Philippe Mezescaze

  • Les jours voyous

    Philippe Mezescaze

    Parution : 14 Janvier 2021 - Entrée pnb : 22 Novembre 2020

    Les jours flottent autour de moi. Je ne sais pas comment m'y prendre, je n'ai prise sur rien. J'existe à la place d'un autre et cet autre est celui que j'étais avant. Je ne me retrouve pas, je me souviens seulement que je vais vivre. Pour le moment j'ai soif des garçons, d'idoles mouvantes, je ne pense qu'à ça, ils se substituent à la peur, ils transforment mes désordres, ils les rendent voluptueux, pendant ces minutes avec eux je dévisage la félicité, ils empêchent que je m'effondre. Je les quitte très vite, parfois je les vole, je ne m'attache à aucun.

    Après cinq années passées en prison à Nice, le narrateur saute dans un train de nuit pour retrouver Paris. Il a vingt ans, nous sommes en 1977. De Saint-Germain-des-Prés à la rue Sainte-Anne, du Sept au Palace, il accumule les amants et les amitiés improbables. Sa vie est brouillée et précise à la fois, il côtoie des garçons comme lui qui ne lui ressemblent pas tout à fait, des personnes célèbres aussi avec qui il entreprend des relations plus durables, parfois chaotiques. Le secret de son enfermement à Nice, dont il voudrait se décharger, court tout au long du récit et entrave la poursuite de son destin. Sa solitude est une force sensuelle et mélancolique, elle l'aidera finalement à grandir.

    25 prêts - 3650 jours
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le corps océan

    Philippe Mezescaze

    Parution : 1 Janvier 1976 - Entrée pnb : 21 Juillet 2016

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • Deux garçons

    Philippe Mezescaze

    Parution : 6 Février 2014 - Entrée pnb : 6 Septembre 2014

    Il s'appelle Hervé. Je lui lis les notes que j'ai inscrites dans les marges, les indices psychologiques, je lui montre les dessins qui esquissent les déplacements de Caligula et Scipion. Je renie les limites, je bascule, Hervé chavire avec moi. Je déverse sa tête sur mes cuisses, je m'enroule autour de son corps qui ploie et quand je le repousse c'est la folie de Caligula qui l'arrache à moi. Ma bouche essuie sa bouche, ma main s'insinue dans ses lèvres, mes doigts retiennent l'odeur de sa respiration, un parfum de fruit écrasé. Hervé s'abandonne à tout ce que je décide.

    Le narrateur a dix-sept ans et vit à La Rochelle chez sa grand-mère lorsqu'il croise le jeune Hervé Guibert, quatorze ans, à un cours de théâtre. L'attirance est immédiate et réciproque. Dans un scène de Caligula toute en intensité et en fureur, leur entourage subjugué découvre l'évidence en même temps qu'eux : la rage et la passion dépassent largement la scène. Les deux garçons viennent de se reconnaître, comme si leur rencontre était programmée de toute éternité.
    Dans ce récit au jour le jour d'un premier amour, Philippe Mezescaze évoque avec beaucoup de sincérité la passion naissante entre deux adolescents qui ne doutent jamais de leurs désirs.

    25 prêts - 3650 jours
    5 streaming in-situ
    5 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty