Sciences humaines & sociales

  • L'histoire du rationalisme religieux aux Etats-Unis

    Albert J. G. d'Alviella

    Parution : 17 Avril 2018 - Entrée pnb : 18 Avril 2018

    Lorsque les pionniers de l'émigration puritaine s'embarquèrent sur la May Flower, le chef de leur petite église, John Robinson, dans son discours d'adieu, les adjura de ne pas s'en tenir aveuglément à sa propre prédication, ni même à la théologie de Luther et de Calvin, mais d'accepter avec un égal empressement ce qu'il plairait au Seigneur de leur révéler par de nouveaux intermédiaires ; car il avait confiance que « Dieu a encore d'autres lumières à faire sortir de sa parole sacrée. » Ce langage, qui était dans la logique du protestantisme, ne devait pas tomber sur un sol ingrat. Toutefois, il était trop en avance sur son temps pour être immédiatement appliqué ou même compris par la plupart de ceux auxquels il s'adressait. Ce que les « pèlerins » de la May Flower, fuyant les persécutions de l'église officielle, allaient demander aux rivages du Nouveau-Monde, ce n'était pas la liberté religieuse, mais leur liberté religieuse, c'est-à-dire le droit déformer une église de leur façon, sans le concours de la hiérarchie ni de la liturgie anglicanes... Il serait, néanmoins, injuste de méconnaître que, malgré son intolérance, son rigorisme, son étroitesse d'horizons, le calvinisme était, de tous les courants religieux de l'époque, le plus propre à faire d'une poignée d'émigrants les fondateurs d'une grande et libre nation.

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  • La rotation de notre globe et son mouvement annuel autour du soleil sont aujourd'hui des vérités sans contradicteurs ; il en est peu cependant qui se soient plus difficilement imposées à la conscience de l'esprit humain. Copernic eut la gloire de les affirmer, et il en est, suivant Voltaire, le véritable et seul inventeur. « Le trait de lumière qui éclaire aujourd'hui le monde est parti, dit le grand écrivain, de la petite ville de Thorn. » Il tranche ailleurs la question en affirmant qu'une si belle et si importante découverte, une fois proclamée, se serait transmise de siècle en siècle, comme les belles démonstrations d'Archimède, et ne se serait jamais perdue. Il n'en a pas été ainsi pourtant : les hommes n'acceptent pas si facilement une vérité aussi éloignée des sens, et une erreur aussi ancienne que le monde ne s'arrache pas par un seul effort. Les philosophes de l'antiquité ont cru au mouvement de la terre, et, sans qu'il soit possible de marquer l'origine de cette opinion, on voit qu'elle avait fait impression sur Archimède comme sur Aristote et sur Platon. Cicéron et Plutarque en parlent en termes très-précis. Cette théorie n'était donc pas nouvelle ; mais le nombre de ses adeptes ayant diminué d'âge en âge, elle était complètement délaissée et comme éteinte dans l'oubli, lorsque Copernic, lui donnant pour ainsi dire une nouvelle vie, la fit retentir assez haut pour y attacher son nom à jamais...

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  • Ce livre présente l'histoire des villes et de leur constitution au moyen-âge.Ce qui constitue la ville du moyen âge, au sens juridique du mot, ce n'est pas un degré plus ou moins complet d'autonomie, c'est l'acquisition d'un droit municipal distinct. Dès le VIIIe siècle, on voit les évêques obtenir des privilèges d'immunité pour les territoires de leurs églises. En vertu de ces privilèges, la familia non libre de ces églises se trouve placée sous la juridiction domaniale de l'évêque et soustraite à l'action des pouvoirs publics. Mais la familia ne comprend pas toute la population des terres ecclésiastiques : à côté d'elle, continue à subsister un groupe d'hommes libres, indépendants du seigneur et relevant seulement de la juridiction du fonctionnaire public, c'est-à-dire du comte. Cette situation dure jusqu'au Xe siècle, époque à laquelle les évêques reçoivent des empereurs la concession des droits régaliens dans leurs cités. Dès lors, ils possèdent à la fois la juridiction domaniale sur leur familia et la juridiction publique sur ce qui s'est maintenu dans les villes de population libre. Cette dernière, en effet, n'a pas disparu. Le judex épiscopal s'est simplement substitué au comte, et la juridiction qu'il exerce sur les libres de la cité reste une juridiction publique, dont il est investi par délégation du bannum impérial. À partir des privilèges ottoniens, deux groupes d'hommes de condition juridique très différente, des libres et des non-libres, se trouvent donc réunis dans la ville sous un même seigneur : l'évêque. Cette subordination commune au même seigneur établit un lien entre eux : à la longue, elle fait disparaître les contrastes et fond en une teinte intermédiaire les couleurs fortement tranchées au début. Il faut remarquer, en effet, que les évêques impériaux du Xe et du XIe siècle n'ont pas exercé sur leurs sujets un gouvernement tyrannique. Ils se sont préoccupés constamment d'améliorer la condition de leur familia, qui s'est rapprochée de plus en plus de la condition des habitants libres. Pendant cette période, loin que le droit domanial se développe au détriment du droit public, c'est celui-ci, au contraire, qui peu à peu s'étend à toute la population. Le titre de burgenses, réservé à l'origine aux seuls libres, arrive à s'appliquer aussi aux descendants des anciens non-libres. Mais, lors de la rupture entre l'Église et l'Empire, la situation change complètement. Le haut clergé, cherchant maintenant à se rendre de plus en plus indépendant de l'État, s'efforce d'établir contre lui son autorité exclusive dans les villes. Les habitants libres courent dès lors le risque d'être réduits en servage, de voir en quelque sorte coupées leurs communications avec le pouvoir central, auquel ils n'ont cessé jusque-là d'être rattachés par l'intermédiaire de la juridiction publique. Aussi les voit-on se soulever partout contre leur seigneur et seconder de toutes leurs forces l'empereur dans sa lutte contre les évêques. C'est à cette époque de guerre civile qu'apparaissent les premières institutions autonomes de la bourgeoisie. Les bourgeois proprement dits, c'est-à-dire les anciens libres, s'emparent du gouvernement des cités : le conseil, le Rath, est créé. Bien que ce Rath ait à l'origine le caractère d'un gouvernement provisoire établi révolutionnairement, il se rattache pourtant à une institution ancienne, au consilium épiscopal, dont on constate l'existence au XIe siècle. Ce conseil épiscopal, créé pour aider l'évêque dans l'administration de la cité, comptait, à côté des ministeriales du seigneur, un certain nombre de bourgeois. À l'époque de la révolution urbaine, c'est lui qui est devenu l'autorité supérieure dans la ville, administrée désormais comme une république. À partir de ce moment, une ère nouvelle commence...

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  • La conquête du Mexique

    Michel Chevalier

    Parution : 17 Avril 2018 - Entrée pnb : 18 Avril 2018

    La conquête du Mexique fait partie des grands évènements de l'histoire du nouveau monde. Le merveilleux proprement dit, l'intervention du ciel, l'historien ou le poète n'ont pas à l'imaginer pour la conquête du Mexique ; les acteurs de la conquête leur en ont épargné la peine. Du côté de Cortez le conquistador, ces hommes éprouvés par les combats, qui ont guerroyé, les uns en Italie contre les Français, les autres sur les mers contre les Turcs, croient apercevoir saint Jacques, l'apôtre vénéré, qui tire l'épée pour eux, monté sur un cheval blanc, et la Vierge qui les encourage. Ils l'ont vu, de leurs yeux vu ; l'un d'eux, Bernal Diaz l'atteste. Cortez lui-même demeure persuadé que son patron Saint-Pierre a pris les traits et l'habit d'un guerrier de Tlascala pour venir lui sauver la vie. Pour les Espagnols, les divinités mexicaines sont des transfigurations de Satan, qui entasse contre eux des maléfices, auquel le paradis répond, comme de droit naturel, par des miracles. Du côté des Mexicains, à l'origine les cavaliers sont pris pour des êtres à part ; l'homme et la bête ne forment qu'un ; c'est la fable des centaures renouvelée au sérieux, et les hommes blancs par eux-mêmes ont quelque chose de divin ; on les nomme, avons-nous dit, les dieux blancs. Sans doute, par l'effet de sourdes rumeurs transmises des îles et du Yucatan sur ces hommes blancs et barbus arrivés de l'orient, des bruits étranges s'accréditent dans l'empire mexicain avant le débarquement de Cortez pour la conquête du Mexique. Cortez était un de ces géants dont la main vigoureuse imprime une impulsion si forte, qu'il n'est plus possible à un peuple de s'y soustraire, même après des siècles et quand le moteur a disparu...

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  • La civilisation mexicaine et Aztèque avant Cortez le conquistador

    Michel Chevalier

    Parution : 17 Avril 2018 - Entrée pnb : 18 Avril 2018

    Découvrez ce qu'était la civilisation mexicaine et aztèque avant sa conquête par les conquistadors. Quels étaient le capital intellectuel et matériel de l'empire mexicain, à quelle hauteur morale il était parvenu, quelle en était la condition religieuse ? « Ce que Cortez et ses compagnons avaient recueilli sur le Mexique indiquait quelque chose à part dans le Nouveau-Monde, une nation dont l'opulence et la puissance n'avaient pas de bornes dans l'opinion de ces tribus, qui pourtant n'étaient pas étrangères aux éléments de la civilisation, car elles avaient de belles cultures et des villes. Les Aztèques (tel était le nom des Mexicains proprement dits) avaient porté leurs armes au loin jusqu'à des centaines de lieues de Tenochtitlan (aujourd'hui Mexico), leur capitale ; ils avaient fait de grandes conquêtes qu'ils avaient conservées, et répandu partout la terreur de leurs armes. Jusqu'à Guatemala, on reconnaissait leurs lois ou leur suprématie...»

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  • Le socialisme et le mouvement social au 19è Siècle

    Werner Sombart

    Parution : 17 Avril 2018 - Entrée pnb : 18 Avril 2018

    Ce livre présente l'histoire du socialisme et du mouvement social au 19è siècle. Il traite de l'origine et de la tendance des mouvements sociaux ; de la problématique du socialisme utopique ; et du développement des variétés nationales du socialisme. "En commençant le Manifeste du parti communiste par les paroles célèbres : « l'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire des luttes de classes », Karl Max a formulé une des plus grandes vérités qui remplissent notre siècle..."

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  • Ce livre publié dans la collection « Les Grands Auteurs », raconte l'histoire personnelle et littéraire de Gustave Flaubert, à travers les récits de Guy de Maupassant, avec une contribution d'Albert Thibaudet. "Personne ne porta plus loin que Gustave Flaubert le respect de son art et le sentiment de la dignité littéraire. Une seule passion, l'amour des lettres, a empli sa vie à son dernier jour."

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