est envolée comme une nuée d’oiseaux. Je n’ai jamais rien possédé d’autre que les mots. Ni le miel ni le noyau de l’olive. Seuls mes souvenirs m’appartiennent. Ils sont autant de traces fragiles, imprimées en moi. Certains jours, le soleil les illumine ; certaines nuits, ils sont pris dans une bourrasque glacée.
    Joraya range les assiettes et les tasses. J’écoute cette musique du matin dont chaque bruit m’est familier.
    Enfant, j’écoutais l’éveil de la maison de mon grand-père. Nous vivions à Marache, en Turquie. C’est dans cette ville, proche de la Syrie, que je suis née. Mon grand-père, Joseph Kerkorian, était un Arménien, député du gouvernement turc. Bien que baptisée Louise, j’étais pour lui sa Lucine, traduction arménienne de mon prénom. Il m’appelait toujours de cette façon, et je comprends aujourd’hui à quel point ce prénom définit celle que je suis.
    Mon grand-père me faisait penser à ces rochers posés sur la mer, qui sont parfois recouverts par les flots agités, mais qui réapparaissent à marée basse. Je repense à tout cela depuis quelques jours en déballant les malles de ma mémoire. Joraya a ouvert le coffre doré où patientaient les papiers du souvenir. Ils sont autant de papillons multicolores que je regarde s’envoler. Elle a retrouvé mes anciens poèmes et en lit un chaque jour. Quand elle a achevé sa lecture, elle se tourne vers moi et me regarde, les yeux étincelants.
    « Tu as écrit tout ça, Mamita ?
    — Je ne sais pas. Parfois, je ne sais plus très bien qui dépose l’encre sur la feuille blanche. »
    L’inspiration est comme le vent. Certains jours, elle souffle très fort, à d’autres moments, on ne l’entend plus du tout. J’ai posé les yeux sur mes cahiers jaunis par le temps. Leur toucher rêche m’a ramenée des années en arrière, à l’époque de mon enfance. Le chant de l’eau de la fontaine, le parfum de lavande de ma mère, grand-père… Le matin s’est évanoui doucement, de même que la Qadisha et ma petite cabane en bois. J’ai effleuré un autre cahier, dont la couverture en cuir m’a brûlée. C’est le cahier de l’adieu, chargé de cris et de coquelicots. Mes pensées se sont frayé un chemin à travers les nuages, portées par les moineaux que je nourris chaque jour, comme je l’ai toujours fait.

    Sans doute, si je n’avais pas regardé vivre grand-père, et grandi dans sa maison, aurais-je sombré dans le désespoir. Mais lorsque l’on côtoie un être qui dérobe à ce point la lumière du soleil, peut-on encore croire à l’ombre ? J’allais souvent le trouver dans son grand bureau pour lui poser toutes sortes de questions auxquelles il prenait toujours le temps de répondre, avant de recevoir tous ceux qui avaient des problèmes.
    Notre maison était bâtie en U, sur plusieurs étages. Au centre, il y avait une grande cour avec un bassin en marbre de Florence. La ville comptait beaucoup de sources, aussi l’eau coulait-elle nuit et jour. Je l’entendais dans le silence de la nuit, lorsque je posais mes yeux émerveillés sur les étoiles assoupies dans le ciel bleu sombre. L’eau a toujours été pour moi la plus belle musique du monde, riche de sons multiples : la mer agitée, le ruisseau frivole, le fleuve rapide, la cascade cristalline, la pluie d’été, la fontaine apaisée…





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